Publié le 15/06/2007 à 12:00 par Camille
Lettre 12 des Lettres Persanes.
Intro : Montesquieu, roman épistolaire, correspondance imaginaire, argumentation par l’orientalisme etc.
Cette lettre a été envoyée par Usbek à Mirza. Usbek y conte l’histoire des troglodytes, un peuple vivant dans un lieu inconnu.
Plan :
I) Peuple troglodyte égoïste
II) Peuple troglodyte vertueux
I) Peuple troglodyte égoïste
1) Le premier peuple est non-vertueux, vivait dans le vice.
- Champ lexical péjoratif « méchanceté » « injustices » « malheurs » « corruption » « désolation » « indignes » « cupidité »
- Ainsi ce peuple est complice de sa propre déchéance.
L1 « les troglodytes périrent par leur méchanceté même »
- L2 « de tant de famille il n’en resta que deux »
« Tant de familles » « que deux » => montre à quel point l’égoïsme a été destructeur
Les deux familles qui survivent sont, elles, vertueuses
=> Elles créent un nouveau peuple.
II) Le peuple troglodyte est vertueux.
1) le peuple.
- Champ lexical de l’amour « aimaient » « cœur » « union » « amitié » « chéris » « mariages » « fidèle » « tendresse » « liés »
=> cela montre que les troglodytes étaient heureux tous ensembles.
- Champ lexical de la vertu « humanité » « justice » « droiture » « sollicitude » « charité innocence »
- Les mots vertu/vertueuses sont répétés 7 fois => insiste sur le fait que ce peuple est parfait, sans défauts ni vices.
- Ligne 5 « ils n’avaient de différends que ceux qu’une douce et tendre amitié faisaient naître »
Même leurs colères renforcent leurs liens, prouvent leur amitié les uns envers les autres.
- Pronom « ils » utilisé tout au long du texte => unis
- Ligne 36 « une seule et grande famille », même leurs troupeaux sont confondus.
=> Leur force principale réside dans le fait qu’ils sont liés.
- De plus ils font tout dans l’intérêt de la communauté « sollicitude commune pour k’interet commun » « l’interet des particuliers se trouve dans l’interet commun »
- Le bonheur des autres importe plus pour eux que leur propre bonheur « la justice pour autrui est une charité pour nous » « ins ne savaient désirer que pour leurs compatriotes »
=>un tel peuple ne peut vivre que dans un lieu à son echelle, un lieu idyllique, UNE UTOPIE.
2) L’utopie.
U => qui n’existe pas Topos = lieu (=> irréalisable)
Ce lieu est à la fois isolé et fertile, et son peuple est béni des dieux.
Isolé et fertile :
- champ lexical de l’isolement « écarté » « séparés »
- Ligne 6 « l’endroit du pays le p lue écarté » => superlatif relatif => insiste sur l’écart.
- Le peuple vit en autosuffisance « la nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins » « la terre semblait produire d’elle même »
Beni des Dieux :
- « un peuple si juste devait être béni des dieux »
- Ils créent leur propre religion et « instituérent des fêtes en l’honneur des dieux » => ils sont pieux
- Recueillement gai « célébraient par leurs danses » => pas une religion morne et barbante, ils sont heureux d’être pieux.
- Ils sont favorisés « la terre semblait produire d’elle même » alors qu’ils ne demandent rien « de pareils souhaits seraient indignes des heureux troglodytes »
- Les dieux les font vivre en abondance MAIS « la joie ne régnait pas moins que la frugalité » => pour eux ce serait un péché que d’abuser, ils ont tout ce qu’ils veulent mais n’abusent pas.
Ccl : ce peuple vit à part, d’une façon vertueuse et est ainsi béni des dieux, ceci leur permettant de vivre dans un lieu idyllique, une utopie.
Dans ce txt Montesquieu dénonce l’égoïsme en montrant que si on veut être heureux et béni des dieux il faut être vertueux, former une famille unie et être pieu. (mais pas s’y forcer)
Critique de la société : pas assez vertueuse
Elargissement : apologue (fables etc.)
Publié le 15/06/2007 à 12:00 par Camille
Dernière scène de l’illusion comique
Les fonctions du théâtre à travers la tirade d’Alcandre.
Intro : Cette scène est la dernière de l’illusion comique. Raconter l’histoire vite fait. Dans cette scène Pridamant découvre la vérité grâce au théâtre, tout comme le spectateur. (C’est le contraire du mythe de la caverne de Platon). + parler de la mise en abyme, du baroque, du classicisme…
1) Divertissement
=> champ lex : « divertissement » « délices » « plaisir » « passe-temps » « spectacle » « délasser »
=> Aussi bien le peuple que les grands : ceux-ci sont nommés dans le même vers « Les délices du peuple et le plaisir des grands »
2) Fonction sociale
=> Petits à égalité avec les grands en tant que spectateurs (seulement). En plus cela permet aux acteurs de gagner de l’argent, la fonction pécuniaire est exprimée très clairement « S’il faut par la richesse estimer les personnes, Le théâtre est un fief dont les rentes sont bonnes »
=> Pet apporter de la reconnaissance même aux acteurs, gens du peuple « plus de biens et d’honneurs qu’il n’eut trouvé chez vous »
3) Fonction culturelle (Didactique)
Culture pour tous puisque le peuple a autant accès que les grands
Champ lexical de la culture : « rares esprits » « doctes travaux »
4) Fonction encomiastique (ce mot existe)
=> Argument d’autorité : les grands s’intéressent au théâtre « le divertissement le plus doux de nos princes » « plaisir des grands ». Et même le roi qualifié de « grand » et de « foudre de guerre » selon Corneille « daigne bien qqufois prêter l’œil et l’oreille au théâtre François »
La force du roi est d’ailleurs montré hyperboliquement « notre grand roi de foudre de guerre dont le nom se fait craindre aux deux bouts de la terre ». Le pb c’est que Louis 13 n’était pas un foudre de guerre au contraire de Louis 14 qui arrêtait pas de se battre (et de ruiner l’Etat au passage), et qu’il n’était pas non plus adepte du théâtre au contraire du cardinal de richelieu qui a la même époque a fait construire des théâtres.
=> Cet argument d’autorité n’est donc pas valable, mais vu que c’est un argument d’autorité, Pridamant ne peut que s’y plier.
L’argument d’autorité continue, avec une référence à Apollon.
=> En plus de l’utilisation importante et omniprésente d’arguments d’autorité, Corneille utilise un vocabulaire mélioratif au sujet du théâtre « douceurs d’un spectacle si beau » « métier si doux »
Ccl : éloge du théâtre à travers le théâtre. Corneille fait découvrir la vérité grâce au théâtre, c’est carrément surpuissant quoi. (hum)
Publié le 15/06/2007 à 12:00 par Morgane
Les caractéristiques du théâtre cornélien dans l'acte I, scène III
I. Personnages à double personnalité
Clindor a plusieurs visages, notamment visible par ses métiers et activités
Escroquerie :
- "il vous prit quelque argent", "Il vendit par la plaine des brevets à chasser la fièvre et la migraine", "dit la bonne aventure", "joua de la main", "trafiqua", "solliciteur", "maître Opérateur" ..
Métiers de l'écriture :
- "Secrétaire", "ennuyé de la plume", "enrichit les chanteurs de la Samaritaine", "il se hasarda même à faire des romans, des chansons"
Métiers demandant une grande éloquence :
- "dit la bonne aventure", "maître Opérateur", "Clerc de Notaire"
--> Clindor apparaît comme un comédien : il joue plusieurs rôles, dans ces différents métiers. Il apparaît aussi comme un comédien, dans le deuxième sens du terme, car ses métiers demandent les qualités d'un comédien de scène : l'éloquence.
Ceci est une caractéristique du théâtre cornélien car Corneille emploie d'autres personnages à double personnalité dans son oeuvre, notamment Lyse qui, au départ a voulu se venger de Clindor en aidant Adraste, et qui finalement a aidé à faire sortir Clindor de prison.
Matamore a aussi plusieurs personnalités dans l"oeuvre : à l'acte II, scène II, il se vante de ses exploits amoureux devant Clindor, or, quand il voit Isabelle dont il est amoureux, il se cache, et fuit à plusieurs reprises dans l'oeuvre. Il fait preuve à la fois de la lacheté et de vantardise.
II. Le mélange des genres
L'esthétique de la tragédie classique
- les vers sont des alexandrins
- accumulation de malheurs pour Clindor : "votre fils tout d'un coup ne fut pas grand Seigneur", "à peine lui dura jusqu'au matin", "las de tant de métiers", Clindor paraît soumis à la fatalité de ne jamais trouver le bonheur au travers de ses métiers.
Cependant il trouve aussi son bonheur à la fin..
L'esthétique comique :
- Fin heureuse : "je veux vous le montrer plein d'éclat et de gloire"
- Références à Gros-Guillaume et Gaultier-Garguille, farceurs parisiens très connus au XVIIème siècle : "des chansons pour Gautier, des pointes pour Guillaume"
L'inspiration espagnole :
- La référence aux héros picaresques : "enfin jamais Buscon, Lazarille de Tormes, Sayavèdre et Gusman ne prirent tant de formes" (en comparaison avec Clindor), de plus Clindor paraît lui-même comme un héros picaresque, car il est décrit comme un anti-héros, un aventurier qui brille par ses exploits d'escroquerie et de charlatanisme.
- "pistole" -> pièce de monnaie espagnole
--> Cette scène est donc un mélange total de genres différents, comme c'est le cas pour le reste de la pièce, avec la présence de Matamore, un capitan gascon, ou encore dans l'acte I, scène I, qui a des inspirations de la pastorale, avec Alcandre et la grotte.
CCl: pièce baroque -> caratéristique principale du théâtre cornélien
On remarque aussi que Corneille fait allusion au théâtre à plusieurs reprises, comme avec Clindor qui est comédien (et ses métiers d'écriture peuvent se rapporter à la dramartugie) , c'est encore une des principales caractéristique du théâtre cornélien, le thème du théâtre dans le théâtre (comme à la dernière scène où il fait un éloge du théâtre)
Publié le 14/06/2007 à 12:00 par nono
I) Typographie du texte
II) Epoque+circonstances = texte informatif
III) L'expression de l'éloge
Intro :
"Strophes pour se souvenir"= poème issu du recueil le
Roman inachevé de Louis Aragon (poète et romancier français du XXème siècle 1897-1982, auteur du
Fou d'Elsa et du
Roman inachevé).
Ce texte écrit en 1955, au moment ou une rue parisienne prend le nom du groupe Manouchian.
Permet de réfléchir sur le rôle de témoin engagé du poète; poésie au service de la dénonciation et de la célébration.
En effet, à travers ce poème Aragon dénonce la xénophobie, collaboration etc... et rend hommage au groupe Manouchian, résistants français fusillé par allemands 21février1944.
Titre définie objectif précis = maintenir mémoire.
I) Typographie du texte
- 7stophes de 5vers
- répétition de même rime ABBAB abscence de ponctuation
- vers libres malgré une certaine régularité
- 3em § "MORTS POUR LA FRANCE"
inscription en majuscules = visualisation de l'affiche = monuments au morts = titre
- passage en italique = extrait de dernière lettre de Manouchian à sa femme Mélinée
changement de ton par "l'un de vous dit calmement"
- à partir de 7em § retour à la graphie moderne
- anaphore de "vingt et trois" au début de 4vers consécutifs
II) Un texte informatif:
- info implicite affiche "tache de sang"
-alusion à la difficulté de prononciation des noms
- 2symboliques fortes avec "vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps"
- partisans = résistance
- absence de termes historiques, la forme poétique le demande
- morts exécutions + sentiments mis en évidence(lettre à Mélinée)+ espor que les résitants ont laiisé derrière eux
III) L'expression de l'éloge
- notion d'humilité "vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes"
-célébration "gloire" "larmes" "prières"
- côté humain pacifique des Manouchians " je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand"
- insistance sur "vingt et trois"
Conclusion :
- dénonciation de la xénophobie de l'affiche + propagande allemande
- hommage au groupe Manouchian
- //
Châtiments de Hugo = prise de position + appel à la prise de conscience
Publié le 14/06/2007 à 12:00 par Vincent
L'Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par Pierre Corneille en 1635, crée à l'Hôtel de Bourgogne en 1636 et publiée en 1639. Cette oeuvre marque un tournant dans la carrière de l'auteur, puisqu'après l'Illusion comique, Corneille n'écrira plus que des tragédies.
Analyse de l'acte III, scènes 1 et 2 de l'Illusion comique.
1) Un conflit de génération
2) Un conflit de dialogue
Questions/réponses:
I) Classez et commentez les marques d'autoritarisme de Géronte.
-> Emploi de l'impératif: 1ère réplique, "Apaisez, tarrisez" - 7ème réplique, "Cédez" - 9ème réplique, "ne me répliquez plus, rentrez".
-> Géronte: ses phrases exclamatives traduisent sa colère et ses courtes phrases soulignent sa panique qui le gagne (en opposition avec Isabelle qui use de phrases déclaratives).
-> Champ lexical de la force, du pouvoir et de l'autorité.
-> Argument d'autorité: "ne me répliquez plus quand je le veux."
II) En quoi peut-on dire que Géronte veut montrer son autorité parce qu'il n'en a plus?
-> Géronte sait que sa fille restera sur ces positions et ne changera pas d'avis. Il domine juste la parole et fait sortir Isabelle. Il est conscient qu'il n'a pas le dessus sur elle.
-> Il est donc dépassé par les évènements car il ne comprend pas sa propre fille.
III) Expliquez les différences de valeurs entre les deux personnages.
-> Géronte (ce prénom signifie "vieux"): valeur traditionelle, il veut choisir le mari de sa fille car il est attaché aux liens du mariage (favorable au mariage de raison). Il est assez attachant et on peut dire que c'est un bon père car il pense faire le mieux pour sa fille ("riche", "beau"...): c'est donc le père autoritaire traditionnel.
IV) Montrez que l'argumentation d'Isabelle est habile et efficace.
-> Lors de sa seconde réplique, Isabelle fait appel à un argument consésif.
-> Réplique 4: apostrophe.
-> La fille de Géronte privilégie l'amour et les sentiments. Elle fait aussi référence au ciel (donc à Dieu).
-> Ses arguments d'autorités sont supérieurs à ceux de son père.
V) Quel est l'interêt de ces deux scènes dans l'économie de la pièce?
-> Tout d'abord, il faut se rappeler que l'intrigue née lorsque que Lise et Adraste s'associent pour se venger de Clindor et d'Isabelle à la fin de l'acte II.
-> Ici, on a affaire à un obstacle intérieur: la volonté du héros se heurte à celle de son adversaire.
-> Ce sont des scènes qui servent à creer des noeuds, ce qui est typique d'une comédie (notamment lorsque le père s'oppose à sa fille). Dans la première scène, le caractère fort d'Isabelle est clairement mis en évidence.
*Pour bien analyser ce passage, ne pas oublier d'évoquer:
- ou on en est dans la pièce (situation initiale, finale...)
- celui qui domine dans ce dialogue
- les procédés stylistiques et la ponctuation (apostrophes, questions, connecteurs logiques, longueur des répliques et des tirades etc...)
- le rythme (long, rapide...) et les silences
- le fonction du dialogue: si elle est dialectique (en général, les personnages restent sur leur point de vue, ce qui amène à une tragédie), persuasive (qui pousse à agir) ou fédérative (qui réunit les personnages autour d'un projet commun, ce qui permet de faire avancer l'action).
**Pour analyser le sens du dialogue dans l'économie théâtrale, pensez à remarquer:
- le type de conversation: en général, elle est sincère dans les dialogues (comme ici), et cela nous permet de connaître le vrai caractère des personnages.
- si la conversation n'est pas sincère, on peut se demander quels visages ont-ils dans les autres dialogues?
(Par exemple, Clindor est très malhonnête avec Lise, mais après les scènes 1 et 2 de l'acte III, notre point de vue sur lui change).
- les personnages qui se révèlent
- enfin, ne pas hésiter à mettre en avant les liens familiaux, mais aussi les oppositions.
Que se passe t-il après les scènes 1 et 2 de l'acte III?
- Scène 3-> Géronte met dehors Matamore venu fanfaronner devant lui.
- Scène 4-> De loin, Matamore menace le vieil homme puis il se laisse aller à sa mauvaise foi, changeant en honneur ce qui est lachêté, avant de s'enfuir en croyant entendre les valets de Géronte.
- Scène 5-> En fin de compte, c'est Lyse qui paraît et Clindor lui fait la cour en prétendant qu'il ne lui préfère Isabelle que pour sa fortune.
- Scène 6-> Lyse, restée seule, hésite puis se laisse aller à sa haine.
Publié le 13/06/2007 à 12:00 par Morgane
Oubliez pas le resto, jeudi 14 juin à 20h à l'olive verte.. (25, rue Cazault à Alençon ;p)
Publié le 03/06/2007 à 12:00 par classebacasable
Publié le 02/06/2007 à 12:00 par nono
Axe : la construction du personnage de clindor
I) Un personnage tragique
II) Un personnage sincère
III) Un personnage comique
Intro :
- Illusion comique = tragi-comédie du XVIIème siècle écrite par Pierre Corneille (auteur du Cid et oncle de Fontenelle) en 1636.
- mouvement baroque de l'italien "baroco" qui signifie perle irrégulière, se manifeste en littérature par la mise en abyme, le jeu des illusions, le surnaturel et le désir de rompre avec le classique.
- situation du texte: Pridammant cherche son fils et consulte alors un mage Alcandre. Clindor est au service du capitaine Matamore et est amoureux d'Isabelle et de sa servante Lyse. Dans l'extrait étudié, Clindor est en prison pour avoir tué Adraste le prétendant d'Isabelle.
I) Un personnage tragique:
- situation rendant le personnage tragique : incarcération
- lexique de la mort "ma mort" v16 ""je meurs" v20 "il faut mourir"v23 "il m'assassine"v24
- lexique de la douleur "infames suplices"v2 ""je suis à la torture"v42
- lexique de la justice, du coupable "je fus criminel"v15 " "châtiment" v16 " "meurtrier"v25
- insistance sur "je meurs"v20
- personnage qui subit son destin, c'est la fatilité
=D thème mort+fatalité = caractéristiques de la tragédie
II) Un personnage sincère:
- "ma fortune incapable"v13 "flamme injuste"v14 "espoir coupable"v14 termes péjoratifs
- aveu "ma mort en est le juste châtiment"v16 "je vois mon trépas le honteux appareil"v44
- "Isablle toi seule en réveillant ma flamme" "Isabelle je meurs pour vous avoir servie"v18 "que je fus criminel quand je devins amant"v15 alors que Clindor trompait Isabelle, il prend concsience de son amour pour Isabelle.
=D Clindor par ces aveux et la révélation de son amour montre un autre visage : celui d'un homme sincère
III)
Un personnage comique :
- hyperbole "lorsque du trépas les plus noires couleurs"v7
"excès de ma témérité" "de mon courage" personnage orgueilleux
- "fatal amour" paradoxe alors que Clindor avouait ses sentiments pour Isabelle, on a l'impression qu'il se plaint et rend son amour responsable de sa situation
- personnage peu téméraire, alors qu'il se prétendait courageux Clindor montre sa peur "esprit se trouble et ma raison s'égare"50 " la peur de la mort"v52
=D personnage comique par ses exagérations sa peur et le paradoxe
Conclusion :
- personnage constuit sous 3 formes: tragique, comique, sincère.
- situations parfois paradoxales
- Mélange du registre comique et tragique = tragi-comédie= esthétique baroque
- dénouement: mise en abyme, Clindor est en réalité un comédien, importance de l'illusion au travers de la pièce.
Ps: si vous avez des remarques à faire n'hésitez pas
PPs: conseil : si jamais vous tombez sur un extrait de l'illusion comique à l'oral n'oubliez pas à la lecture qu'il s'agit d'une pièce en vers(alexandrins)
Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Vincent
Jean de La Fontaine était un écrivain, un artiste et un poète français du XVII ème siècle.
- Naissance à Château-Thierry le 18 Juillet 1621.
- Mort chez les d'Hervart, rue Plâtrière le 13 Avril 1695.
- Tout d'abord, il fait ses études au collège de Château-Thierry, puis à l'Oratoire ou il fait ses études de droit à Paris.
- La Fontaine se marie en 1647 avec Marie Héricart avec qui il aura un fils, Charles.
- En 1659, Fouquet l'invite dans son château de Vaux Le Vicomte. C'est pendant cette période que La Fontaine commence à écrire ses premières fables. Il se lie d'amitié avec Boileau, Molière et Racine.
- En 1662, il publie l'Elégie aux nymphes de Vaux pour soutenir son ami Fouquet, arrêté par le roi. Dans certaines de ses fables, La Fontaine dénonce la monarchie absolue du roi, à savoir Louis XIV (surnommé "Le Roi Soleil").
La Fontaine est un auteur du mouvement Classiciste.
Le Classicisme: Ce mouvement dura une vingtaine d'années (entre 1660 et 1685). Contrairement aux autres courants, ce mouvement s'est principalement implanté en France. Son but était de concevoir en harmonie les textes et les écrits, ou il fallait mettre en évidence la gloire du Roi et la beauté du peuple français.
Quelques oeuvres de La Fontaine (extraits de ces Fables):
- Le Loup et L'Agneau
- Les animaux malades de la peste
- Le lièvre et la Tortue
Quelques citations de l'auteur (extraits ce des Fables):
- "Rien ne sert de courir, il faut partir à point."
- "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage."
- "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué."
Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Vincent
«Un souvenir heureux est peut-être sur terre Plus vrai que le bonheur.» (Extrait des Poésies nouvelles)
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Informations sur l'auteur:
Alfred Louis Charles de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 à Paris, est un poète, auteur dramatique et romancier français.
En 1852, il rentre à l'Académie française.
Plus que tout autre romantique, Musset a incarné l'effronterie et la fantaisie de la jeunesse. Exemple -> A vingt ans, il composait des pièces telle Venise ou Ballade à la lune dont on ne savait pas s'il s'agissait d'une œuvre du romantisme le plus pur ou, au contraire, d'une simple parodie.
En ce qui concerne l'amour, influencé par sa vision romantique, Musset avait tendance à être optimiste et cela se reflétait dans ses poèmes (il s'opposait à Baudelaire dans ce domaine).
Ses principales oeuvres:
- Contes d'Espagne et d'Italie, son premier recueil (1829)
- Les Caprices de Marianne (1833)
- On ne badine pas avec l'amour (1834)
- Les Confessions d'un enfant du siècle (1836)
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Informations sur le recueil dans lequel paru "Impromptu":
Dans Poésies nouvelles, Musset renonce à l'ironie présente dans ses Premières poésies. En effet, dans ce recueil au lyrisme maîtrisé, l'auteur traite des thèmes les plus variés.
Impromptu
(En réponse à la question : Qu'est-ce que la Poésie ? )
Chasser tout souvenir et fixer sa pensée,
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant,
Peut-être éterniser le rêve d'un instant ;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;
Écouter dans son coeur l'écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme
Faire une perle d'une larme :
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.
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Plan de commentaire:
I) Un impromptu
a. composition du texte
b. construction des vers
II) Les différents domaines d'inspiration
a. le domaine intellectuel
b. le domaine du temps
c. le domaine de l'émotion et des sentiments
III) Les différentes démarches et leurs difficultés
a. les différentes démarches poétiques
b. l'idée de difficulté
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Introduction:
- Alfred de Musset était un dramaturge et poète qui appartenait au courant romantique et accordait donc une grande importance à la sensibilité et aux sentiments.
- "Impromptu" est un texte très court qui présente une définition de l'art poétique. Ecrit en 1839, il parait en 1852 dans un recueil intitulé Poésies nouvelles.
- Ce poème a une forme brêve, 12 vers (alexandrins & octosyllabes) et donne une définition de la poésie dans laquelle le terme "impromptu" dénote une particularité.
- En effet, ce texte pose le problème de l'inspiration, mais aussi de la difficulté du travail poétique.
I) Un impromptu
a. composition du texte:
- Si l'on s'en tient à la définition, un impromptu est une petite pièce en vers, réalisée rapidement. Le texte de Musset est bref mais certaines caractéristiques poétiques semblent avoir été travaillées:
-> 1er travail sur la versification: 1 octosyllabe mis en avant. -> les rimes sont suivies et font alterner rimes masculines et rimes féminines.
-> il y a une recherche dans le rythme: alternance de vers sans ponctuation interne (exemple: vers 1, 2 et 9) et de vers séparés par des virgules: CE N'EST DONC PAS DU AU HASARD.
b. construction des vers:
- Les vers sont construits sur des énumérations longues (exemple: vers 7 et 9): il y a donc un travail de recherche.
- Présence d'une paronomase* au vers 3: succession de trois mots "inquiète, incertaine, immobile".
- On peut remarquer que l'auteur rapproche de nombreux mots: exemple -> "rire et pleurer" vers 7, "éterniser" et "un instant" vers 4, "sourire" et "soupir" vers 8, "crainte" et "charme" vers 9, "perle" et "larme" vers 10.
- A noter l'anaphore du versbe "Faire".
- L'allitérartion au vers 6 montre bien qu'il y a eu une recherche de l'auteur.
- Recherche sur le plan de la structure du vers: par exemple, au vers 4, il commence par le verbe "éterniser" et finit par le substantif "instant".
- On peut remarquer aussi beaucoup d'infinitifs.
- Enfin, la structure même du poème, avec ses infinitifs, ne semble pas relever de l'improvisation totale. Impromptu dans son titre, le poème a une forme qui laisse penser que ce n'est pas le hasard qui a présidé à sa composition.
* Une paronomase consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités semblables mais qui ont des sens différents. On appelle "paronymes" des mots qui se ressemblent par leurs sons.
II) Les différents domaine d'inspiration
Les verbes à l'infinitif indiquent les différentes actions auquel le poète pense quand il écrit. Ils énumèrent les différentes actions de l'art poétique, ce que définit Musset. Ils vont indiquer les domaines dans lesquels Musset trouve son inspiration.
a. d'abord, le domaine intellectuel:
- Dans un premier temps, "Fixer" au vers 1 nous indique que c'est en quelquesorte la priorité du poète. Il lui consacre trois vers donc il est mis en valeur, accentué par la personnification et sur la métaphore au vers 2.
- L'image est intéressante, puisque c'est celle du fil de l'équilibriste sur lequel on écrit la poésie.
- Il y a aussi le complément d'or, le domaine intellectuel est donc précieux -> cela ajoute de la richesse et une unité de beau.
- Le terme de génie, de par sa définition, au vers 6, insiste et accorde une grande importance au domaine intellectuel.
-> Tout ce qui relève de l'esprit et de l'intellecte n'est pas exclu du domaine poétique.
b. le domaine du temps:
- Tout d'abord, on peut dire que la notion de temps est évoquée à deux reprises dans ce poème.
- Le mot "souvenir" est utilisé dès le vers 1. Il est associé au mot "chasser" auquel on ne sait quel sens donner (guetter ou évoquer). Il semblerait que le 1er terme soit plus approprié.
- On peut affirmer que le contenu de la mémoire se révèle comme le domaine privilégié de la poésie. Le poète lui consacre le premier hémistiche au 1er vers. L'idée est prolongée au vers 4, en soulignant par l'antithèse "éterniser (...) un instant" la façon dont la poésie peut vaincre le temps.
c. le domaine des émotions et des sentiments:
- Il ne faut pas oublier que la poésie est étroitement liée à l'émotion et aux sentiments.
- Dans ce texte, on peut relever le lexique de l'affectivité (source de manifestation): "coeur", "chanter", "rire", "pleurer", "sourire", "soupir", "larme" et "passion". D'après Musset, les émotions et l'affectivité inspire le poète.
- La poésie est une forme d'introspection favorisant les épenchements sentimentaux comme le rappelle le vers 6: "écouter dans son coeur".
- La poésie est indisociable du vrai et du beau pour Musset -> Toute poésie est recherche de vérité et de quête esthétique.
- Les actions exprimées à l'infinitif ont pour objet des domaines différents montrant à travers plusieurs énumérations que la poésie trouve sa matière dans des domaines de la vie des hommes: vie de l'esprit, vie affective et émotive. La recherche du vrai correspond plûtot à l'esprit et la recherche du beau à la sensibilité et aux émotions.
III) Les différentes démarches et leurs difficultés
a. les démarches:
- Elle sont associées à différents domaines. La poésie présente plusieurs démarches qui ont en commun, d'une part de chercher et de rassembler, d'autre part de transformer.
- L'idée de chercher est présente dans les verbes "chasser", "chercher" et "écoute".
- L'idée de transformer est présente dans "éterniser" et dans deux emplois de "Faire" qui montrent la transmutation d'un élément en un autre par une sorte de magie.
- Le passage de ce qui est l'expression materielle d'un émotion s'exprime par énumérations à une production, caractérisée par "crainte et charme", traduit le transfert d'un mode d'expression à un autre (vers 10, "Faire une perle d'une larme", mis en relief par sa brièveté en rapprochant deux mots: l'un exprimant le point de départ -> une larme, l'autre le point d'arrivée -> la perle. Ce dernier mot insiste particulièrement sur la notion de bijou, de précieux).
- De Vigny disait de la poésie: "La perle de la pensée, un diament sans rival".
- Il ressort de l'étude des verbes et de ses compléments que la poésie suit plusieurs démarches, dont la plus importante est de métamorphoser le domaine affectif, pensée en production précieuse et raffinée, lumineuse et fragile.
b. l'idée de difficulté
Si le thème essentiel du texte est celui de la transformation, le poème laisse transparaitre l'idée que les démarches qui caractérisent la poésie ne sont pas très facile.
- On peut en particulier remarquer plusieurs modalisateurs -> ainsi, au vers 4, "peut-être" laisse planer un doute sur la possibilité de transformation de l'instant en éternité.
- Au vers 3, les adjectifs "incertaine" et "inquiète" soulignent un état qui contredit le verbe "fixer" au vers 1.
-> Ces différents termes expriment l'opposition et les antithèses laissent penser que la poésie comporte des éléments contradictoires.
- Parmi ceux-ci, on peut noter les oppositions "rire et pleurer", "crainte et charme".
- La poésie qui se nourrit des émotions et des sentiments de ce qui fait la vie des êtres humains, corps et esprit, affectivité et pensée, n'échappent pas aux contradictions et cet univers.
Conclusion:
- L'aspect définition art/poétique sous forme d'impromptu est intéressant par divers points.
- L'emploie récurrent de l'infinitif amène un ensemble d'actions qui conduisent à considérer que la réponse est non pas la définiton de la poésie, mais l'énumération de ce en quoi elle consiste ou de ce que souhaite faire la poète lorsqu'il compose de la poésie -> Ce n'est pas vraiment une recette pour faire de la cuisine.
- Les verbes ne disent pas comment il faut faire, mais ils cherchent plûtot à définir ce qui est l'action de la création poétique.
- Pour ce qui est de Musset, ses idées se rattachent à la période du romantisme qui se caractérise entre autre par l'importance accordée aux émotions en littérature.
Ouverture: Les Nuits de Musset.