Posté le 19.05.2007 par Morgane
Pour le chapitre VI de Candide, comme je l'avais précisé dans un commentaire, j'avais trouvé qqch ici :
http://odautrey.free.fr/autodafe.htm
Sinon, c'était Vincent et Maxime qui avaient fait l'exposé dessus..
Pour la Lettre au Jésuite Le Tellier, je n'ai strictement rien non plus. Claire, je fais appel à toi pour que tu postes ton oral blanc ! (ou alors l'exposé de Maxime...)
Sinon, si quelqu'un pouvait poster son cours sur Les Confessions de Saint-Augustin, ce serait pas de refus.
Dernière chose, Mme La remplaçante dont je ne connais pas le nom nous a distribué une feuille qui récapitulerait l'analyse de la lettre LCXVI, alors qu'en fait c'est l'analyse de la lettre CXLVI. Je sais c'est con, mais j'ai mis trois heures à m'en rendre compte et à chercher quel chiffre représentait "LCXVI"
Posté le 08.05.2007 par les profs !
Mme Ass : "Excusez-moi, parfois je suis un brin vulgaire"
Mme ? : "Louis XIV est mort en 1715, c'est quand même récent !"
Mme James Bond A : "Une espèce de Krack boursier version 1720"
Mme Cot : "J'ai jamais discuté personnellement avec Dieu en ce qui concerne le vol"
Posté le 18.04.2007 par Morgane
Je sais que Blandine l'a posté, mais elle dit des choses que je dis pas, et inversement : on en aura jamais trop de deux ^^
Intro
"De l'esclavage des nègres", est extrait
De l'Esprit des Lois, de Montesquieu. Montesquieu était un écrivain et un philosophe des lumières très engagé politiquement, et contre l'esclavage des noirs.
Ce texte peut être lu comme une critique ironique, car tout d'abord, il paraît comme un réquisitoire des noirs. Mais, il s'avère ensuite ironique, et est en fait une dénonciation des pratiques esclavagistes sur les noirs.
I.
Au premier abord, on peut considérer que ce texte critique sévèrement les noirs, par leur physique, et en les excluant de la vie religieuse sociale, et économique.
Premièrement, les noirs sont blâmés, à l'aide d'arguments esthétiques. Comme Montesquieu le remarque, "ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête, et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre" (l. 5/6). Effectivement, les esclaves africains étaient noirs, contrairement aux Français au XVIIIème siècle, et cette différence leur posait problème. "Le nez si écrasé" (l. 5) qu'ils possèdent aussi, est accentué par un intensif, et montre bien qu'ils sont tellement différents physiquement, et même laids et qu'il n'est pas nécéssaire de se soucier d'eux. Car, de toute façon, à cette époque, pour le roi, ceux qui ne ressemblaient pas aux Français, ne méritaient pas le même statut.
Dans le même sens, Montesquieu se justifie dans cette phrase : "il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité" (l. 10), qui montre qu'une chose aussi simple que la couleur de peau, constitue quelque chose de très important, qui est l'humanité. Donc, si les noirs n'ont pas la bonne couleur de peau, ils ne peuvent pas faire partie de l'humanité.
Avec ses arguments esthétiques, Montesquieu veut montrer qu'à l'époque, le physique d'une personne et sa couleur de peau était importants pour déterminer son avenir, en tant que citoyen ou esclave.
D'autres arguments sont ainsi développés, notamment par rapport à la religion.
D'après le texte, "on ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, [...], ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir" (l. 7/8). Il est ainsi montré, que pour la religion de l'époque, il était invraisemblable qu'un noir puisse être un être humain comme tout homme chrétien, car étant noir, il ne mérite pas d'âme. Et d'après la religion, un homme était constitué d'un corps et d'une âme. Or ici, il est expliqué que Dieu n'aurait pas pu donner une âme à un corps de cette couleur, car elle est différente. L'adverbe "surtout", insiste que, même dans le pire des cas ou un noir aurait une âme, elle ne pourrait être que mauvaise.
Il est ensuite rajouté, que "il est impossible que nous supposions que ces gens là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous sommes pas nous-mêmes chrétiens" (l. 18). Ceci pour démontrer qu'il est plus correct de douter que les esclaves soient des humains, plutôt que de douter que les homme soient croyants. Et à cette époque, le catholiscisme était la religion d'état en France, et les autres n'étaient que peu acceptées. Donc pour les Français, c'est la parole de Dieu, qui est censée être la plus importante.
Ses arguments appuient le fait que les esclaves ne sont pas humains, d'après la religion, et aussi qu'ils ne pas sont pas adaptés à la vie sociale, ni à la vie économique.
Les noirs, d'après le texte, ne peuvent pas vivre en societé, comme il est noté à la ligne 16 : "une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui, chez les nations policées, est d'une si grande conséquence" (l. 16/17)incapables de juger le vrai du faux, et ceci est accentué par l'intensif 'si", car ils attacheraient plus d'importance à du verre que de l'or, donc ils ne connaissent pas la valeur des choses, et sont inadaptés à l'économie.
Et ainsi, il est expliqué de la même manière, que les esclaves seraient très mauvais pour la societé s'ils étaient dedans, car "le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves". Il est tout aussi aberrant pour l'époque, de payer cher, si on peut payer moins, en faisant travailler des esclaves, car cela bouleversait l'économie. De la même façon, sans les esclaves, les terres ne seraient pas défrichées, d'autres travaux ne seraient pas fait, et donc, la société vivrait mal.
En conclusion, le texte exclue les esclaves du monde humain, à cause de leur couleur de peau, et leur incapacité à participer à la vie sociale économique et religieuse, car aussi, ils manqueraient aux autres car leur travail est utile.
Cependant, Montesquieu ne pense pas ce qu'il dit dans le texte.
II.
On peut principalement remarquer que de nombreux procédés qui décrédibilisent ce qu'il dit, et que le texte est ironique.
Tout d'abord, le texte commence par la conjonction "Si", qui introduit une hypothèse. Cela montre donc, que ce qu'il dit n'est pas toujours applicable, et qu'il est même possible que ce soit irréel. Le conditionnel, présent à plusieurs reprises dans le texte, par exemple "dirais" (l.1), "serait" (l.3, l. 21) insiste encore plus, sur l'hypothèse et la non-réalité de ce que dit Montesquieu, alors qu'un véritable argumentaire serait entièrement écrit au présent de vérité générale.
De plus Montesquieu commence son texte à la première personne du singulier "je" (l.1), car il parle de son avis personnel, alors que dans la suite du texte, il utilise "on" (l. 7, 13, 20) ainsi que la 1ère personnel du pluriel "nous" (l. 11, 18), et on ne sait pas à qui d'autre il fait référence. Cela décrédibilise ce qu'il dit, car son argumentaire n'est pas logique, il s'appuie sur d'autres personnes non mentionnées, afin de ne pas être le seul à porter la faute.
Aussi, il essaie de faire une concession à partir de la ligne 20 : "De petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains". Il reconnait effectivement qu'une injustice est commise envers les esclaves, cependant, l'emploi d'un adverbe superlatif comme "trop", à la suite d'un verbe de sens très fort comme "exagérer", fait insister trop lourdement sur la non-crédibilité des "petits esprits", qui sont eux-mêmes dépréciés.
Pour finir ce qu'il dit, Montesquieu emploie une question rhétorique à la fin du texte : "Car, si telle était qu'ils le disent ne serait-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?" (l. 20/23), qui laisse en suspens la réponse. Mais ceci est une question absurde, qui ne va pas dans le sens de l'argumentaire. Elle permet de mettre en conclusion des mots comme "miséricorde" et "pitié", qui sont contraire au vocabulaire général du texte, et donc, Montesquieu ne conclue pas par ce qu'il a essayé de démontrer tout au long du texte.
Son argumentaire, en plus d'être mal construit, est absurde et construit avec des procédés de l'ironie.
Montesquieu ne pense absolument pas ce qu'il dit. Beaucoup d'hyperboles, de superlatifs et d'intensifs sont utilisés, ce qui renforcent l'irréalité de sa critique, comme par exemple "si écrasé" (l.5), "privent toujours" (l. 11), "les meilleurs philosophes du monde" (l.14), "si grandes conséquences' (l.17). Il est évident que Montesquieu ne pense pas que d'autres sont les meilleurs philosophes du monde, car il en est lui-même un. La phrase "ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre" (l.5/6) est absurde. Il n'y a pas vraiment de rapport logique entre un détail physique, et l'impossibilité de les plaindre, car au contraire, quelqu'un qui a problème physique est plus facile à plaindre, et Montesquieu ne penserait pas cela.
De la même façon, la phrase "il est impossible que ces gens là soient des hommes" (l. 18) n'a pas de sens, car des gens sont forcément des hommes. Alors qu'ici, l'expression "il est impossible que" insiste, et exprime totalement le contraire. D'autres expressions dans le texte expriment la véracité des dires, comme "il est naturel de penser que" (l.10), "on peut juger" (l.13), alors qu'elles sont suivies de phrases complètement absurdes.
C'est le cas, pour toute la phrase "il est impossible que nous supposions [...] que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens" (l. 18/19). Elle exprime que les hommes dont il parle sont chrétiens, et qu'il serait invraisemblable de considérer les noirs comme des hommes. Cependant, les chrétiens sont censés traiter tous les hommes de manière égale, donc ils ne se réveleraient pas chrétiens en n'acceptant pas les noirs comme hommes. Alors qu'ils expriment le contraire. Ceci est donc un contresens total, et prouve l'absurdité du raisonnement de Montesquieu, afin de faire comprendre que ce qu'il dit est ironique.
Effectivement, le vrai but du texte est de dénoncer la monarchie absolue.
Montesquieu, fait implictement dans ce texte, une plaidoirie des noirs, et une critique du roi qui était favorable à l'esclavage.
On a pu remarquer précédemment qu'il avait de nombreux arguments contre les noirs, cependant, aucun d'eux ne sont valables. Montesquieu voulait évidemment, défendre les noirs. On peut dire que dans le dernier paragraphe du texte, l'expression "de petits esprits", qui "exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains"(l. 20) , se rapporte à Montesquieu lui-même. Il veut exprimer, que ceux qui, comme lui, défendaient les noirs, n'étaient pas du tout considérés par le pouvoir royal de l'époque.
Alors que, ce même roi, était favorable à la traite des noirs, et c'est ce contre quoi Montesquieu militait. Il fait la critique de toutes les formes de maltraitance que subissent les noirs, dues à leur physique, et le fait qu'ils ne soient pas intégrés à la vie sociale et religieuse du pays, comme nous l'avons vu précédemment. Une dénonciation des chrétiens est aussi faite, comme quoi ils croyaient avoir la foi alors que ce n'était qu'une illusion car ils ne suivaient pas la parole de Dieu.
C'est ainsi que toute la critique revient au même point; la monarchie absolue, qui était trop réductrice et totalitaire, car elle empêchait les philosophes de s'exprimer (Montesquieu a d'ailleurs échappé plusieurs fois à la censure) elle défendait aux noirs de s'intégrer, et se croyait chrétienne alors que ce n'était qu'un simple prétexte.
Ccl
En conclusion, ce texte, qui apparaissait comme une critique des noirs, est en fait une profonde dénonciation de l'esclavagisme en France, et du roi, comme c'est également le cas pour le chapitre 19 de
Candide, de Voltaire, lorsque Candide lui-même rencontra le nègre de Surinam.
Et malgré la monarchie absolue, l'esclavage sera quand même aboli en 1848, un siècle plus tard. Ce qui prouve, que les protestations de Montesquieu, ne sont pas averées inutiles.
Posté le 14.04.2007 par Morgane
Illusion Comique, Corneille, 17ème siècle
Acte I, Scene I : Dorante tente de convaincre Primadant d'aller voir le mage Alcandre pour retrouver son fils
Axe :
Une atmosphère mystérieuse et surnaturelle/fantastique dans l'acte I, Scene I
I. Une atmosphère mystérieuse
Mystère : ce qui est caché, incompréhensible, inconnu ou obscur
- Champ lexical de l'obscurité : "grotte obscure", "nuit", "sombre", "n'ouvrant son voile épais qu'aux rayons d'un faux jour". L'obscurité est un facteur qui empêche un humain ed voir, et donc qui lui laisse le mystère pour ce qui se passe visuellement
- De la même façon, l'expression "un éclat douteux", exprime aussi la non voyance des objets et un mystère pour ce qui se passe
- Champ lexical de la mort aussi emplyé : "le commerce des ombres", "funestes bords", "mille morts". Cela créé aussi une atmosphère inquiétante, un mystère
- De plus; on parle de 2 autres personnages, alors que seuls Primadant et Dorante sont présents sur scène, cela fait un mystère car on ne sait pas qui sont ls autres persos
- Dorante parle d'Alcandre à l'aide d'expressions comme "Le grand Mage", son prénom n'apparait qu'au vers 16
- Dorante continue de faire un portrait d'Alcandre mélioratif, montrant qqun d'impressionant et d'hors du commun, comme le montrent les hyperboles : "il suffira pour vous qu'ils lise les pensées, et connait l'avenir et les choses passées", ou encore "Et pour lui nos destins sont des livres ouverts, rien n'est secret pour lui dans tout cet univers". Cela créé du du suspens, Alcandre est décrit comme spectaculaire, mais est-ce vrai ?
- Primadant témogne justement de son impatience de voir Alcandre : "j'en attends peu de choses et brûle de le voir, j'ai de l'impatience et je manque d'espoir"
- Mais, sa phrase, vers 65 "Vous m'en dites bcp", montre son doute pour les réelles capacités d'Alcandre, et il y a toujours le mystère de savoir ce qu'il est vraiment
- Primadant parle aussi de son fils mais il ne met pas son nom du vers 22 au vers 36. Cela a encore le mystère pour conséquence
En ccl, bcp d'éléments font une atmosphère mystérieuse, au niveau des personnages, et laisse un suspens pour ce qui se passera au delà de l'acte I, scène I.
II. Une atmosphère surnaturelle/fantastique
Développé par Blandine
III. La pastorale, un genre proche de l'Illusion Comique
Développé par Camille
Posté le 06.04.2007 par claire
auteur: Voltaire, philosophe des lumière, 18ème siècle
genre: conte philosophique, publié en 1759 anonymement pour éviter la censure de Louis XVI et pour éviter d'être embastillé une 3ème fois à cause da la critique de la société d'ordre, notamment les aristocrates
chapitre 1= présentation des personnages, du cadre + l'élément perturbateur car Candide est chassé du château.
registre: satirique
I/ satire des aristocrates
II/ satire des philosophes
I/ -> le nom de "thunder-ten-tronckh" (alitération en t) discrédite le baron car difficilement prononçable dc c'est une moquerie des aristos
-> description superficielle:
-jugement des personnes par leur grade "prouver que 71 quartiers" => dénonciation du rejet des sans grade par les aristos
- baronne décrite uniquement par son poids "elle pesait 350livres", seul élément que l'on a sur elle
- Cunégonde décrite comme une marchandise "elle était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante"
-> discrédite les biens des aristos : "son château avait une porte et des fenêtres" => descendu au rang de biens normaux, rien d'exceptionnel
-> Province de Westphalie mise en égalité avec la terre ac l'hyperbole "le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de tte la terre". Voltaire se moque des aristos croyant qu'ils sont en qq sorte le centre du monde, dénonciation de la prétention des aristos
-> aristos discrédités par le personnage de Candide lui mm car sa simplicité est poussée à l'extrême (on le voit ac le champ lex "innocemment", "sensibilité"...) cela donne un aspect comique.
-> aristos discrédités ds le dernier paragraphe car scène un peu ridicule, naïveté excessive. ce paragraphe donne un effet théâtrale (comique) car les actions s'enchaînent rapidement, le rythme est rapide comme le montre les nombreux vrb au passé simple. cette "scène" est l'élément perturbateur, Candide est chassé.
II/ Satire des philosophes
-> satire des philosophes du XVII°s
avec "methaphysico-théologo-cosmolo-nigologie" qui est un nom qui peut paraître savant, mais qui ne veut rien dire.
Voltaire se moque en particulier de Leibniz qui est un philosophe allemand du XVII et en fait la caricature à travers Pangloss.
"tt langage", parle de tout, mais superficiellement, ne connait rien en profondeur.
-> satire de l'optimisme
"le meilleur des mondes possibles"
"le plus beau des chateaux"
"la meilleure des baronnes"
les descriptions montrent pourtant qu'ils n'ont rien de particulier.
->"ceux qui ont avancé que tt est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tt est au mieux", Voltaire se moque de Leibniz en jouant sur les mots
-> satire de la théorie des causes et des effets
Leibniz prétend expliquer rationnellement ts les faits :
"les nez ont été faits pour porter des lunettes"
"les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées"
"les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des chateaux"
ces exemples sont absurdes, car ils sont inversés
ps: dsl pour le retard et sûrement pour toutes les fautes
Posté le 06.04.2007 par Morgane
Le Mondain, Voltaire
Ce texte de Voltaire est un poème didactique et satirique critiquant le mythe du retour à la Nature.
I. Construction du poème
- ligne 1 à 4, allusion au mythe de l’âge d’or, le mythe du retour à la nature comme introduction, montrant que le poème traitera de ce sujet
- vers 5 à 29, passage énumérant les avantages de la civilisation moderne, de l’âge de fer, en opposition avec l’âge d’or. Début du passage commençant par « Moi, je », qui insiste et montre que ce paragraphe parle de l’opinion et de la vision du bonheur de Voltaire
- vers 30 à 50, inconvénients et barbaries de l’état de nature, annoncée par « quand la nature était dans son enfance »
Ce poème argumentatif est très bien construit et cherche à mettre en avant la vision que Voltaire a du bonheur
II. Eloge de l’âge de fer
- D’après Voltaire, l’époque où il vit permet le luxe et le plaisir. Champ lexical des plaisirs du luxe et de l’abondance : « luxe », « plaisirs », « arts », « propreté », « ornement », « abondance », « plaisirs nouveaux », « plaisirs de ce monde », « superflu »
- Ce luxe a permis l’essor du commerce qui a enrichi les nations
- Le commerce a unifié le monde
- La civilisation a forcé les gens à se respecter
III. Cibles de Voltaire
Il critique la religion, l’âge d’or d’Adam et Eve (allusion ironiques del’Eden : « ce temps profane »
- évocations provocatrices et iconoclastes (qui est hostile aux traditions) d’Adam et Eve « mon bon père »
Il critique la vie dans la nature qu’Eve et Adam menaient, et que d’autres philosophes de son temps prone, comme Rousseau.
- vocabulaire de saleté et de misère, du à la nature « ongles longs, un peu noirs et crasseux », « la chevelure assez mal ordonnée »
Voltaire a d’ailleurs été contraint à l’exil, pour cause de scandale religieux.
En ccl, ce texte est un éloge des temps modernes, écrit d’un ton gai et plaisant
Voltaire fait un usage inattendu de la poésie, non pas pour des sentiments personnels, mais pour des préceptes. De plus, il fait une condamnation des pensées de Rousseau, qui prônait un retour à la nature.
Posté le 06.04.2007 par classebacasableMorgane
Que ceux qui ont étudié les chapitres I, VI, XVII et XXX de Candide se dévouent et les postent ici rapidement !
Merci :p
Posté le 05.04.2007 par Dine
De l'esclavage des Nègres de Montesquieu, petite analyse du texte (13.5/20 c'est pas génial mais c'est pas la mort non plus loool)
Introduction
"De l'esclavage des Nègres" est le chapitre 6 du livre XV de "De l'esprit des lois" rédigé par Charles de Secondat, baron de Montesquieu, alors qu'il siégait à l'académie Française.
Ce texte appartient au courant des Lumières et présente avant tout un registre polémique.
La période durant laquelle ce texte a été écrit correspond à l'ouverture de la France sur le monde par les aventuriers, les colonisateurs mais également les commerçants, ce qui apporte un exotisme souvent discuté dans les salons.
Ce texte est une éloge de l'esclavagisme largement ironique.
I L'éloge de l'esclavagisme
Montesquieu expose dans ce texte les raisons de l'esclavagisme et en quoi il est positif.
Pour cela il utilise de nombreux arguments, variés dans leur nature, et exposés les uns après les autres, chacun formant un paragraphe.
Le premier argument, constituant le second paragraphe de la ligne 2 à3 est un argument historique. Le verbe "devoir" fait part de l'obligation qui s'ensuivit au massacre du peuple Américain C'est en quelque sorte une excuse des Européens, car les terres qu'ils avaient colonisées devaient être défrichées, ils ont donc "dû" "embaucher" d'autres esclaves (référence au commerce triangulaire).
Au troisième paragraphe, à la ligne 4, se trouve un argument d'ordre économique, commercial. Il y est en effet expliqué que pour qu'un produit soit bon marché, il est essentiel que la main d'oeuvre embauchée soit elle-même peu chère.
Puis le quatrième paragraphe (l5-6) constitue un argument physique, justifiant l'esclavagisme par la couleur de peau des esclaves, on remarque d'ailleurs une proposition subordonnée de conséquence.
Vient ensuite au cinquième paragraphe, un argument théologique (faisant référence à Dieu, la religion), utilisant une périphrase pour décrire les "noirs" comme étant des diables "une âme, surtout bonne, dans un corps noir", il est dit ici que Dieu ne se permettrait pas de mettre une bonne âme dans un corps noir, donc les noirs ont tous une "mauvaise" âme ce qui explique pourquoi il est acceptable de les réduire en esclavage.
On retrouve un argument théologique au neuvième paragraphe (l 17-18) avançant le fait qu les noirs ne sont pas des Hommes. Un raisonnement logique est établi par les connecteurs "parce que" et "si".
Les sixième et septième paragraphes sont d'ordre chronologiques (l9 à 14), des comparaisons avec les peuples d'Asie et d'Egypte sont établies afin de poser un jugement sur les noirs, amplifiant ainsi la justification de l'esclavagisme.
Puis au huitièm paragraphe (l15-16), un argument d'ordre culturel, social, est exprimé à travers le fait que les noirs n'ont pas la conscience de la "réelle" valeur des choses.
Enfin, pour clore son argumentation, Montesquieu fait appel à un argument politique: puisque les princes d'Europe ne réagissent pas, il est parfaitement "légal" d'exercer quelque sorte d'esclavagisme.
Ces arguments font donc l'éloge de l'esclavagisme, cependant certains éléments trahissent l'ironie de Montesquieu, dont le véritable but est de critiquer l'esclavagisme.
II L'ironie des propos de Montesquieu
Dans "de l'esclavage des Nègres" de Montesquieu, l'ironie réside en une figure de pensée consistant en un enchaînement de propositions contraires à la vérité, ce qui est souligné par la réduction à l'absurde notamment, mais également par le contraste entre les faits et la justification donnée.
Mais avant toute chose, on remarque que les propos tenus par Montesquieu sont tous réduits à néant dans sa phrase d'introduction constituant le premier paragraphe. L'utilisation du conditionnel et du "si" nous informent bien que Montesquieu ne soutient pas l'esclavagisme.
Mais l'ironie du texte est également remarquable à travers les nombreuses hyperboles: l3 "tant de terres"; l4 "trop cher"; l11 "plus marquée"; l13 "les meilleurs philosophes du monde"; "d'une si grande conséquence"; l16 "d'une si grande conséquence".
De plus, le langage employé explicite la gravité de certains faits, notamment lorsqu'il cite le massacre du peuple Américain, le verbe employé est "exterminé", verbe de sens fort assimilé à assassiner, tout comme on trouve le verbe "mourir".
On trouve un raisonnement par l'absurde dans le troisième paragraphe, contenant l'argument économique (voir première partie), puisqu'en effet le prix du sucre paraît plus important que le prix d'un homme (et il est bien connu qu'un homme n'a pas de prix, du moins il est inestimable).
De plus, aucun logique n'est mise en place dans l'argument physique: ce n'est pas à cause d'un critère physique qu'un sentiment est possible ou non.
L'argument culturel ne tient compte que de la culture Européenne et pas de la culture Africaine, ceci étant absurde car le sujet de l'article est le peuple Africain.
L'ironie est très présente dans le texte de Montesquieu, ridiculisant ainsi la thèse de l'esclavage positif.
Conclusion
"De l'esclavag des Nègres" est en réalité une critique implicite de l'esclavagisme, soutenue par l'ironie employée durant tout le texte.
Il peut être assimilé au chapitre XIX de
Candide de Voltaire mais je sais plus pourquoi ^^
Cette dénonciation de l'esclavagisme ne porta ses fruits qu'en 1848, date de son abolition (100 ans apès le texte environ). Un Code Noir rédigé vers 1750 a été mis en place, reliant chaque faute commise par un esclave à une punition quelconque, ce Code avait été mis en place suite au nombre important d'esclaves. Il fut également aboli en 1850.
Posté le 04.04.2007 par claire
auteur: Dumarsais, philosophe et grammairien français, 18ème siècle
texte extrait de
l'encyclopédie projet destiné à apporter des connaissances à tous, dirigé par des philosophes tel que Diderot.
txt explicatif mais aussi argumentatif
AXE 1: Peut on dire que l'image du philosophe est donnée comme étant humaine?
I/ philosophe opposé aux autres hommes
II/ Ce qui les oppose
III/ philosophe intégré dans le monde
I/ actions des hommes à la voie passive: "les autres hommes sont déterminés..." (l.1) alors que les actions des philosophes sont à la voie active "les philosophes
au contraire démêlent..." => opposition ac le connecteur "au contraire" entre hommes et philosophes et incapacité des hommes à réfléchir par eux mm.
"des hommes qui marchent ds les ténèbres;
au lieu que le philosophe(...) n'agit qu'après la réflexion" (l.9,10) => opposition
II/ hommes agissent sans réfléchir alrs que philosophe observe et réfléchit avt d'agir => PULSION,IGNORANCE opposée à SAVOIR,REFLEXION
hommes vivent ds l'excès, sentiments alr que philo controle émotions et réfléchissent
TENEBRE, OBSCURANTISME opp à LUMIERE,RAISON "il marche la nuit mais il est précédé d'un flambeau" => image + pr les philo des lumières
homme juge sans savoir alors que philo sait demeurer indéterminé
IMAGINATION opp à VERITE "la vérité n'est pas pour le philo une maîtresse qui corrompe son imagination (...) il se contente de la pouvoir démêler où il peut l'apercevoir" => vérité remise en question par les philo, connotation religieuse
III/ philo mis au mm niveau que les hommes "il cherche à convenir à ceux avec qui le hasard ou son choix le font vivre" (l.23,24) => simplicité, pas supérieur
philo a une grd qualité sociale,veut être utile "c'est un honnête homme qui veut plaire et se rendre utile"
honnête homme= homme du monde accompli d'un esprit cultivé, qui représentait l'idéal de l'époque classique.
CCL: philo pas inhumain,homme ordinaire mais qui utilise sa raison pr dominer ses passions, vit en société le plus agréablement possible
ouverture:
Candide (dernier chap) de Voltaire => "cultiver son jardin"= utilité pr la société.
AXE 2: Dans quelle mesure peut on dire que l'article "philosophe" enfreint les règles d'écriture d'un article encyclopédique?
texte sensé être explicatif mais impression d'argumentatif
I/ article encyclopédique
II/ prise de position
III/ un modèle à suivre
I/ étude du paratexte: "
Encyclopédie, article "philosophe""
philosophe écrit en italique ds le texte, omniprésent, sujet des phrases
article au présent de vérité générale
peu de liens logiques dc impression d'objectivité MAIS NON OBJECTIF
II/ argumentatif ac prise de position, le philo est un homme de raison se connaissant et connaissant ses limites.
connotations ds les oppositions entre hommes et philosophes, mélioratif pr les philosophes comme ds la métaphore de l'horloge: "C'est une horloge qui se monte, pour ainsi dire, quelquefois elle-même" (l.3,4 parlant des philosophes)
philo comparés aux chrétiens => critique des chrétiens "la grâce détermine les chrétiens à agir,; la raison le philosophe" (l.7)
critique de Rousseau, des misanthropes => "l'homme n'est pas un monstre qui ne doive vivre que dans les abîmes de la mer ou le fond d'une forêt" (l.17,18)
III/ reflexion sur la perfection du philosophe, métaphores de l'horloge ou du flambeau montrent la perfection qu'il faut suivre.
implication de dumarsais lui mm avec "notre philosophe" (l.21) => utilisation de 1ère pers du pluriel
dernier paragraphe montre l'enthousiasme de Dumarsais
CCL: texte= leurre, présenté comme un article neutre mais en fait partisan avec critiques indirectes contre les non-philosophes! traduit l'optimisme, la foi de Dumarsais envers la raison
ouverture:
Réponse à la question "qu'est ce que les lumières?" de Kant => réfléxion philosophique permet la progression
Posté le 04.04.2007 par nono
Philosophe des Lumières né dans une famille parisienne bourgeoise en 1694.
Après avoir suivi des études chez les Jésuites, il devint déiste.
Il fut plusieurs fois exilé à cause de ses écrits dénonçant l’absolutisme, le fanatisme et les scandales religieux (affaire Callas, affaire du chevalier de la Barre).
Protégé de la marquise de Pompadour(favorite de Louis XV), Voltaire fut nommé historiographe du roi grâce au poème de Fontenoy en 1746.
Durant la même année il entra à l’Académie française.
Espérant plutôt une « monarchie éclairée » qu’un changement radical de l’ordre social François Marie Arouet s’éteignit en 1778.
Œuvres : -
Lettres philosophiques (1734)
-
Candide (1759)
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Traité sur la tolérance (1763)
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Dictionnaire philosophique (1764)
Citations :
« Si l'homme est créé libre, il doit se gouverner »
« Quel homme est sans erreur ? Et quel roi sans faiblesse ? »
« Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux.»
« Ce n'est pas Dieu qui a créé l'homme, mais l'homme qui a créé Dieu. »