Posté le 22.06.2007 par Mme Mly
Les Lumières
I. Rappel historique.
1685-1715: fin du règne de Louis XIV.
Une fin de règne difficile :
– menace constante de famine
– persécution des jansénistes et des protestants
(1685 : révocation de l'édit de Nantes)
– guerres contre des coalitions européennes de 1689 à 1697, puis de 1702 à 1713 pour la maîtrise des empires coloniaux qui entraînent le développement du commerce. De fait, une nouvelle richesse voit le jour, qui conteste la vieille noblesse terrienne.
1715-1723 : la Régence.
Philippe d'Orléans et les grands seigneurs cherchent à reprendre leurs prérogatives après l'absolutisme de Louis XIV. Une vie fastueuse se développe, dans une atmosphère de luxe et de plaisir.
Mais la France est ruinée, et on recourt au système imaginé par Law. En 1720, banqueroute catastrophique à l'échelle nationale, qui fera chuter de façon drastique la confiance du pays dans l'état.
Parallèlement, la noblesse de robe ( noblesse acquise par l'achat de certaines charges de justice) regroupée au Parlement, conteste le pouvoir, ce qui entraîne un durcissement des positions d'affrontement.
1723-1774 : règne de Louis XV.
1726-1743 : sous le ministère de Fleury, retour à une paix et à une prospérité relatives. C'est la fin des épidémies et des famines, ce qui entraîne une augmentation démographique, la France devient le pays le plus peuplé d'Europe Occidentale.
Mais c'est une civilisation essentiellement rurale avec une agriculture très traditionnelle dans laquelle de riches propriétaires terriens tirent tous les bénéfices, sans payer trop d'impôts, ce qui entraîne mécontentement et demande de disparition des droits seigneuriaux.
L'état est en lutte à la fois avec les ambitions de l'aristocratie et avec les dissidences religieuses, des protestants notamment, et intellectuelles des philosophes des Lumières.
Par ailleurs, des revers militaires ternissent l'image du pouvoir. En 1763, le traité de Paris reconnaît la dominance de l'Angleterre en Inde et en Amérique.
1774-1792 : Règne de Louis XVI.
1774-1776 : ministère de Turgot.
1777-1781 : ministère de Necker.
Tous deux sont philosophes, mais resteront trop peu de temps au pouvoir pour agir efficacement.
Economiquement, le pays est en crise : mauvaises récoltes, faillites commerciales nombreuses, banqueroute de l'état, intervention militaire dans la guerre d'indépendance américaine ruineuse...
Politiquement, le déclin de l'absolutisme s'accompagne d'une augmentation du pouvoir des grands seigneurs qui revendiquent la restauration de leur droits féodaux. Parallèlement, on assiste à une montée en puissance de la bourgeoisie qui affirme les valeurs du travail, du mérite personnel, de la réussite sociale, et qui remet en cause les privilèges, les institutions politiques et religieuses qui la marginalise quand elle est l'essence du pays.
1789-1799 : la révolution française.
1789 : le Tiers-Etat affirme ses exigences.
14 juillet : prise de la Bastille
4 août : abolition des privilèges
26 août : DDHC
2 novembre : les biens du clergé sont mis à la disposition du peuple.
=> tous ces évènements sont symboliques.
21 septembre 1791 : fin de la royauté ; début de la république.
1793-1794 : Comité de Salut Public ; Terreur.
1794-1799 : le Directoir : la bourgeoisie modérée est au pouvoir.
18 brumaire 1799 : Coup d'état de Napoléon Bonaparte.
II. Situer les principaux écrivains et penseurs.
1685-1715 : les précurseurs :
Bayle
Fontenelle
Descartes
1715-1750 : l'essor des Lumières :
Montesquieu
Fontenelle
Saint-Simon
Voltaire
Lesage
Crébillon
Prévost
Marivaux
1750-1778 : Apogée des Lumières et sensibilité pré-romantique :
Voltaire
Diderot
Rousseau
Helvétius
D'Holbach
Bernardin de Saint-Pierre
Beaumarchais
1778-1802 : les bouleversements :
Beaumarchais
Laclos
Sade
Posté le 22.06.2007 par Mme Mly
LETTRE CXLVI
Vous trouverez en vrac des remarques sur ce texte… je vous laisse le soin de les organiser selon la problématique de lecture que l'on vous demandera de traiter…
Situation du texte : une des dernières lettres du roman
-> sa portée est donc renforcée ( car on reste toujours sur sa dernière impression)
-> Il convient de faire le bilan de ce que les persans ont acquis durant leur voyage, notamment en comparant cette lettre avec la lettre XXIV ( que l'on a vue en classe)[cela pourrait faire une bonne ouverture à l'oral], dans laquelle les personnages font part de leurs premières impressions : ici, on n'a pas le sentiment que ce voyage a été source d'enrichissement et d'épanouissement. C'est un récit de voyage qui se clôt sur l'amertume et la désillusion… à comparer au voyage formateur de Candide, qui consiste aussi en une perte de ses illusions [autre bonne ouverture…] Mais ici Montesquieu ne prête pas à ses personnages une plus grande sagesse, car ses personnages ne sont qu'un prétexte. En réalité, cette lettre est l'expression de l'amertume et de la colère de l'auteur face à ce qu'est devenu son pays suite à la banqueroute du système de Law, car l'auteur estime que la malhonnêteté du ministre a amené tout le monde à agir de façon malhonnête, sans se soucier de l'intérêt de son prochain ou de l'état., ce qui provoque la ruine du pays.
NB : il est inutile de vous empêtrer dans des explications techniques ( sauf si vous n'avez que peu de choses à dire sur le texte…), l'examinateur attend de vous que vous fassiez l'analyse du texte et des techniques employées par l'auteur pour sa dénonciation…
Le genre épistolaire ?
Ici plus que jamais, la fiction persane se fait discrète :
- très peu de marques d'orientalisme ( hormis les noms et la date)
- aucune formule de politesse propre à la lettre
- Très peu de marques de l'échange entre les personnages sensés s'écrire, pas de mention de leur existence personnelle…
- pour Rhédi, seulement une P2 impersonnelle "tu sais"
- pour Usbek, les marques de la P1, et pour toute mention personnelle, l'évocation de son expérience indienne " j'ai longtemps voyagé dans les Indes"
-> si les personnages n'occupent pas les premier plan du texte, c'est parce que l'auteur abandonne le masque de la fiction pour exprimer de façon presque transparente sa propre indignation. Ce "je" est celui de l'auteur, et les Indes sont une allusion transparente à la France, car :
- pas de termes "exotiques"
- mais des termes correspondant à la vie française :ministère, ministre, prince, juges…
-> les personnages s'effacent, le masque de la fiction disparaît : on est ici à la limite du pamphlet, genre argumentatif appartenant au discours, dans lequel l'auteur prend la parole à la P1 pour dénoncer un phénomène de société.
§ 3 "à mon avis" évoque le jugement personnel du personnage, comme "je ne doute pas" § 13( en réalité de l'auteur), ce qui est un indice de la littérature d'idées ( pour mémoire : implication de l'auteur dans son discours, sujet d'intérêt général, prise avec l'actualité, opinion personnelle, réflexion inachevée…)
La dimension argumentative du texte :
Ici il s'agit de convaincre notamment par l'emploi d'arguments d'autorité : les trois premières phrases sont présentées comme des vérités générales incontestables, tels des proverbes, on remarquera l'emploi du présent de vérité générale, et la modalisation de certitude, la personne "on" = ? Voix de la sagesse populaire ?, "il y a longtemps" qui évoque une sagesse ancestrale, héritée de l'expérience des anciens, conçus comme plus sages…
L'auteur n'utilise pas de connecteurs logiques, ni de raisonnements complexes, mais, pour obtenir l'adhésion du lecteur à sa thèse (un sinistre nuit à toute une nation par le mauvais exemple qu'il donne), il emploie l'argumentation par l'exemple, exemple de l'Inde, il y a un lien implicite entre les §1 2 3 = thèse et les § suivants = illustration, lien renforcé par l'emploi de la même expression " le mauvais exemple, ministre" dans les deux parties. Le § 4 à 11 sont un long développement de cette argumentation par l'exemple. Les § 12 et 13 constituent une sorte de conclusion argumentative, la puissance argumentative du texte est renforcée par l'emploi de questions rhétoriques, qui amènent le lecteur à adopter le point de vue de l'auteur. Par ailleurs, ces questions montrent le ton enflammé et indignés de l'auteur.
L'auteur essaie plus encore de persuader, parce qu'il exprime avant tout une émotion, et sa colère face à la ruine de la France. ( on peut se rapporter au texte de La Boétie "discours de la servitude volontaire", qui adopte le même ton et des procédés similaires, on l'a vu en début d'année)[ ce serait aussi une ouverture correcte].
- par l'accumulation des exemples, renforcée par l'anaphore "j'ai vu", qui prend la dimension d'un témoignage traumatique
- par l'emploi d'un vocabulaire hyperbolique ( vous ferez le relevé tout seuls…)
- par les indicateurs de temps "en un instant, tout à coup, soudain, en un moment, aujourd'hui, demain", qui, accentuent la soudaineté et la violence de cette transformation de la société, et participent à l'hyperbole.
- Par l'opposition entre les bons et les mauvais, présentée comme extrême, notamment grâce au vocabulaire, aux antithèses, par exemple § 4 les plus vertueux/violer les premiers principes de la justice, §5 débiteurs, avares, insolents, indignes / bienfaiteurs, § 8 honnête travail et généreuse industrie/ ruine du prince, de l'état et des concitoyens, §9 honnête/j'ai ruiné, §11 j'accommode mes affaires/ dissipai, §13 fer/or, indigne/noblesse…
- Par la globalisation de cette dégradation de la société "depuis le dernier de ses sujets jusqu'aux plus grands, tout un peuple, n'épargner pas même les membres les plus sains, toutes les lois de la famille renversées, dans tous les cœurs, toute une nation, obscurcit la vertu même, la plus haute naissance, le mépris universel…" la globalisation est aussi servie par l'accumulation des exemples, qui montrent tous un personnage différent : l'auteur illustre ainsi la généralisation de cet individualisme qui pousse à ne penser qu'à soi.
- Par des exemples visant à émouvoir, notamment l'évocation des familles §9 et 11 "des veuves et des orphelins, toute une famille, deux honnêtes filles, un petit garçon, le père, la mère" ( NB : l'adjectif "petit" renforce le pathétique, comme l'évocation des personnages jugés comme faibles et sans défense, les filles, les enfants, les veuves) ces nombreux exemples font que tout le monde peut être touché, ce qui pousse le lecteur, quel qu'il soit à se sentir concerné, le registre pathétique employé "en larmes, douleur, tristesse".
- Le champ lexical de la maladie, de la contagion, de la violence criminelle, du jugement moral. ( vous ferez le relevé tout seuls…)
- Le discours direct, qui met en scène des personnages profitant de la crise de l'état pour s'enrichir au détriment des autres, et simple, cru, cynique, il amène le lecteur à s'indigner contre de tels raisonnements, et donc à condamner ces comportements égoïstes et malhonnêtes.
Je pense que ces quelques remarques apportent un éclairage supplémentaire à votre cours, envoyez-moi un mail en cas de question supplémentaire, ou si qqch vous semble confus…
(Merci Madame :D)
Posté le 15.06.2007 par Camille
Lettre 12 des Lettres Persanes.
Intro : Montesquieu, roman épistolaire, correspondance imaginaire, argumentation par l’orientalisme etc.
Cette lettre a été envoyée par Usbek à Mirza. Usbek y conte l’histoire des troglodytes, un peuple vivant dans un lieu inconnu.
Plan :
I) Peuple troglodyte égoïste
II) Peuple troglodyte vertueux
I) Peuple troglodyte égoïste
1) Le premier peuple est non-vertueux, vivait dans le vice.
- Champ lexical péjoratif « méchanceté » « injustices » « malheurs » « corruption » « désolation » « indignes » « cupidité »
- Ainsi ce peuple est complice de sa propre déchéance.
L1 « les troglodytes périrent par leur méchanceté même »
- L2 « de tant de famille il n’en resta que deux »
« Tant de familles » « que deux » => montre à quel point l’égoïsme a été destructeur
Les deux familles qui survivent sont, elles, vertueuses
=> Elles créent un nouveau peuple.
II) Le peuple troglodyte est vertueux.
1) le peuple.
- Champ lexical de l’amour « aimaient » « cœur » « union » « amitié » « chéris » « mariages » « fidèle » « tendresse » « liés »
=> cela montre que les troglodytes étaient heureux tous ensembles.
- Champ lexical de la vertu « humanité » « justice » « droiture » « sollicitude » « charité innocence »
- Les mots vertu/vertueuses sont répétés 7 fois => insiste sur le fait que ce peuple est parfait, sans défauts ni vices.
- Ligne 5 « ils n’avaient de différends que ceux qu’une douce et tendre amitié faisaient naître »
Même leurs colères renforcent leurs liens, prouvent leur amitié les uns envers les autres.
- Pronom « ils » utilisé tout au long du texte => unis
- Ligne 36 « une seule et grande famille », même leurs troupeaux sont confondus.
=> Leur force principale réside dans le fait qu’ils sont liés.
- De plus ils font tout dans l’intérêt de la communauté « sollicitude commune pour k’interet commun » « l’interet des particuliers se trouve dans l’interet commun »
- Le bonheur des autres importe plus pour eux que leur propre bonheur « la justice pour autrui est une charité pour nous » « ins ne savaient désirer que pour leurs compatriotes »
=>un tel peuple ne peut vivre que dans un lieu à son echelle, un lieu idyllique, UNE UTOPIE.
2) L’utopie.
U => qui n’existe pas Topos = lieu (=> irréalisable)
Ce lieu est à la fois isolé et fertile, et son peuple est béni des dieux.
Isolé et fertile :
- champ lexical de l’isolement « écarté » « séparés »
- Ligne 6 « l’endroit du pays le p lue écarté » => superlatif relatif => insiste sur l’écart.
- Le peuple vit en autosuffisance « la nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins » « la terre semblait produire d’elle même »
Beni des Dieux :
- « un peuple si juste devait être béni des dieux »
- Ils créent leur propre religion et « instituérent des fêtes en l’honneur des dieux » => ils sont pieux
- Recueillement gai « célébraient par leurs danses » => pas une religion morne et barbante, ils sont heureux d’être pieux.
- Ils sont favorisés « la terre semblait produire d’elle même » alors qu’ils ne demandent rien « de pareils souhaits seraient indignes des heureux troglodytes »
- Les dieux les font vivre en abondance MAIS « la joie ne régnait pas moins que la frugalité » => pour eux ce serait un péché que d’abuser, ils ont tout ce qu’ils veulent mais n’abusent pas.
Ccl : ce peuple vit à part, d’une façon vertueuse et est ainsi béni des dieux, ceci leur permettant de vivre dans un lieu idyllique, une utopie.
Dans ce txt Montesquieu dénonce l’égoïsme en montrant que si on veut être heureux et béni des dieux il faut être vertueux, former une famille unie et être pieu. (mais pas s’y forcer)
Critique de la société : pas assez vertueuse
Elargissement : apologue (fables etc.)
Posté le 15.06.2007 par Camille
Dernière scène de l’illusion comique
Les fonctions du théâtre à travers la tirade d’Alcandre.
Intro : Cette scène est la dernière de l’illusion comique. Raconter l’histoire vite fait. Dans cette scène Pridamant découvre la vérité grâce au théâtre, tout comme le spectateur. (C’est le contraire du mythe de la caverne de Platon). + parler de la mise en abyme, du baroque, du classicisme…
1) Divertissement
=> champ lex : « divertissement » « délices » « plaisir » « passe-temps » « spectacle » « délasser »
=> Aussi bien le peuple que les grands : ceux-ci sont nommés dans le même vers « Les délices du peuple et le plaisir des grands »
2) Fonction sociale
=> Petits à égalité avec les grands en tant que spectateurs (seulement). En plus cela permet aux acteurs de gagner de l’argent, la fonction pécuniaire est exprimée très clairement « S’il faut par la richesse estimer les personnes, Le théâtre est un fief dont les rentes sont bonnes »
=> Pet apporter de la reconnaissance même aux acteurs, gens du peuple « plus de biens et d’honneurs qu’il n’eut trouvé chez vous »
3) Fonction culturelle (Didactique)
Culture pour tous puisque le peuple a autant accès que les grands
Champ lexical de la culture : « rares esprits » « doctes travaux »
4) Fonction encomiastique (ce mot existe)
=> Argument d’autorité : les grands s’intéressent au théâtre « le divertissement le plus doux de nos princes » « plaisir des grands ». Et même le roi qualifié de « grand » et de « foudre de guerre » selon Corneille « daigne bien qqufois prêter l’œil et l’oreille au théâtre François »
La force du roi est d’ailleurs montré hyperboliquement « notre grand roi de foudre de guerre dont le nom se fait craindre aux deux bouts de la terre ». Le pb c’est que Louis 13 n’était pas un foudre de guerre au contraire de Louis 14 qui arrêtait pas de se battre (et de ruiner l’Etat au passage), et qu’il n’était pas non plus adepte du théâtre au contraire du cardinal de richelieu qui a la même époque a fait construire des théâtres.
=> Cet argument d’autorité n’est donc pas valable, mais vu que c’est un argument d’autorité, Pridamant ne peut que s’y plier.
L’argument d’autorité continue, avec une référence à Apollon.
=> En plus de l’utilisation importante et omniprésente d’arguments d’autorité, Corneille utilise un vocabulaire mélioratif au sujet du théâtre « douceurs d’un spectacle si beau » « métier si doux »
Ccl : éloge du théâtre à travers le théâtre. Corneille fait découvrir la vérité grâce au théâtre, c’est carrément surpuissant quoi. (hum)
Posté le 15.06.2007 par Morgane
Les caractéristiques du théâtre cornélien dans l'acte I, scène III
I. Personnages à double personnalité
Clindor a plusieurs visages, notamment visible par ses métiers et activités
Escroquerie :
- "il vous prit quelque argent", "Il vendit par la plaine des brevets à chasser la fièvre et la migraine", "dit la bonne aventure", "joua de la main", "trafiqua", "solliciteur", "maître Opérateur" ..
Métiers de l'écriture :
- "Secrétaire", "ennuyé de la plume", "enrichit les chanteurs de la Samaritaine", "il se hasarda même à faire des romans, des chansons"
Métiers demandant une grande éloquence :
- "dit la bonne aventure", "maître Opérateur", "Clerc de Notaire"
--> Clindor apparaît comme un comédien : il joue plusieurs rôles, dans ces différents métiers. Il apparaît aussi comme un comédien, dans le deuxième sens du terme, car ses métiers demandent les qualités d'un comédien de scène : l'éloquence.
Ceci est une caractéristique du théâtre cornélien car Corneille emploie d'autres personnages à double personnalité dans son oeuvre, notamment Lyse qui, au départ a voulu se venger de Clindor en aidant Adraste, et qui finalement a aidé à faire sortir Clindor de prison.
Matamore a aussi plusieurs personnalités dans l"oeuvre : à l'acte II, scène II, il se vante de ses exploits amoureux devant Clindor, or, quand il voit Isabelle dont il est amoureux, il se cache, et fuit à plusieurs reprises dans l'oeuvre. Il fait preuve à la fois de la lacheté et de vantardise.
II. Le mélange des genres
L'esthétique de la tragédie classique
- les vers sont des alexandrins
- accumulation de malheurs pour Clindor : "votre fils tout d'un coup ne fut pas grand Seigneur", "à peine lui dura jusqu'au matin", "las de tant de métiers", Clindor paraît soumis à la fatalité de ne jamais trouver le bonheur au travers de ses métiers.
Cependant il trouve aussi son bonheur à la fin..
L'esthétique comique :
- Fin heureuse : "je veux vous le montrer plein d'éclat et de gloire"
- Références à Gros-Guillaume et Gaultier-Garguille, farceurs parisiens très connus au XVIIème siècle : "des chansons pour Gautier, des pointes pour Guillaume"
L'inspiration espagnole :
- La référence aux héros picaresques : "enfin jamais Buscon, Lazarille de Tormes, Sayavèdre et Gusman ne prirent tant de formes" (en comparaison avec Clindor), de plus Clindor paraît lui-même comme un héros picaresque, car il est décrit comme un anti-héros, un aventurier qui brille par ses exploits d'escroquerie et de charlatanisme.
- "pistole" -> pièce de monnaie espagnole
--> Cette scène est donc un mélange total de genres différents, comme c'est le cas pour le reste de la pièce, avec la présence de Matamore, un capitan gascon, ou encore dans l'acte I, scène I, qui a des inspirations de la pastorale, avec Alcandre et la grotte.
CCl: pièce baroque -> caratéristique principale du théâtre cornélien
On remarque aussi que Corneille fait allusion au théâtre à plusieurs reprises, comme avec Clindor qui est comédien (et ses métiers d'écriture peuvent se rapporter à la dramartugie) , c'est encore une des principales caractéristique du théâtre cornélien, le thème du théâtre dans le théâtre (comme à la dernière scène où il fait un éloge du théâtre)
Posté le 14.06.2007 par nono
[b] I) Typographie du texte
II) Epoque+circonstances = texte informatif
III) L'expression de l'éloge[/b]
Intro :
"Strophes pour se souvenir"= poème issu du recueil le
Roman inachevé de Louis Aragon (poète et romancier français du XXème siècle 1897-1982, auteur du
Fou d'Elsa et du
Roman inachevé).
Ce texte écrit en 1955, au moment ou une rue parisienne prend le nom du groupe Manouchian.
Permet de réfléchir sur le rôle de témoin engagé du poète; poésie au service de la dénonciation et de la célébration.
En effet, à travers ce poème Aragon dénonce la xénophobie, collaboration etc... et rend hommage au groupe Manouchian, résistants français fusillé par allemands 21février1944.
Titre définie objectif précis = maintenir mémoire.
I) Typographie du texte
- 7stophes de 5vers
- répétition de même rime ABBAB abscence de ponctuation
- vers libres malgré une certaine régularité
- 3em § "MORTS POUR LA FRANCE"
inscription en majuscules = visualisation de l'affiche = monuments au morts = titre
- passage en italique = extrait de dernière lettre de Manouchian à sa femme Mélinée
changement de ton par "l'un de vous dit calmement"
- à partir de 7em § retour à la graphie moderne
- anaphore de "vingt et trois" au début de 4vers consécutifs
II) Un texte informatif:
- info implicite affiche "tache de sang"
-alusion à la difficulté de prononciation des noms
- 2symboliques fortes avec "vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps"
- partisans = résistance
- absence de termes historiques, la forme poétique le demande
- morts exécutions + sentiments mis en évidence(lettre à Mélinée)+ espor que les résitants ont laiisé derrière eux
III) L'expression de l'éloge
- notion d'humilité "vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes"
-célébration "gloire" "larmes" "prières"
- côté humain pacifique des Manouchians " je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand"
- insistance sur "vingt et trois"
Conclusion :
- dénonciation de la xénophobie de l'affiche + propagande allemande
- hommage au groupe Manouchian
- //
Châtiments de Hugo = prise de position + appel à la prise de conscience
Posté le 14.06.2007 par Vincent
L'Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par Pierre Corneille en 1635, crée à l'Hôtel de Bourgogne en 1636 et publiée en 1639. Cette oeuvre marque un tournant dans la carrière de l'auteur, puisqu'après l'Illusion comique, Corneille n'écrira plus que des tragédies.
Analyse de l'acte III, scènes 1 et 2 de l'Illusion comique.
1) Un conflit de génération
2) Un conflit de dialogue
Questions/réponses:
I) Classez et commentez les marques d'autoritarisme de Géronte.
-> Emploi de l'impératif: 1ère réplique, "Apaisez, tarrisez" - 7ème réplique, "Cédez" - 9ème réplique, "ne me répliquez plus, rentrez".
-> Géronte: ses phrases exclamatives traduisent sa colère et ses courtes phrases soulignent sa panique qui le gagne (en opposition avec Isabelle qui use de phrases déclaratives).
-> Champ lexical de la force, du pouvoir et de l'autorité.
-> Argument d'autorité: "ne me répliquez plus quand je le veux."
II) En quoi peut-on dire que Géronte veut montrer son autorité parce qu'il n'en a plus?
-> Géronte sait que sa fille restera sur ces positions et ne changera pas d'avis. Il domine juste la parole et fait sortir Isabelle. Il est conscient qu'il n'a pas le dessus sur elle.
-> Il est donc dépassé par les évènements car il ne comprend pas sa propre fille.
III) Expliquez les différences de valeurs entre les deux personnages.
-> Géronte (ce prénom signifie "vieux"): valeur traditionelle, il veut choisir le mari de sa fille car il est attaché aux liens du mariage (favorable au mariage de raison). Il est assez attachant et on peut dire que c'est un bon père car il pense faire le mieux pour sa fille ("riche", "beau"...): c'est donc le père autoritaire traditionnel.
IV) Montrez que l'argumentation d'Isabelle est habile et efficace.
-> Lors de sa seconde réplique, Isabelle fait appel à un argument consésif.
-> Réplique 4: apostrophe.
-> La fille de Géronte privilégie l'amour et les sentiments. Elle fait aussi référence au ciel (donc à Dieu).
-> Ses arguments d'autorités sont supérieurs à ceux de son père.
V) Quel est l'interêt de ces deux scènes dans l'économie de la pièce?
-> Tout d'abord, il faut se rappeler que l'intrigue née lorsque que Lise et Adraste s'associent pour se venger de Clindor et d'Isabelle à la fin de l'acte II.
-> Ici, on a affaire à un obstacle intérieur: la volonté du héros se heurte à celle de son adversaire.
-> Ce sont des scènes qui servent à creer des noeuds, ce qui est typique d'une comédie (notamment lorsque le père s'oppose à sa fille). Dans la première scène, le caractère fort d'Isabelle est clairement mis en évidence.
*Pour bien analyser ce passage, ne pas oublier d'évoquer:
- ou on en est dans la pièce (situation initiale, finale...)
- celui qui domine dans ce dialogue
- les procédés stylistiques et la ponctuation (apostrophes, questions, connecteurs logiques, longueur des répliques et des tirades etc...)
- le rythme (long, rapide...) et les silences
- le fonction du dialogue: si elle est dialectique (en général, les personnages restent sur leur point de vue, ce qui amène à une tragédie), persuasive (qui pousse à agir) ou fédérative (qui réunit les personnages autour d'un projet commun, ce qui permet de faire avancer l'action).
**Pour analyser le sens du dialogue dans l'économie théâtrale, pensez à remarquer:
- le type de conversation: en général, elle est sincère dans les dialogues (comme ici), et cela nous permet de connaître le vrai caractère des personnages.
- si la conversation n'est pas sincère, on peut se demander quels visages ont-ils dans les autres dialogues?
(Par exemple, Clindor est très malhonnête avec Lise, mais après les scènes 1 et 2 de l'acte III, notre point de vue sur lui change).
- les personnages qui se révèlent
- enfin, ne pas hésiter à mettre en avant les liens familiaux, mais aussi les oppositions.
Que se passe t-il après les scènes 1 et 2 de l'acte III?
- Scène 3-> Géronte met dehors Matamore venu fanfaronner devant lui.
- Scène 4-> De loin, Matamore menace le vieil homme puis il se laisse aller à sa mauvaise foi, changeant en honneur ce qui est lachêté, avant de s'enfuir en croyant entendre les valets de Géronte.
- Scène 5-> En fin de compte, c'est Lyse qui paraît et Clindor lui fait la cour en prétendant qu'il ne lui préfère Isabelle que pour sa fortune.
- Scène 6-> Lyse, restée seule, hésite puis se laisse aller à sa haine.
Posté le 13.06.2007 par Morgane
Oubliez pas le resto, jeudi 14 juin à 20h à l'olive verte.. (25, rue Cazault à Alençon ;p)
Posté le 03.06.2007 par classebacasable
Posté le 02.06.2007 par nono
Axe : la construction du personnage de clindor
I) Un personnage tragique
II) Un personnage sincère
III) Un personnage comique
Intro :
- Illusion comique = tragi-comédie du XVIIème siècle écrite par Pierre Corneille (auteur du Cid et oncle de Fontenelle) en 1636.
- mouvement baroque de l'italien "baroco" qui signifie perle irrégulière, se manifeste en littérature par la mise en abyme, le jeu des illusions, le surnaturel et le désir de rompre avec le classique.
- situation du texte: Pridammant cherche son fils et consulte alors un mage Alcandre. Clindor est au service du capitaine Matamore et est amoureux d'Isabelle et de sa servante Lyse. Dans l'extrait étudié, Clindor est en prison pour avoir tué Adraste le prétendant d'Isabelle.
I) Un personnage tragique:
- situation rendant le personnage tragique : incarcération
- lexique de la mort "ma mort" v16 ""je meurs" v20 "il faut mourir"v23 "il m'assassine"v24
- lexique de la douleur "infames suplices"v2 ""je suis à la torture"v42
- lexique de la justice, du coupable "je fus criminel"v15 " "châtiment" v16 " "meurtrier"v25
- insistance sur "je meurs"v20
- personnage qui subit son destin, c'est la fatilité
=D thème mort+fatalité = caractéristiques de la tragédie
II) Un personnage sincère:
- "ma fortune incapable"v13 "flamme injuste"v14 "espoir coupable"v14 termes péjoratifs
- aveu "ma mort en est le juste châtiment"v16 "je vois mon trépas le honteux appareil"v44
- "Isablle toi seule en réveillant ma flamme" "Isabelle je meurs pour vous avoir servie"v18 "que je fus criminel quand je devins amant"v15 alors que Clindor trompait Isabelle, il prend concsience de son amour pour Isabelle.
=D Clindor par ces aveux et la révélation de son amour montre un autre visage : celui d'un homme sincère
III)
Un personnage comique :
- hyperbole "lorsque du trépas les plus noires couleurs"v7
"excès de ma témérité" "de mon courage" personnage orgueilleux
- "fatal amour" paradoxe alors que Clindor avouait ses sentiments pour Isabelle, on a l'impression qu'il se plaint et rend son amour responsable de sa situation
- personnage peu téméraire, alors qu'il se prétendait courageux Clindor montre sa peur "esprit se trouble et ma raison s'égare"50 " la peur de la mort"v52
=D personnage comique par ses exagérations sa peur et le paradoxe
Conclusion :
- personnage constuit sous 3 formes: tragique, comique, sincère.
- situations parfois paradoxales
- Mélange du registre comique et tragique = tragi-comédie= esthétique baroque
- dénouement: mise en abyme, Clindor est en réalité un comédien, importance de l'illusion au travers de la pièce.
Ps: si vous avez des remarques à faire n'hésitez pas
PPs: conseil : si jamais vous tombez sur un extrait de l'illusion comique à l'oral n'oubliez pas à la lecture qu'il s'agit d'une pièce en vers(alexandrins)