Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Vincent
Jean de La Fontaine était un écrivain, un artiste et un poète français du XVII ème siècle.
- Naissance à Château-Thierry le 18 Juillet 1621.
- Mort chez les d'Hervart, rue Plâtrière le 13 Avril 1695.
- Tout d'abord, il fait ses études au collège de Château-Thierry, puis à l'Oratoire ou il fait ses études de droit à Paris.
- La Fontaine se marie en 1647 avec Marie Héricart avec qui il aura un fils, Charles.
- En 1659, Fouquet l'invite dans son château de Vaux Le Vicomte. C'est pendant cette période que La Fontaine commence à écrire ses premières fables. Il se lie d'amitié avec Boileau, Molière et Racine.
- En 1662, il publie l'Elégie aux nymphes de Vaux pour soutenir son ami Fouquet, arrêté par le roi. Dans certaines de ses fables, La Fontaine dénonce la monarchie absolue du roi, à savoir Louis XIV (surnommé "Le Roi Soleil").
La Fontaine est un auteur du mouvement Classiciste.
Le Classicisme: Ce mouvement dura une vingtaine d'années (entre 1660 et 1685). Contrairement aux autres courants, ce mouvement s'est principalement implanté en France. Son but était de concevoir en harmonie les textes et les écrits, ou il fallait mettre en évidence la gloire du Roi et la beauté du peuple français.
Quelques oeuvres de La Fontaine (extraits de ces Fables):
- Le Loup et L'Agneau
- Les animaux malades de la peste
- Le lièvre et la Tortue
Quelques citations de l'auteur (extraits ce des Fables):
- "Rien ne sert de courir, il faut partir à point."
- "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage."
- "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué."
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Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Vincent
«Un souvenir heureux est peut-être sur terre Plus vrai que le bonheur.» (Extrait des Poésies nouvelles)
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Informations sur l'auteur:
Alfred Louis Charles de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 à Paris, est un poète, auteur dramatique et romancier français.
En 1852, il rentre à l'Académie française.
Plus que tout autre romantique, Musset a incarné l'effronterie et la fantaisie de la jeunesse. Exemple -> A vingt ans, il composait des pièces telle Venise ou Ballade à la lune dont on ne savait pas s'il s'agissait d'une œuvre du romantisme le plus pur ou, au contraire, d'une simple parodie.
En ce qui concerne l'amour, influencé par sa vision romantique, Musset avait tendance à être optimiste et cela se reflétait dans ses poèmes (il s'opposait à Baudelaire dans ce domaine).
Ses principales oeuvres:
- Contes d'Espagne et d'Italie, son premier recueil (1829)
- Les Caprices de Marianne (1833)
- On ne badine pas avec l'amour (1834)
- Les Confessions d'un enfant du siècle (1836)
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Informations sur le recueil dans lequel paru "Impromptu":
Dans Poésies nouvelles, Musset renonce à l'ironie présente dans ses Premières poésies. En effet, dans ce recueil au lyrisme maîtrisé, l'auteur traite des thèmes les plus variés.
Impromptu
(En réponse à la question : Qu'est-ce que la Poésie ? )
Chasser tout souvenir et fixer sa pensée,
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant,
Peut-être éterniser le rêve d'un instant ;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;
Écouter dans son coeur l'écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme
Faire une perle d'une larme :
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.
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Plan de commentaire:
I) Un impromptu
a. composition du texte
b. construction des vers
II) Les différents domaines d'inspiration
a. le domaine intellectuel
b. le domaine du temps
c. le domaine de l'émotion et des sentiments
III) Les différentes démarches et leurs difficultés
a. les différentes démarches poétiques
b. l'idée de difficulté
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Introduction:
- Alfred de Musset était un dramaturge et poète qui appartenait au courant romantique et accordait donc une grande importance à la sensibilité et aux sentiments.
- "Impromptu" est un texte très court qui présente une définition de l'art poétique. Ecrit en 1839, il parait en 1852 dans un recueil intitulé Poésies nouvelles.
- Ce poème a une forme brêve, 12 vers (alexandrins & octosyllabes) et donne une définition de la poésie dans laquelle le terme "impromptu" dénote une particularité.
- En effet, ce texte pose le problème de l'inspiration, mais aussi de la difficulté du travail poétique.
I) Un impromptu
a. composition du texte:
- Si l'on s'en tient à la définition, un impromptu est une petite pièce en vers, réalisée rapidement. Le texte de Musset est bref mais certaines caractéristiques poétiques semblent avoir été travaillées:
-> 1er travail sur la versification: 1 octosyllabe mis en avant. -> les rimes sont suivies et font alterner rimes masculines et rimes féminines.
-> il y a une recherche dans le rythme: alternance de vers sans ponctuation interne (exemple: vers 1, 2 et 9) et de vers séparés par des virgules: CE N'EST DONC PAS DU AU HASARD.
b. construction des vers:
- Les vers sont construits sur des énumérations longues (exemple: vers 7 et 9): il y a donc un travail de recherche.
- Présence d'une paronomase* au vers 3: succession de trois mots "inquiète, incertaine, immobile".
- On peut remarquer que l'auteur rapproche de nombreux mots: exemple -> "rire et pleurer" vers 7, "éterniser" et "un instant" vers 4, "sourire" et "soupir" vers 8, "crainte" et "charme" vers 9, "perle" et "larme" vers 10.
- A noter l'anaphore du versbe "Faire".
- L'allitérartion au vers 6 montre bien qu'il y a eu une recherche de l'auteur.
- Recherche sur le plan de la structure du vers: par exemple, au vers 4, il commence par le verbe "éterniser" et finit par le substantif "instant".
- On peut remarquer aussi beaucoup d'infinitifs.
- Enfin, la structure même du poème, avec ses infinitifs, ne semble pas relever de l'improvisation totale. Impromptu dans son titre, le poème a une forme qui laisse penser que ce n'est pas le hasard qui a présidé à sa composition.
* Une paronomase consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités semblables mais qui ont des sens différents. On appelle "paronymes" des mots qui se ressemblent par leurs sons.
II) Les différents domaine d'inspiration
Les verbes à l'infinitif indiquent les différentes actions auquel le poète pense quand il écrit. Ils énumèrent les différentes actions de l'art poétique, ce que définit Musset. Ils vont indiquer les domaines dans lesquels Musset trouve son inspiration.
a. d'abord, le domaine intellectuel:
- Dans un premier temps, "Fixer" au vers 1 nous indique que c'est en quelquesorte la priorité du poète. Il lui consacre trois vers donc il est mis en valeur, accentué par la personnification et sur la métaphore au vers 2.
- L'image est intéressante, puisque c'est celle du fil de l'équilibriste sur lequel on écrit la poésie.
- Il y a aussi le complément d'or, le domaine intellectuel est donc précieux -> cela ajoute de la richesse et une unité de beau.
- Le terme de génie, de par sa définition, au vers 6, insiste et accorde une grande importance au domaine intellectuel.
-> Tout ce qui relève de l'esprit et de l'intellecte n'est pas exclu du domaine poétique.
b. le domaine du temps:
- Tout d'abord, on peut dire que la notion de temps est évoquée à deux reprises dans ce poème.
- Le mot "souvenir" est utilisé dès le vers 1. Il est associé au mot "chasser" auquel on ne sait quel sens donner (guetter ou évoquer). Il semblerait que le 1er terme soit plus approprié.
- On peut affirmer que le contenu de la mémoire se révèle comme le domaine privilégié de la poésie. Le poète lui consacre le premier hémistiche au 1er vers. L'idée est prolongée au vers 4, en soulignant par l'antithèse "éterniser (...) un instant" la façon dont la poésie peut vaincre le temps.
c. le domaine des émotions et des sentiments:
- Il ne faut pas oublier que la poésie est étroitement liée à l'émotion et aux sentiments.
- Dans ce texte, on peut relever le lexique de l'affectivité (source de manifestation): "coeur", "chanter", "rire", "pleurer", "sourire", "soupir", "larme" et "passion". D'après Musset, les émotions et l'affectivité inspire le poète.
- La poésie est une forme d'introspection favorisant les épenchements sentimentaux comme le rappelle le vers 6: "écouter dans son coeur".
- La poésie est indisociable du vrai et du beau pour Musset -> Toute poésie est recherche de vérité et de quête esthétique.
- Les actions exprimées à l'infinitif ont pour objet des domaines différents montrant à travers plusieurs énumérations que la poésie trouve sa matière dans des domaines de la vie des hommes: vie de l'esprit, vie affective et émotive. La recherche du vrai correspond plûtot à l'esprit et la recherche du beau à la sensibilité et aux émotions.
III) Les différentes démarches et leurs difficultés
a. les démarches:
- Elle sont associées à différents domaines. La poésie présente plusieurs démarches qui ont en commun, d'une part de chercher et de rassembler, d'autre part de transformer.
- L'idée de chercher est présente dans les verbes "chasser", "chercher" et "écoute".
- L'idée de transformer est présente dans "éterniser" et dans deux emplois de "Faire" qui montrent la transmutation d'un élément en un autre par une sorte de magie.
- Le passage de ce qui est l'expression materielle d'un émotion s'exprime par énumérations à une production, caractérisée par "crainte et charme", traduit le transfert d'un mode d'expression à un autre (vers 10, "Faire une perle d'une larme", mis en relief par sa brièveté en rapprochant deux mots: l'un exprimant le point de départ -> une larme, l'autre le point d'arrivée -> la perle. Ce dernier mot insiste particulièrement sur la notion de bijou, de précieux).
- De Vigny disait de la poésie: "La perle de la pensée, un diament sans rival".
- Il ressort de l'étude des verbes et de ses compléments que la poésie suit plusieurs démarches, dont la plus importante est de métamorphoser le domaine affectif, pensée en production précieuse et raffinée, lumineuse et fragile.
b. l'idée de difficulté
Si le thème essentiel du texte est celui de la transformation, le poème laisse transparaitre l'idée que les démarches qui caractérisent la poésie ne sont pas très facile.
- On peut en particulier remarquer plusieurs modalisateurs -> ainsi, au vers 4, "peut-être" laisse planer un doute sur la possibilité de transformation de l'instant en éternité.
- Au vers 3, les adjectifs "incertaine" et "inquiète" soulignent un état qui contredit le verbe "fixer" au vers 1.
-> Ces différents termes expriment l'opposition et les antithèses laissent penser que la poésie comporte des éléments contradictoires.
- Parmi ceux-ci, on peut noter les oppositions "rire et pleurer", "crainte et charme".
- La poésie qui se nourrit des émotions et des sentiments de ce qui fait la vie des êtres humains, corps et esprit, affectivité et pensée, n'échappent pas aux contradictions et cet univers.
Conclusion:
- L'aspect définition art/poétique sous forme d'impromptu est intéressant par divers points.
- L'emploie récurrent de l'infinitif amène un ensemble d'actions qui conduisent à considérer que la réponse est non pas la définiton de la poésie, mais l'énumération de ce en quoi elle consiste ou de ce que souhaite faire la poète lorsqu'il compose de la poésie -> Ce n'est pas vraiment une recette pour faire de la cuisine.
- Les verbes ne disent pas comment il faut faire, mais ils cherchent plûtot à définir ce qui est l'action de la création poétique.
- Pour ce qui est de Musset, ses idées se rattachent à la période du romantisme qui se caractérise entre autre par l'importance accordée aux émotions en littérature.
Ouverture: Les Nuits de Musset.
Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Morgane
"Fonction du poète", Victor Hugo
(D'après Mr Bai, ce n'est pas le vrai titre du poème, à vrai dire je n'en sais rien..)
LYRISME ET ENGAGEMENT DANS LE POEME
Dans son poème, Hugo définit la fonction du poète.
Tout d'abord, le poème parait lyrique, mais c'est en fait un poème que l'on peut qualifier d'engagé.
I. Lyrisme
Le lyrisme est l'expression d'une émotion personnelle intense. La poésie lyrique traite des sentiments du poète (thèmes récurrents : l'amour, la mort, la communion avec la nature, le destin, etc.).
Poésie : octosyllabes, rimes (suivies/croisées/embrassées)
Victor Hugo : qualifié de Romantique (XIXème siècle)
Sentiments :
- voc dépréciatif des sentiments : anaphore de 'malheur', "haines", "tourmentent le ciel agité", "plaint", "mutile"
- voc mélioratif des sentiments : "ses rêves toujours plein d'amour" -> insistance avec l'adverbe "toujours"
Religion :
- "Dieu le veut", "je retourne dans le désert", "pareil aux prophètes"
-> Le poète a des inspirations dues à la religion, les sentiments. Par cela on peut qualifier ce poème de lyrique.
Cependant, ce n'est pas qu'une simple poésie lyrique, elle contient aussi un engagement.
II. Engagement
Le texte est argumentatif, même si on peut remarquer une absence de connecteurs logiques.
Habile construction : 3 strophes qui expriment 3 idées différentes
- 1ère strophe : idée de "mauvaise solitude" du poète, qui ne remplit pas ses fonctions
-2ème strophe : description des actes et des objectifs du poète
3ème strophe : défense du poète contre les attaques qu'il subit
Engagement soutenu par Hugo : l'engagement que doit avoir le poète
- le poète "vient préparer des jours meilleurs" -> sans lui, les jours ne sont pas "bons" ; c'est ce qu'exprime le superlatif "meilleur". Cela ne peut pas être mieux, alors que ça pourrait être mieux si "meilleur" avait était remplacé par "bons jours". Le poète est "le changement".
- "l'homme des utopies" -> ce n'est pas UN des hommes, mais le SEUL homme qui peut réaliser TOUTES les utopies.. (jeu singulier/pluriel qui nuance)
- comparaison à la religion "pareil au prophète"
(Le mot prophète au féminin prophétesse (grec : προφήτης [profétès], interprète des paroles d'un dieu ou d'un oracle; devin), désigne une personne considérée comme l'envoyé, le messager d'une divinité, venue pour prévenir, mettre en garde ou révéler la « vérité » à un groupe humain ou à tous les humains.)
-> le poète est donc supérieur aux autres hommes
- "il voit, quand les peuples végètent" -> le verbe "voir" n'a pas de complément d'objet, cela veut donc dire que le poète est en train de voir, pendant que les peuples, eux, végètent, et non qu'il voit les peuples végeter.
-> le poète est "mieux" que les autres, car iic le verbe "voir" prend une connotation méliorative, alors que "végeter" est dépréciatif.
- "comme une torche qu'il secoue, faire flamboyer l'avenir !" -> idée de la lumière qu'est le poète, pour que le peuple "sorte de sa minorité" (Kant), c'est-à-dire de leur ignorance.
-> le poète est un guide spirituel pour le peuple
- "On le raille, qu'importe; il pense" -> le poète est le seul à penser, et passe au-dessus des railleries.
Critique des poètes qui ne suivent pas leur engagement :
- "Honte au penseur qui se mutile, et s'en va, chanteur inutile, par la porte de la cité !" -> référence aux poètes; qui n'assument pas leurs fonctions de guide, de prophète, de modèle pour le peuple
- "Malheur à qui" -> malédiction lancée au poète qui ne respecte pas ses engagemetns
En conclusion :
Le poème de Victor Hugo, qui apparait comme lyrique, présente en fait un double engagement :
l'engagement d'Hugo dans son métier de "poète"
et l'engagement du poète à être un guide spirituel, une aide pour le peuple.
Il a concilité lyrisme et engagement, car la poésie est un bon moyen pour exprimer l'engagement de la poésie, étant donné que Victor Hugo est lui-même un poète est qu'il se représente dans ses vers. Il peut donc défendre ce qu'il connaît de façon subjective, dans un poème qui est lyrique.
Cependant, l'engagement d'Hugo n'est pas politique (dans ce poeme), même s'il avait ses propres convictions.
(Conclusion confuse, je sais, mais bon ^^)
NB :
- Mr Bai trouve qu'il ne faut pas dire "guide", car ça peut aussi être péjoratif, est que le mot "modèle" convient mieux.
- Mr Bai trouve qu'il ne faut pas dire "objectif" dans le cas d'une poésie, mais "impartial"
- Mr Bai a dit "je n'ai pas très bien compris ce texte"
- Mr Bai trouve que ce texte est ambigu, et m'a posé 15 fois la question "mais ce texte, il est ambigu non ?"
- Mr Bai pense que ce texte montre les deux faces de la solitude : la "bonne" solitude qui permet de réfléchir sur le monde et l'analyser, et la "mauvaise" solitude, qui est le résultat d'une fuite, de lacheté, et de refus de ses obligations.
- Mr Bai trouve qu'il y a une référence à Platon au début du texte
Et euh voilà, je critique pas du tout les remarques de Mr Bai, ça peut être bon à savoir :D
Pour la référence à Platon, j'ai un peu oublié, mais je crois qu'il m'a dit que c'est parce que Platon ne voulait pas de poètes dans la cité ou je ne sais quoi..
Publié le 27/05/2007 à 12:00 par Vincent
Ce livre a été écrit en 1960 par Romain Gary.
Résumé de l'oeuvre:
Dans cette autobiographie rédigée sur le bord de la mer, Romain Gary nous dépeint sa vie, en particulier son amour pour sa mère. Romain élevé dans le fin fond de la Pologne va déménager à Varsovie car sa mère qui avait créé un faux salon de couture française sera finalement ruinée. Romain, dont la mère ne cesse de dépeindre les mérites très exagérés de la France va finalement parvenir à s'installer avec elle à Nice. Ils comptent sur un vieux service de vaisselle qui devait valoir des millions pour s'installer, le service ne vaut rien. La mère de Romain devra alors faire toutes sortes de petits métiers pour s'en sortir, et finira finalement par ouvrir un hôtel. Elle rêve que son fils devienne ambassadeur français. Devenue diabétique sa santé se détériore. Romain doit partir à l'armée et promet de revenir gradé. Il écrit plusieurs livres dont sa mère est très fière. Il va risquer plusieurs fois la mort en tant que pilote et tombera gravement malade, mais guérira. Lorsqu'il reviendra de la guerre, sa mère sera déjà morte depuis trois ans, elle lui avait fait parvenir des "lettres à retardement" par l'intermédiaire d'une amie si bien qu'il ne s'en doutait pas. Il rencontrera plusieurs femmes mais ne se mariera pas.
1) Relevez, identifiez et classez tous les indices qui permettent de parler d'écriture autobiographique.
- Dans ce texte, de nombreux indices nous permettent de deviner qu'il s'agit d'une autobiographie:
Le pronom personnel "Je": omniprésence de la première personne du singulier tout au long du texte (1 ou 2 fois à chaque phrase).
De plus, le pronom personnel possessif "mon", présent dans le dernier paragraphe.
Aussi, les pronoms personnels compléments avec "me" (surtout dans le premier paragraphe) et "moi" (dans le dernier). Un autre pronom complément, "ma", présent dans le premier paragraphe, fait référence et désigne la mère de l'auteur.
Puis, des verbes d'opinion: 1er paragraphe ligne 1 "Je sentis". Beaucoup de verbes d'actions: 1er paragraphe ligne 5 "Je m'attelai", 2ème ligne 8 "Je plaçai", ligne 13 "J'écrivais" etc...
2) Repérez et classez les termes qui évoquent l'écriture dans les deux premiers paragraphes et récapitulez les étapes de la réalisation d'une oeuvre telles quelles sont décrites ici par le narrateur.
Termes évoquant l'écriture:
- Premier paragraphe -> "le chef-d'oeuvre immortel" ligne 2, "écrire" ligne 1 et "la besogne" ligne 5.
- Second paragraphe -> "trois mille feuilles de papier blanc" ligne 8, "pseudonyme" ligne 13, "oeuvres" ligne 14, "le volume" ligne 15 et "les éditeurs" ligne 14.
Les étapes de la réalisation d'une oeuvre:
1) Ecrire le plus rapidement possible (= dans un lapse de temps) tout en étant efficace pour être considéré comme un grand artiste.
2) Se débarasser de tous les désagréments qui seraient succeptibles de pertuber notre travail.
3) Rassembler les matériaux nécessaires à la réalisation du projet (Pour Romain Gary, ce sont surtout et principalement ces "trois mille feuilles de papier blanc").
4) Savoir réfléchir au nom sous lequel on souhaiterait apparaitre dans le livre (Romain Gary n'hésite pas à changer de pseudonyme pour que les éditeurs "accrochent").
5) Essayer de convaincre et de persuader les différents éditeurs pour que ceux-ci lancent le nouveau livre -> c'est le principal but pour le nouvel écrivain. En effet, cela lui permettrait d'avoir une certaine notoriété une fois l'éditeur trouvé.
3) En prenant appui sur certaines figures et sur le choix de certains termes, dîtes dans quel registre se trouvent rapportés les ambitions et les premiers essais du jeune auteur. Qui parle? L'adolescent ou l'adulte? A quoi le voyez-vous?
- Vers la fin du second paragraphe, le registre pathétique est mis en évidence par l'expression "crevais de faim" à la ligne 18 -> elle-ci s'oppose aux "superbes" que nous décrit l'auteur. Elle s'oppose aussi à la capitale, mentionnée juste après l'expression.
- Au début, on a affaire à un registre laudatif: l'auteur n'hésite pas à se valoriser -> superlatifs comme "le plus jeune" ligne 2 + images hyperboliques comme "de tous les temps" et "trois mille feuilles de papier blanc" ligne 8. A travers ce registre, le registre dialectique domine puisque l'auteur nous fait part de la façon dont il s'y prend et enseigne en quelquesorte le lecteur.
- On peut reconnaitre à travers ces termes un adolescent un peu hystérique à l'idée d'accomplir un vrai travail et d'être célèbre. On peut penser que l'on a affaire à un jeune homme qui n'a pas forcément les pieds sur terre. "lycée" ligne 6 et "avec l'accord de ma mère" nous prouve que nous sommes bien dans l'univers d'un adolescent.
- C'est donc l'adulte qui écrit et nous fait revivre ses premiers objectifs, tout en gardant le langage qu'il avait à l'époque.
4) Le dernier paragraphe est-il écrit dans les mêmes registres que les précédents? Quel rôle joue t-il par rapport au récit? Déterminez à partir de ce paragraphe quelles sont pour Romain Gary les raisons d'écrire.
Le dernier paragraphe est différent des précédents:
- d'une part par celui qui parle -> cette fois-ci, nous avons affaire à un homme mûre qui a su tirer les leçons de ses débuts un peu laborieux. On a l'impression, en lisant les premières lignes de ce troisième paragraphe, que ce que l'on a parcouru précédemment était un retour en arrière de la vie de l'auteur.
- cette fois-ci, c'est le registre didactique qui domine puisque l'auteur fait par au lecteur de ce qu'il a ressenti et espère ainsi que d'autres suivront son exemple et s'inspireront de son parcours (avoir les mêmes réflexions etc...).
- on peut aussi voir que c'est un adulte qui parle avec des termes et expressions comme "à cette époque" et "naïvetés" ligne 24 et ligne 29 "dans ma tendresse de fils", autrement dit, guidé par des personnes proches de son entourage.
Pour Romain Gary, il s'agit bien entendu de sa mère qu'il voulait satisfaire en se surpassant dans l'écriture.
Les principales raisons d'écrire pour l'écrivain:
1) Se faire une place dans la société -> ligne 32 "échapper à l'intolérance".
2) Réaliser ses rêves de jeunesse: ici, l'auteur avait principalement pour objectif de réaliser le rêve de sa mère. On peut donc penser qu'il a écrit ce livre autobiographique pour rendre hommage à sa mère et lui prouver qu'il a réalisé sa promesse, à savoir accomplis le travail de sa vie, qui était pour sa mère le plus beau cadeau que son fils puisse lui faire.
Romain Gary a donc tenu la promesse de son adolescence, d'ou le titre de son oeuvre, La Promesse de l'aube.
Publié le 26/05/2007 à 12:00 par Vincent
Manuscrit de Stendhal, extrait de son autobiographie, Vie d'Henry Brulard.
Présentation de l'auteur, de l'oeuvre:
Vie de Henry Brulard est une oeuvre autobiographique écrite Par Stendhal entre 1835 et 1836. Toutefois, elle ne fut publiée qu’en 1890. Le titre fait allusion au vrai nom de Stendhal: Henri Beyle. Mais par refus du nom paternel, il adopta celui de Brulard.
Stendhal est un écrivain Français du Romantisme, né en 1783 et mort en 1842. C'était le grand admirateur de Napoléon Ier. Cet auteur était aussi un passionné de musique italienne. Il était réputé pour la finesse d'analyse des sentiments de ses personnages. On peut remarquer que tous ces romans évoquent une constante recherche du bonheur.
Ses deux principaux ouvrages:
- Le Rouge et le noir (1830): Second roman de Stendhal. Personnage principal: Julien Sorel, fils de charpentier, hanté par le mythe napoléonien, espère satisfaire sa soif d'ambition par une carrière ecclésiastique. Mais c'est dans l'amour qu'il va trouver la voie de sa réussite sociale. Sa raison l'emporte sur ces calculs et se dévoile alors le sens de la vie. Ce roman reste une oeuvre phare du romantisme français et un exemple de la recherche du bonheur.
- La Chartreuse de Parme (1839): C'est un roman de formation, autrement dit ce livre nous fait assister à l'évolution d'un personnage qui, au gré d'aventures diverses au cours desquelles il se cherche, finit par se trouver et se constitue sous nos yeux en tant que héros.
Ses oeuvres un peu moins connues du public:
- Armance: 1er roman de Stendhal dans lequel il relate l'echec de la relation amoureuse entre Octave et Armance. Cette oeuvre est la conséquence et le symbole de la médiocrité de la France et de la Restauration.
- Lamiel et Lucien Leuwen: Deux romans inachevés qui parurent bien après sa mort, d'abord par fragments puis dans leur forme définitive entre 1927 et 1929.
Plan de commentaire:
I) La divagation de l'écriture
1) la typographie du texte
2) les différentes difficultés
II) La relation avec le lecteur
1) la présence du lecteur
2) un rôle original: celui de témoin
Introduction -> Rappel historique et culturel sur le Romantisme: Premières manifestations en Allemagne à la fin du XVIII ème siècle, il apparait en France au tout début du XIX ème siècle, notamment grâce à Rousseau et ses rêveries ainsi que Châteaubriand avec Renée ou les Mémoires d'Outre tombe. Ces auteurs mettent en avant des thèmes comme la nature et font preuvent d'originalité dans leurs ouvrages -> période ou l'on fait ressortir ses sentiments.
Dans cet extrait, l'auteur attire l'attention du lecteur sur un récit qui risque d'être délirant. Ainsi, le narrateur se situe dans un temps, le présent de l'écriture, pour apporter sous une forme qu'il présente lui-même comme divagante, un moment exessivement heureux vécu dans le passé. La relation entre le bonheur intense et la divagation de l'écriture semble être d'une cause (l'intensité du bonheur) à effet (la divagation). La reprise sous une forme narrative d'un épisode éloigné dans le temps est présenté d'emblée comme hors-norme avec le caractère hyperbolique du bonheur évoqué. La relation au lecteur est elle aussi particulière puisqu'il est témoin de cette écriture divagante.
I) La divagation de l'écriture
1) la typographie du texte:
- L'expression métaphorique "Battre la campagne", utilisée dès le début du passage, est associé au verbe "parler". Il est donc question d'une parole divagante, sans ordre, à l'image de la folie qu'elle évoque et qu'elle cherche à retranscrire.
- Dans la disposition typographique du texte, des phrases séparées par des alinéas (24 alinéas pour seulement 60 lignes!) va créer un effet de morcellement et de discontinuité.
- Le texte semble énumérer de petites remarques en constantes ruptures, celles-ci étant soulignées par la ponctuation (exclamations aux lignes 17 et 26, intérrogations aux lignes 11, 29, 38, 39, 40 et 42). On peut aussi remarquer l'absence de mots de liaison/de connecteurs logiques. On a des affirmations, des négations, des injonctions, des excuses, des prières au lecteur: tout cela se succède sans autre lien exepté l'idée de la folie amoureuse, du bonheur extrème et de la difficulté même de le dire.
- Il y a une insistance de l'auteur lui même sur l'imposibilité de faire un récit qui relève de la raison. Ce qui nous le prouve est l'adjectif de la ligne 10 "raisonnable", employé trois fois dans des formulations soulignant que la raison est vaincue par la passion, par l'excès de bonheur avec laquelle elle est incompatible. En effet, Stendhal part du principe que si l'on aime passionnément, on est impossible de le retranscrire.
- Les verbes de paroles sont utilisés de façon négative: exemples "Je ne peux pas dire" ligne 33, "Je ne puis écrire" ligne 36, "Je ne puis continuer" ligne 43, "ma main ne peut plus écrire" ligne 45 et "Je ne puis raconter" ligne 60 -> tous ces éléments illustrent donc la divagation.
2) les différentes difficultés:
- Les difficultés évoquées, qui convergent toutes vers l'impossibilité de raconter ou de peindre, viennent du caractère fou de la passion éprouvée, de son aspect si exceptionnel qu'il risque de toucher à l'absurdité, et de l'impossibilité de mettre dans des mots ce qui touche à la passion et échappe à la raison.
- En effet, il est très difficile de faire exister une telle émotion 36 ans après, et utopiste de vouloir l'exprimer.
II) La relation avec le lecteur
1) la présence du lecteur dans le texte:
- Le lecteur est présent dans le texte à plusieurs reprises: ligne 15 avec "O lecteur bénévole", ligne 23 avec "excusez du peu", ligne 40 avec "le lecteur n'a t-il jamais été amoureux fou?" et ligne 57 avec "O lecteur froid".
- Le mot de "lecteur" est caractérisé deux fois par des adjectifs différents: le premier, "bénévole", renvoie à une attitude d'écoute bienvellante, et le second, "froid", suppose un récepteur du message peu atteint par l'émotion du narrateur qui lui est passionné. Il s'adresse donc comme si il était la à l'instant précis ou il écrit. Il ressort de ces différentes marques de la présence du lecteur que le narrateur s'adresse à lui comme s'il était immédiatement présent, rétissant ou disponible, et donc qu'il est considéré comme le destinataire prévilégié du récit. L
- La présence du lecteur, souligné par les diverses interpéllations du narrateur traduit les difficultés de celui qui parle. Il est probable que Stendhal ne s'interessait pas à son lecteur, si ce qu'il écrivait lui paressait compréhensible et accessible.
- Le souci de la manière dont sera lu le passage montre ainsi la lucidité du narrateur, tout à fait conscient de s'être mis dans une situation qu'il ne maitrise pas, en prenant les devants pour avertir son lecteur de ce qu'il l'attend, à savoir le récit d'un épisode qui ne peut pas être raconté.
2) Un rôle original, celui de témoin:
- Témoin d'une incapacité de "dire", le lecteur est en quelquesorte invité à partager, à comprendre les difficultés du narrateur. Le lecteur n'apprend donc rien de ce qui s'est passé, ou si peu.
- L'extrait dont il est question ici est quasiment la fin de l'oeuvre de Stendhal, de sorte que le bonheur évoqué n'est pas raconté.
Conclusion: Le titre, qui indique que l'oeuvre est un récit de vie, avec le nom d'un personnage que le lecteur ne connait pas et qu'il n'assimile pas à priori à Stendhal, oriente vers l'idée qu'il peut s'agir d'un biographie réelle ou d'une oeuvre de fiction romanesque racontant une vie.
- La lecture d'un passage précis fait découvrir que le texte est écrit à la première personne du singulier. Celui qui parle est alors assimilé à Henry Brulard. L'oeuvre est identifiée comme un récit de vie autobiographique fictive puisque le signataire est Stendhal, et non Henry Brulard.
Ouverture: Comment établir alors la confusion d'identité entre Henry Brulard et Stendhal?
- le paratexte
- des recherches sur l'auteur
- chercher si il y a des rapprochements possibles entre Henry Brulard et Stendhal.
-> Par le biais de cette oeuvre, Stendhal met l'accent sur les limites de l'écriture autobiographique. Il reprend alors à son compte les remarques faites par Rousseau dans Le Manuscrit de Neuchâtel, à savoir la nécessité d'un langage nouveau pour traduire les émotions. La réflexion porte alors sur le pouvoir des mots.
Publié le 25/05/2007 à 12:00 par Vincent
Cher tous, voici l'exposé oral que nous avons présenté moi et Claire mardi matin en Français. Ce texte a été mis en complémentaire par Mne Cottron.
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Avant l'analyse -> informations importantes sur l'oeuvre et l'auteur:
- Texte estrait des Mémoires d'Hadrien écrit par Marguerite Yourcenar.
- Cette femme était une célèbre écrivain du XX ème siècle qui a écrit dans de nombreux genres littéraires (essais, pièces de théâtre, autobiographies, nouvelles)
- Ce fût la première femme élue à l'Académy Française en 1980.
- Ses deux principales oeuvres: L'Oeuvre au Noir (1968) et les Mémoires d'Hadrien (1951).
- Elle fait partie des auteurs qui se sont succédés lors de la période littéraire connue sous le nom de "L'Ecole du Nouveau Roman" (seconde moitié du XX ème).
- Ce mouvement remet notamment en cause l'unité psychologique des personnages.
- C'est le cas dans les Mémoires d'Hadrien, ou l'auteur imagine l'état d'esprit de l'empereur lors de ses derniers instants de vie.
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Quelques informations sur Hadrien, personnage dont s'est servie Yourcenar pour réaliser son oeuvre:
Hadrien était un homme qui a vécu au I er siècle. C'est l'héritier de Trajan (celui qui l'a recueilli après la mort de son père). Il est donc devenu un empereur romain, célèbre pour son talent: par exemple, il réforma l'administration, il chassa la corruption, il modernisa et humanisa la justice.
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Plan proposé:
I) Une autobiographie fictive (ma partie)
1) les caractéristiques d'une autobiographie présents dans le texte
2) le supposé éloge d'Hadrien par Yourcenar
II) Un thème dominant et récurrent: la mort (partie de Claire)
1) un aspect cérémonial
2) l'intimité familiale
3) le face à face avec la mort
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I) Une autobiographie fictive:
1) Les marques d'une autobiographie traditionnelle:
- récurrence du pronom personnel "Je", surtout dans les deux premiers paragraphes.
- verbes d'action comme "J'ai prié" l5, "J'ai envoyé" l14, "J'ai assuré" l21.
- pronoms personnels compléments, second paragraphe: "malgré moi" l14, "me fait pitié" l17, "me soigné" l19.
- adjectifs possessifs comme "mes mains" l14 et "mon chevet" l17.
3ème paragraphe, changement de personne avec "nous": l'auteur inclut le lecteur dans les idées qu'il émet et qu'il relate.
D'autres indices de l'autobiographie (de moindre importance) avec le temps des verbes:
- Premier paragraphe: présent (l1) -> permet de nous plonger directement dans la situation dans laquelle se trouve le narrateur.
- Puis, majorité passé-composé -> références aux différentes actions éffectuées par le narrateur pour préparer son départ dans "l'autre monde".
- A la fin, conditionnel -> permet au narrateur de faire part au lecteur de ses espérances pour l'avenir.
- Seconde paragraphe: majorité présent de description -> permet au lecteur d'être au coeur de l'action, de vivre et de partager d'une certaine manière les derniers moments de l'empereur.
Dans ce texte, rien ne nous indique clairement et explicitement qu'il s'agit d'une fausse autobiographie. En effet, on le sait juste grâce au paratexte. Le narrateur de ce texte n'est donc pas l'auteur de ce récit, puisque Marguerite Yourcenar utilise un procédé original pour prendre "possession" du roman.
2) A partir de ce procédé, l'auteur fait en quelquesorte l'éloge de l'empereur (c'est ce qu'on en a conclut avec Claire!!!)
On peut ressentir ce procédé et cette éloge lors du changement de personne à la ligne 26.
- En effet, on passe du "Je" du narrateur à la troisième personne du singulier (rappel de cette phrase: "Hadrien jusqu'au bout aura été humainement aimé") -> ce brusque changement de personne ne passe pas inaperçu aux yeux du lecteur.
- On peut interpréter cette phrase de deux façons:
1) c'est lui qui l'a écrite, ce qui parait un peu prétencieux de sa part.
2) c'est une éloge à Hadrien de la part de l'auteur. En effet, Yourcenar emploie un vocabulaire plutôt mélioratif avec l'adverbe "humainement" et le verbe aimer au participe passé. L'affirmation de l'auteur est renforcée par l'expression "jusqu'au bout", autrement dit qu'à Hadrien aura reçu tout l'amour qu'il souhaitait jusqu'à son dernier souffle.
On peut donc dire que c'est la phrase de la ligne 26 qui est le principal indice nous permettant de décourvrir qu'il ne s'agit en faite que d'une autobiographie fictive.
II) Un thème dominant et récurrent: la mort
a) 1er paragraphe => dénué de tout sentiment
aspect cérémonial, impression de formalités à régler de la part d'Hadrien par rapport à sa mort, il reprend tous les rites funéraires habituels pour les empereurs.
commence par "tout est prêt" -> règle lui-même la cérémonie, n'attend plus que la mort car il s'est déjà occupé de ce que l'on ferait de lui ensuite. il continu de diriger mm après sa mort.
vrb au passé composé montrent que les actions sont accomplies ("j'ai prié" l.5) ou au futur antérieur montre que tt sera accompli ("sera terminé" l.4) après sa mort.
le ft qu'il n'y ait aucun sentiment d'exprimé donne l'impression que la propre mort de l'empereur est vue ac du recul.
b) réactions de chaque membre de la famille d'Hadrien décrites tour à tour -> impression d'intimité
champ lexical des émotions: "larmes" (l.17), "sanglote" (l.21), "pleurs" (l.26)... => on remarque que se sont les émotions de l'entourage d'Hadrien qui sont retranscrites et nn celles d'Hadrien lui-même.
ainsi le lecteur ressent l'amour qui est porté à Hadrien comme le montre aussi la dernière phrase du § "Hadrien (...) aura été humainement aimé" (l.26,27)
c) dernier § = rencontre d'Hadrien lui mm avec la mort.
il s'adresse à son âme, il y a une séparation entre le corps et l'âme ("âme tendre et flottante" l.28) ce qui montre qu'il est bien mort.
c'est en quelque sorte son passage ds un autre monde: "regardons ensemble les rives familières" (l.30,31) -> ss doute allusion au fleuve que les âmes doivent traverser pr pouvoir trouver le repos éternel
il dit à son âme "nous ne reverrons plus" ce qui montre qu'il n'a aucune croyance en la réincarnation ou la ressurection par exemple.
"tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts" -> pt de vue d'Hadrien, il veut mourir dignement, il n'a pas peur d'affronter la mort.
les trois paragraphes traitent dc la mort de différentes façons, ss différents angles. d'abord du pt de vue cérémonial ac du recul, ensuite les émotions de l'entourage et enfin la rencontre d'Hadrien ac sa propre mort.
Conclusion: C'est donc bien la mort de l'empereur Hadrien qui est relatée et imaginée par Marguerite Yourcenar. Même si celle-ci s'est inspirée de faits réels de la vie de l'empereur romain, ce style d'écriture reste original puisqu'il a été peu pratiqué par les écrivains célèbres. On peut donc penser que ceci est difficile car l'auteur doit tenter de se mettre dans la peau, ou plutôt dans l'esprit d'un inconnu -> double tâche à réaliser. (d'ou l'idée de difficulté auquelle Youcenar a voulu affronter).
Ouverture: Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo, écrit en 1829. Dans ce roman, l'auteur se distincte bien du narrateur, un condamné à mort qui fait part au lecteur de ses dernières pensées et de ses angoisses avant de se faire guillotiner.
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par solène
Voilà La révocation de l’édit de Nantes ms j’ai vraiment pas bcp de trucs et je comprend rien alors si vs avez des choses à rajouter…
St Simon XVIIIe= Les Lumières
I- Constat d’horreur
La 1ère phrase → 15 lignes, gradations, enchaînement de faits, généralisation, accumulation de prop. Sub. Relatives
Champ lexical du chaos et de l’abomination générale
Constat d’anarchie, de chaos → 1er §
II- Les responsables
Responsabilité du roi → il a été influencé
Roi= insouciant, inconscient, croit en les bêtises des évêques
La destruction de la France → profite aux autres pays
Responsabilité des nobles → 2e et 3e §
Responsabilité du roi → 4e §
Antithèses « horreur et confusion » l.31 et « triomphes et joies » l.32
l.2 « complot affreux » → persécution de protestants par les catholiques
l.23 « dragons » → gens qui avaient l’autorisation d’abuser des protestants
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par solène
Voilà le chapitre 30 de Candide ms j’ai vraiment pas bcp de trucs et je comprend rien alors si vs avez des choses à rajouter…
Candide Chapitre 30
Voltaire XVIIIe siècle = Les Lumières
I- Critique de la royauté
De la vie à Versailles
Critique de Louis XIV
Enumération des rois l.7 à 16
II- Critique de la philosophie
Morale→ mieux vaut vivre simplement
Champ lexical de la ruine
Ironie de Voltaire
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par solène
Voilà le chapitre 17 de Candide ms j’ai vraiment pas bcp de trucs et je comprend rien alors si vs avez des choses à rajouter…
Candide Chapitre 17
Voltaire XVIIIe siècle = Les Lumières
I-L’utopie
Pays d’or= Eldorado
Pays légendaire
Champ lexical de la richesse « or » l.57
l’abondance et accumulation « émeraudes », « rubis » l.57-58 + paradoxe « larges pièces d’or » et « cailloux de nos chemins »
l’inconnu→ descript° des lieux et des personnages sans trop de détails
II- L’ironie
Eldorado→ ironie
Hyperboles
Exagérat°
Abondance
Gratuité
Aucun mot péjoratif
Surprise de Candide et Camcambo à leur arrivée dans ce pays
Conclus°
Dénonce l’utopie et le rêve
Le bonheur est le fruit du travail et non du rêv
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par Solène & Vincent
COMMENT ON FIT UN BEL AUTO-DA-FE ET COMMENT CANDIDE FUT FESSE.
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Présentation du texte et de l'auteur:
- Voltaire, 1694-1778 = XVIII ème siècle: Les Lumières.
Autres oeuvres célèbres et connues de l'auteur: Oedipe, L'ingénu et Les Lettres philosophiques.
- Dans Candide, l'auteur met en évidence l'ignorance d'un jeune homme confrontré à de nombreux problèmes.
- Au chapitre 5, Voltaire s'inspire du tremblement de terre de Lisbonne qui s'était produit en 1755, et plus précisément le 1er Novembre (date de la toussaint): l'auteur a donc choisi ce jour pour faire revivre à Candide ce tragique évènement (qui avait par la suite crée un tsunami qui avait fait environ 25 000 victimes). Voltaire accentue le côté arbitraire de la mort.
(Il faut savoir que ce tremblement de terre eut une forte influence sur de nombreux penseurs européens de l’époque -des Lumières).
- Dans le chapitre 6, l'histoire se passe au Portugal, dans la capitale, Lisbonne, après le tremblement de terre. A ce moment, on retrouve le personnage principal, Candide, qui se trouve dans une situation délicate, puisque l'Inquisition a proclamé l'auto-da-fé contre lui et son ami Pangloss -> éxécution.
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Définition de quelques mots présents dans ce chapitre pour vous aider à mieux saisir le sens du texte:
- Auto-da-fé: Proclamation solenelle d'un jugement prononcé par l'Inquisition (éxécution du coupable par le feu).
- San-Benito: Casaque jaune dont on revêtait les condamnés au bûcher, sous l'Inquisition.
- Mitre: Haute coiffure triangulaire de cérémonie portée par les prélats et notamment par les évêques.
- Faux-bourdon: Chant accompagné d'un orgue avec une voie.
- Anabaptiste: Signifie "baptiser à nouveau": adhérer à l'un des mouvements religieux issue de la Réforme qui n'admettent pas le baptême des enfants et procèdent à un second baptême de leurs adeptes à l'âge de raison.
- Béni: Glorifier Dieu pour le remercier par des actions de grâce.
- Prêché: Faire un sermon (ici, il se fait la morale).
- Absous = condamné
- Interdit = très étonné.
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Introduction: C'est un conte philosophique, mais aussi un apologue. Le texte est satirique est pathétique, puisqu'il dénonce les principes de l'Inquisition et met en évidence le désespoire du héros après la perte de ses amis.
Plan proposé: (désolé du peu de clareté !)
I) Etude du conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
2) les figures de styles employées
OU
1) un évènement qui s'ancre dans la réalité (situation initiale)
2) le châtiment inquisitorial (péripéties)
3) le désespoire
II) La philosophie de l'auteur:
1) ???
2) ???
I) Le conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
- Temps dominant: l’imparfait = temps du récit.
- Plusieurs champs lexicaux sont présents dans ce texte (trois principaux):
La désolation avec "tremblement de terre", "détruit", "une ruine totale", "empêcher la terre de trembler", "la terre tremble de nouveau" et "un fracas épouvantable"= la menace du tremblement de terre.
La violence: "quelques personnes brûlées à petit feu, fessées, brûlées, pendues"= l'éxécution.
L'Auto-da-fé avec "la mitre", "le san-benito", "flammes renversées", "diables", "flammes droites", "procession", "sermon" et "coutume" = l'Inquisition.
2) les figures de style employées
- Ligne 3 = Oxymore: "un bel auto-da-fé" = l'auteur met l'accent sur l'importance du mot "auto-da-fé".
- Ligne 15 = "Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait" = situation burlesque, ambiance festive.
- Ligne 19 = 2 gradations descendantes
- Ligne 20 = 1 question rhétorique
- Ligne 21,22 et 23 = 3 apostrophes
Critique de l’inquisition, dénonce les méthodes de détention « appartement d’une extrême fraîcheur » ligne 14
II)
La philosophie - Critique de Leibniz = essai de Leibniz « Théodicée »
Ouvrage dans lequel il explique que le monde que Dieu a crée est le meilleur des mondes possibles
Conclusion: Cet extrait de Candide nous ramène aux principaux combats des philosophes des Lumières qui, en hommes de raison et de progrès luttent contre l'obscurantisme sous toutes ses formes.
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Autre plan possible:
I) L'art du conteur
1) la situation initiale
2) la situation finale
II) L'ironie au service de la dénonciation
1) dans le premier paragraphe
III) La dénonciation
1) le fanatisme et l'intolérance
2) la superstition
3) l'optimisme