Les lettres persanes "lettre XXIV"
Montesquieu, XVIIIème siècle
Les lettres persanes, roman épistolaire publié en 1721 de manière anonyme à Amsterdam, car Montesquieu a voulu éviter la censure.
Racontent le voyage de 1712 à 1720, de 2 perses en France, avant la fin du règne de Louis XIV, et sous la régence. Les lettres 1 à 23 racontent le voyage qui conduit les héros à Paris. La 24 est la première écrite depuis la capitale. Ces lettres sont une fiction persane destinées à critiquer la société française, le roi, et le pape.
La fiction persane + épistolaire + orientalisme
Les indices qui font que c’est une lettre : Indices de temps, indices de lieu, expéditeur, emploi de la personne 1, passé simple.
Orientalisme : multiplication des termes orientaux « Alcoran », « prophète », « Ali »
- appuyée par l’étonnement qui est bien manifesté (« je n’ai eu a peine le temps de m’étonner »). naïveté permet de mettre un regard neuf sur la société qui engendre une critique, et l’application des normes culturelles : « J’enrage quelquefois comme un chrétien » qui est le parallèle de l’expression : « jurer comme un païen ».
- normes sont renversées : « Paris est aussi grand qu’Ispahan » ( Paris est mis en première position dans la phrase, car c’est ce que l’on juge, et cela permet de mettre en place de façon subtile les concepts de tolérance et la relativité des valeurs). Cette fiction, épistolaire et orientaliste, permet d’éviter la censure et les poursuites judiciaires.
Effectivement, on peut croire que ses peurs sont justifiées car Montesquieu arbore une
critique de la société.
L’auteur critique notamment le peuple de Paris par l’emploi d’hyperboles, la périphrase pour montrer les immeubles en l’air est impensable vis-à-vis des gens de bon sens.
On critique l’agitation de ces gens : « ils courent, ils volent » avec une gradation et une exagération. Gradation qui s’oppose à la vie en perse + rythme de la phrase rapide binaire + ternaire lent.
Les Parisiens sont critiqués par leur manque de courtoisie « coup de coude », « éclabousse », la subordonnée « un homme qui vient après moi.. » montre la brusquerie, et le rythme rapide, comique. Ils sont désorganisés et n’ont pas de bon sens, notamment pour trouver un logement.
En présentant la société naïvement, Montesquieu montre qu’elle est pleine de mauvaise sens, et notamment, le roi, dont on critique la politique française et guerrière.
Critique d’évaluation de l’argent + papier monnaie (assignat).
Le roi est présenté comme un menteur et un manipulateur : « magicien » et ses pseudos-miracles. De plus, il travaille sur la crédibilité des gens (champ lexical de la crédulité). Dans ses phrases, ses sujets sont objets.
Politique guerrière critiquée : guerres incessantes dehors et dans les pays. Montesquieu montre que Louis XIV s’est épuisé à avoir pour ennemis des gens de sa cour.
Vénalité des offices : acheter un emploi à une personne.
Le roi est critiqué, mais le pape aussi (hiérarchie des manipulations)
Pape est aussi un manipulateur, et un magicien, alors qu’il est censé représenter un dieu. L’énumération à la ligne 30, montre que le pape est comme un artiste de foire. Il utilise le dogme contre la raison. Montesquieu énumère des articles de foi contraires au bon sens, que l’on ne peut pas accepter (« que le pain n’est pas du pain », etc.). De façon subtile, il montre que le pape peut être opposé à la foi chrétienne et catholique : « il leur défend de lire… » (interdiction de lire la bible pour les femmes).
La foi et la piété sont inutiles « Pourquoi..paradis..puisque.. ». On remarque encore qu’il pense comme un païen : « Il faut qu’il ait été instruit par notre simple loi » (loi Perse).
On explique que le pape ne veut que manipuler les puissants « certains articles de croyance… » Plutôt que de faire le chef spirituel.
En ccl, les lettres persanes permet une critique féroce de la monarchie, société, religion, avec la naïveté des perso. C’est pourquoi Montesquieu a pris des précautions.
On peut rapprocher ce texte de Candide, de Voltaire, qui usait des mêmes méthode de crédulité pour critiquer.
Je l'ai écrit aussi dans mon cours, mais je vois pas OU c'est abordé dans le texte... si quelqu'un pouvait m'éclairer... ;o
bon c'est la troisième fois que je refais mon commentaire (mci les bug)dc je répète: je pense que c'est bien évaluation de l'argent pk ils ne se rendent pas compte de sa valeur, ils en font du papier monnaie... et puis pr la vénalité des offices c'est "n'ayant d'autres fonds que des titres d'honneur à vendre" (§5, pff jconnais par coeur maintenant, qu'est ce que je ferais pas pr toi Camille^^)
CLAIRE, QUE TES PAROLES SOIENT BENIES. (par Mr DV, lol)
mais dévaluation ça passe bien aussi je trouve XD (enfin si ce mot existe), en gros en faisant du papier monnaie, ils dévaluent la valeur des pièces.
Faudrait demander à Mme Mly. (Pourquoi personne n'écrit jamais ce nom en entier ?)
merci beaucoup pour toutes les infos, elles m'ont beaucoup servies pour un devoir de classe !
C'est marrant, avec la rentrée reviennent les pompeurs. Mais Pourquoi personne ne vient sur ce blog l'été ? :p
Parce que l'été personne ne s'interresse à Montesquieu et à ses lettres persanes ! lol
Bah vous avez tort. J'ai aimé le lire :/
je te remerci pour ce blog qui ma beaucoup aider dans un devoir de francais je c'est pa quoi dire a par que je le trouve tro tro bien