« La poésie doit avoir pour but la vérité pratique »
Deux poètes d’aujourd’hui, Paul Eluard, 1947
PAR MME COTTRON
Poème de Paul Eluard dont le titre « la poésie doit avoir pour but la vérité pratique » extrait du recueil Deux poètes d’aujoudhui est un texte écrit à la 1ère personne du singulier qui donne différentes orientations de l’expression poétique, et donc, différents rôles du poète. Ce poème est une réponse à des reproches concernant un engagement trop politique de Paul Eluard. Mais celui qui parle fait la preuve que l’inspiration des grands poèmes lyriques traditionnels n’occulte pas le souci d’une poésie esthétique qui rassemblerait les hommes pour les conduire vers un avenir plus lumineux.
I. Les relations entre le poète et ses amis
a. structure du poème
1ère personne = engagé
Réponse à des reproches adressés à ses amis. Il fait preuve que la politique peut être esthétique.
- Articulation logiques > rapport cause à effet -> rapport de confiance entre celui qui parle et ceux qui l’écoutent
- Anaphore
- Modification au vers 13 « mais » -> opposition > rupture entre la relation du poète et celui qui l’écoute
- un sizain termine le poème pour faire une sorte de conclusion, définition des souhaits du poète, et de ces ambitions poétiques
b. La communication du poète avec ceux qui l’écoutent
- les paroles du poète qui ont un effet sur les actions de ceux qui l’écoutent
- le lecteur croit le poète
- métaphores, comparaisons qui renvoient à l’esthétisme de la poésie romantique, de la nature, du mystère, de l’amour…
c. sens des 4 premiers tercets
Lorsque celui qui parle le poète évoque dans son texte des images inattendues associant les termes par des comparaisons, des métaphores, faisant surgir des analogies insolites, parlant à ses amis de sentiments, d’affectivité, de nature, de relations humaines, il obtient d’eux une confiance qui les conduit à l’adhésion, ou partage des sentiments, à la compréhension même lorsque les images deviennent difficiles à comprendre ; une sorte d’alchimie se met en place entre les thèmes traités qui relèvent du lyrisme amoureux et de la sensibilité de ceux qui les reçoivent, ce que traduit l’anaphore « vous me croyez ».
AH, ENFIN LA FIN DE LA PHRASE.
On peut dire que les amis exigeants font confiance au poète dès lors qu’il les charme en leur parlant de leurs propres sentiments à travers des images qui les dépaysent et les déroutent et qui ne font aucunement référence aux problèmes d’engagement politique, social ou moral.
II. La rupture de la communication
a. Rupture structurelle : la strophe 5
Dans les 4 premières strophes nous sont décrit les pouvoirs quasi divins du poète en matière de déchiffrement du monde mystérieux, de la nature et des hommes, mais au vers 13 nous observons un brusque changement dans le constant que fait celui qui parle. La relation entre le « je » et le « vous » est tjrs marquée mais sa nature n’est plus la même. La conjonction de coordination « mais » au vers 13 renforce l’idée de différence, d’opposition, d’idée qui se manifeste avec force dans les 3 derniers tercets. Il est à noter aussi que l’on passe de « je dis » à « je chante », première modification qui souligne un changement de modalité de parole : à l’affirmation succède la célébration, au lyrisme succède le refus des détours.
b. Un thème nouveau : l’univers urbain
On voit aussi apparaître un thème nouveau : l’univers urbain avec l’évocation du pays, au sens large du terme. On passe alors du familier individuel au collectif, et de l’affectif au social. La modification dans les modalités de parole entraîne une modification du thème traité dont la conséquence est la modification des relations entre le poète et ses amis.
c. perte de confiance
La rupture exprimée au vers 15 avec « vous ne me croyez plus » marque très fortement la disparition de ce qui existait probablement entre le poète et ses amis ; à savoir la confiance. « Vous allez au désert » (v.15) est une métaphore biblique qui traduit l’indifférence, la recherche de solitude, le refus de la solidarité et consiste aussi le refus d’engagement social. Cette strophe, en rupture de ton et de thème, mais en continuité de forme et de suivie d’une explication. Le poète s’adressant à ses amis pour leur expliquer les raisons de leur attitude non confiante. L’explication est donnée à la strophe 6 qui commence par « car » ; elle définit le comportement de ceux à qui s’adresse le poème ; vous. Elle met en évidence une attitude d’errance et d’ignorance, le refus d’un engagement social et politique, la méconnaissance de ce qui fait la force de la communauté, c’est-à-dire un idéal commun de lutte.
Les strophes 5 et 6 marquent une charnière dans le poème, la rupture met en évidence que la poésie crédible est celle qui traite des sujets personnels, affectifs sur le mode lyrique et métaphorique, tandis que les appels poétiques à la solidarité et la poésie comme explication du monde social et réaliste, ne rencontre qu’indifférence et refus, par ignorance des enjeux de la lutte et du regroupement.
III. Sens et importance de la dernière strophe
a. différences par rapport aux strophes précédentes
b. le lexique
c. la thèse dégagée
Je n'ai pas le développement du III.. Je ne sais pas si elle l'a fait ou pas (ou si je l'ai perdu.. ou pas). Si qqun l'a, qu'il le mette ici ce serait sympa !
(PS: je n'ai rien compris à son analyse :(, enfin pas grand chose!)
s il vous plait faites vite .j'ai besoin de ça pour lundi matin