Posté le 04.04.2007 par Morgane
Mon analyse, que j'ai refaite, parce que j'avais rien capté à celle de Mme Cottron.
(en fait c'est mon devoir revu et corrigé)
Le titre du poème est emprunté au poète Lautréamont (1846-1870). Eluard répond à ceux de ses amis qui lui reprochent de s’être engagé politiquement.
I. Typographie du poème ; une visée argumentative
a. Construction de la première partie du poème, vers 1 à 12
- quatre strophes à la typographie identique
- qui débutent par une hypothèse en « si je vous dis », avec une réponse de l’auteur
- dialogue fictif entre l’auteur et ses interlocuteurs
- Ceci pour discréditer la thèse adverse, de ses amis, qui pensent que la poésie doit être seulement lyrique et non engagée.
b. Construction de la deuxième partie du poème, vers 13 à 18
- Marquée par la conjonction de coordination « mais » exprimant l’opposition
- Dernier vers du 5ème tercet qui reprend la même forme que les précédents en négation : « vous ne me croyez plus »
- Dans la 2ème strophe de la 2ème partie du poème, « car » qui exprime la cause, afin d’exprimer les causes de ses pensées sur la poésie, différentes de celles de ses amis
Cette deuxième partie est à l’opposée de la première, son but est d’exprimer la thèse de l’auteur : qu’un poète peut être engagé politiquement, et qu’il peut même mêler lyrisme et engagement dans ses poésie, et non plus de discréditer directement les pensées de ses amis contraires aux siennes.
c. Construction de la troisième partie du poème, vers 19 à 24
- un sizain qui tient lieu de conclusion
- seule ponctuation du poème à la fin de cette partie
- écrite à la 1ère personne, mais construction hypothèse/réponse qui n’est plus, la dernière strophe exprime la rupture avec les autres
- actions au futur et au conditionnel « je vous entraînerai », « je voudrais vous libérer », qui expriment les désirs du poème de faire changer les choses
Cette dernière strophe est donc une conclusion du poème où l’auteur cherche à appuyer sa thèse en parlant des actions qu’il va accomplir pour me but qu’il cherche.
Ce poème est argumentatif et très bien construit, afin que le lecteur adhère à la thèse d’Eluard, qu’un poète peut être à la fois lyrique et engagé, et ait le sentiment que la thèse des amis d’Eluard soit discréditée.
II. Fonction du poète discréditée par l’auteur
a. Dénonciation d’un poète seulement amoureux de la nature
b. Dénonciation d’un poète qui ne fait qu’exalter des sentiments
c. Dénonciation d’un poète uniquement lyrique
III. Fonction du poète approuvée par Eluard
a. Un poète qu explique le monde aux autres
b. Un poète qui transforme le monde
c. Un poète qui mêle sentiments et raison
En conclusion, ce poème de Paul Eluard très bien argumenté dénonce l’avis de ses amis qui pensent que la poésie se résume aux poètes lyriques, proche des romantiques du XIXème siècle, et proclame qu’on poète peut aussi apporter la connaissance et être engagé politiquement en plus d’exalter des sentiments, comme Victor Hugo le faisait remarquer dans « Fonction du poète », poème de son recueil
Les rayons et les ombres.
Posté le 04.04.2007 par Mme Cottron
« La poésie doit avoir pour but la vérité pratique »
Deux poètes d’aujourd’hui, Paul Eluard, 1947
PAR MME COTTRON
Poème de Paul Eluard dont le titre « la poésie doit avoir pour but la vérité pratique » extrait du recueil Deux poètes d’aujoudhui est un texte écrit à la 1ère personne du singulier qui donne différentes orientations de l’expression poétique, et donc, différents rôles du poète. Ce poème est une réponse à des reproches concernant un engagement trop politique de Paul Eluard. Mais celui qui parle fait la preuve que l’inspiration des grands poèmes lyriques traditionnels n’occulte pas le souci d’une poésie esthétique qui rassemblerait les hommes pour les conduire vers un avenir plus lumineux.
I. Les relations entre le poète et ses amis
a. structure du poème
1ère personne = engagé
Réponse à des reproches adressés à ses amis. Il fait preuve que la politique peut être esthétique.
- Articulation logiques > rapport cause à effet -> rapport de confiance entre celui qui parle et ceux qui l’écoutent
- Anaphore
- Modification au vers 13 « mais » -> opposition > rupture entre la relation du poète et celui qui l’écoute
- un sizain termine le poème pour faire une sorte de conclusion, définition des souhaits du poète, et de ces ambitions poétiques
b. La communication du poète avec ceux qui l’écoutent
- les paroles du poète qui ont un effet sur les actions de ceux qui l’écoutent
- le lecteur croit le poète
- métaphores, comparaisons qui renvoient à l’esthétisme de la poésie romantique, de la nature, du mystère, de l’amour…
c. sens des 4 premiers tercets
Lorsque celui qui parle le poète évoque dans son texte des images inattendues associant les termes par des comparaisons, des métaphores, faisant surgir des analogies insolites, parlant à ses amis de sentiments, d’affectivité, de nature, de relations humaines, il obtient d’eux une confiance qui les conduit à l’adhésion, ou partage des sentiments, à la compréhension même lorsque les images deviennent difficiles à comprendre ; une sorte d’alchimie se met en place entre les thèmes traités qui relèvent du lyrisme amoureux et de la sensibilité de ceux qui les reçoivent, ce que traduit l’anaphore « vous me croyez ».
AH, ENFIN LA FIN DE LA PHRASE.
On peut dire que les amis exigeants font confiance au poète dès lors qu’il les charme en leur parlant de leurs propres sentiments à travers des images qui les dépaysent et les déroutent et qui ne font aucunement référence aux problèmes d’engagement politique, social ou moral.
II. La rupture de la communication
a. Rupture structurelle : la strophe 5
Dans les 4 premières strophes nous sont décrit les pouvoirs quasi divins du poète en matière de déchiffrement du monde mystérieux, de la nature et des hommes, mais au vers 13 nous observons un brusque changement dans le constant que fait celui qui parle. La relation entre le « je » et le « vous » est tjrs marquée mais sa nature n’est plus la même. La conjonction de coordination « mais » au vers 13 renforce l’idée de différence, d’opposition, d’idée qui se manifeste avec force dans les 3 derniers tercets. Il est à noter aussi que l’on passe de « je dis » à « je chante », première modification qui souligne un changement de modalité de parole : à l’affirmation succède la célébration, au lyrisme succède le refus des détours.
b. Un thème nouveau : l’univers urbain
On voit aussi apparaître un thème nouveau : l’univers urbain avec l’évocation du pays, au sens large du terme. On passe alors du familier individuel au collectif, et de l’affectif au social. La modification dans les modalités de parole entraîne une modification du thème traité dont la conséquence est la modification des relations entre le poète et ses amis.
c. perte de confiance
La rupture exprimée au vers 15 avec « vous ne me croyez plus » marque très fortement la disparition de ce qui existait probablement entre le poète et ses amis ; à savoir la confiance. « Vous allez au désert » (v.15) est une métaphore biblique qui traduit l’indifférence, la recherche de solitude, le refus de la solidarité et consiste aussi le refus d’engagement social. Cette strophe, en rupture de ton et de thème, mais en continuité de forme et de suivie d’une explication. Le poète s’adressant à ses amis pour leur expliquer les raisons de leur attitude non confiante. L’explication est donnée à la strophe 6 qui commence par « car » ; elle définit le comportement de ceux à qui s’adresse le poème ; vous. Elle met en évidence une attitude d’errance et d’ignorance, le refus d’un engagement social et politique, la méconnaissance de ce qui fait la force de la communauté, c’est-à-dire un idéal commun de lutte.
Les strophes 5 et 6 marquent une charnière dans le poème, la rupture met en évidence que la poésie crédible est celle qui traite des sujets personnels, affectifs sur le mode lyrique et métaphorique, tandis que les appels poétiques à la solidarité et la poésie comme explication du monde social et réaliste, ne rencontre qu’indifférence et refus, par ignorance des enjeux de la lutte et du regroupement.
III. Sens et importance de la dernière strophe
a. différences par rapport aux strophes précédentes
b. le lexique
c. la thèse dégagée
Je n'ai pas le développement du III.. Je ne sais pas si elle l'a fait ou pas (ou si je l'ai perdu.. ou pas). Si qqun l'a, qu'il le mette ici ce serait sympa !
(PS: je n'ai rien compris à son analyse :(, enfin pas grand chose!)
Posté le 04.04.2007 par nono
Auteur : Voltaire (1694-1778)
Bio : Philosophe français issu de la bourgeoisie, François Marie Arouet, dit Voltaire fut le protégé de Mme de Pompadour, favorite de Louis XV.
Il fut plusieurs fois exilé à cause de ses écrits dénonçant l’absolutisme, le fanatisme et les scandales religieux.
Ses œuvres les plus connues sont les
Lettres philosophiques (1734),
Candide (1759)
Traité sur la tolérance (1763), le
Dictionnaire philosophique (1764).
Epoque : XVIIIème siècle
Mouvement : les Lumières
Edité : 1765
Genre : pamphlet
Type : argumentatif
Registre : satirique
Situation : Un mouphti nommé Joussouf Chérébi évoque les différentes raisons de la condamnations de l’imprimerie
Plan :
I) L’orientalisme
A) marques de l’orientalisme
- noms + métiers musulmans (« Saïd », « Cadis », « Imans »)
- termes religieux (« La Mecque », « Mouphti » « Sublime Porte »)
-lieux orientaux ( « Stamboul », « St empire ottoman »)
- date musulmane « 1143 de l’hégire »
B) efficacités de l’orientalisme
- divertissant, attrait pour ce qui se passe ailleurs
L’Orient est à la mode au XVIIIème siècle
- permet d’éviter la censure : la lecture au premier degré ne montre que la condamnation des régimes orientaux autoritaires, mais avec plus de réflexion cela s’adapte à la France
II) La dénonciation et les visées de Voltaire
A) étude des raisonnements
- raisonnements en apparence logiques s’avèrent totalement absurdes
Ex : « Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l'ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des Etats bien policés. »
Il s’agit d’antiphrases visant à dénoncer
B) la double énonciation
- Discours de Joussouf discrédité par celui de Voltaire
Aberrations logiques
Ex : « Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux, mais punissable, d'éclairer les hommes et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir de connaissance. »
C) les cibles
Dénonciation de la France :
Eglise+ monarchie = censure + manipulation des fidèles
Bilan :
De l’horrible danger de la lecture est une dénonciation de l’obscurantisme religieux .
L’emploi de la double énonciation et de l’orientalisme permet ainsi à Voltaire d’échapper à la censure.
Critique de l’Eglise, monarchie = thème courant au XVIIIème avec les philosophes des Lumières
// « Lettre XXIV » des
Lettres persanes de Montesquieu
Posté le 02.04.2007 par MikL
Auteur:Francois Rabelais--->écriv1 et poete francais
->mena une vie monastique
->defend l'évangélisme
->étudia oteur grec ki inspireront son umanisme
XVIe siecle->Humanisme
->importance éducation
->Retour texte antique
date publication->1534
Txt narratif
Axe->Abbaye utopique
I-La vie a Theleme
1/Rythme de vie->liberté "sortent du lit qan bon leur semblent"l2
->habitude->imparfait
2/Regle fondamental->"FAIS CE QUE TU VOUDRAS"
->impératif + mise en valeur majuskul milieu ligne.
II-Personne y résidant
1/L'élite->Noblesse "bien née"l6
2/Personne de klité->comparé a des gens parfait
->l15-l16-->hyperbole
3/solidaire entre eux->Tout monde accepte désir de chacun
->L10-13-->verbe impératif
->pas de supérieur
III->Abbaye moderne(utopie)
1/Mixité->mélange homme et femme(l18-17->''femmes" "celles")
2/Droit au mariage->sortie de l'abbaye L20.
---->>>Txt présente endroit utopique car abbaye n'est pas seulement lieu de plaisir mais aussi de travail.
Ouverture->Candide de Voltaire
->Chap Eldorado(utopie)
Posté le 28.03.2007 par Stef
Posté le 27.03.2007 par Mr D.V
Mr D.V, bien en forme aujourd'hui :
"Y'en a qui m'ont prévenu qui z'étaient pas là"
Posté le 27.03.2007 par Morgane
"Petit digression"
Voltaire, 1766
« Petite digression » est un extrait du Philosophe ignorant, écrit par Voltaire en 1766.
Ce texte est un apologue, plus particulièrement un conte philosophique.
I. Conte Philosophique
a. Conte
- Situation utopique : les non-voyants sont dans un monde de bonheur (voc heureux)
- Schéma narratif du conte
Début naïf, situation initiale
Evénement perturbateur, l’arrivée du dictateur, on passe de l’imparfait au passé simple
Péripéties
Evénement de résolution
Situation finale, une morale
b. Texte philosophique
- Le texte se rattache à la réalité, les Quinze-Vingts existent réellement
- Les personnages n’ont pas d’existence individuelle, ils sont symboliques, représentent une masse, et ont un aveuglement symbolique
- Vocabulaire connoté : « juge », « souverainement »
- Pessimisme sur l’avenir de l’homme
II. Conte philosophique qui dénonce l’ignorance et qui permet une réflexion politique
a. Dénonciation de l’ignorance
- description des Quinze-Vingts, désignés par « ils » -> ils sont donc une masse
- ils se dirigeaient eux-mêmes au début du texte
- arrivée du dictateur qui a changé la politique des Quinze-Vingtsn ils sont dépassés par les événements, naifs, désemparés
- le dictateur perd ses moyens, gradation ascendante exprimant cela
- les aveugles réagissent, ils gagnent leurs droits (champ lexical du savoir)
Tout au long du texte, opposition savoir/aveuglement
b. Reflexion politique
- Champ lexical du malheur, suivi du champ lexical du pouvoir
- Les Quinze-Vings sont moins heureux avec le dictateur
- Le dictateur perd de sa crédibilité, voc dépréciatif le concernant
- Fin quand le dictateur arrête son jugement
CCl : la dictature est inutile et faillible, ainsi que l’ignorance du peuple par rapport à cette dictature
Posté le 27.03.2007 par Morgane
Les lettres persanes "lettre XXIV"
Montesquieu, XVIIIème siècle
Les lettres persanes, roman épistolaire publié en 1721 de manière anonyme à Amsterdam, car Montesquieu a voulu éviter la censure.
Racontent le voyage de 1712 à 1720, de 2 perses en France, avant la fin du règne de Louis XIV, et sous la régence. Les lettres 1 à 23 racontent le voyage qui conduit les héros à Paris. La 24 est la première écrite depuis la capitale. Ces lettres sont une fiction persane destinées à critiquer la société française, le roi, et le pape.
La fiction persane + épistolaire + orientalisme
Les indices qui font que c’est une lettre : Indices de temps, indices de lieu, expéditeur, emploi de la personne 1, passé simple.
Orientalisme : multiplication des termes orientaux « Alcoran », « prophète », « Ali »
- appuyée par l’étonnement qui est bien manifesté (« je n’ai eu a peine le temps de m’étonner »). naïveté permet de mettre un regard neuf sur la société qui engendre une critique, et l’application des normes culturelles : « J’enrage quelquefois comme un chrétien » qui est le parallèle de l’expression : « jurer comme un païen ».
- normes sont renversées : « Paris est aussi grand qu’Ispahan » ( Paris est mis en première position dans la phrase, car c’est ce que l’on juge, et cela permet de mettre en place de façon subtile les concepts de tolérance et la relativité des valeurs). Cette fiction, épistolaire et orientaliste, permet d’éviter la censure et les poursuites judiciaires.
Effectivement, on peut croire que ses peurs sont justifiées car Montesquieu arbore une
critique de la société.
L’auteur critique notamment le peuple de Paris par l’emploi d’hyperboles, la périphrase pour montrer les immeubles en l’air est impensable vis-à-vis des gens de bon sens.
On critique l’agitation de ces gens : « ils courent, ils volent » avec une gradation et une exagération. Gradation qui s’oppose à la vie en perse + rythme de la phrase rapide binaire + ternaire lent.
Les Parisiens sont critiqués par leur manque de courtoisie « coup de coude », « éclabousse », la subordonnée « un homme qui vient après moi.. » montre la brusquerie, et le rythme rapide, comique. Ils sont désorganisés et n’ont pas de bon sens, notamment pour trouver un logement.
En présentant la société naïvement, Montesquieu montre qu’elle est pleine de mauvaise sens, et notamment, le roi, dont on critique la politique française et guerrière.
Critique d’évaluation de l’argent + papier monnaie (assignat).
Le roi est présenté comme un menteur et un manipulateur : « magicien » et ses pseudos-miracles. De plus, il travaille sur la crédibilité des gens (champ lexical de la crédulité). Dans ses phrases, ses sujets sont objets.
Politique guerrière critiquée : guerres incessantes dehors et dans les pays. Montesquieu montre que Louis XIV s’est épuisé à avoir pour ennemis des gens de sa cour.
Vénalité des offices : acheter un emploi à une personne.
Le roi est critiqué, mais le pape aussi (hiérarchie des manipulations)
Pape est aussi un manipulateur, et un magicien, alors qu’il est censé représenter un dieu. L’énumération à la ligne 30, montre que le pape est comme un artiste de foire. Il utilise le dogme contre la raison. Montesquieu énumère des articles de foi contraires au bon sens, que l’on ne peut pas accepter (« que le pain n’est pas du pain », etc.). De façon subtile, il montre que le pape peut être opposé à la foi chrétienne et catholique : « il leur défend de lire… » (interdiction de lire la bible pour les femmes).
La foi et la piété sont inutiles « Pourquoi..paradis..puisque.. ». On remarque encore qu’il pense comme un païen : « Il faut qu’il ait été instruit par notre simple loi » (loi Perse).
On explique que le pape ne veut que manipuler les puissants « certains articles de croyance… » Plutôt que de faire le chef spirituel.
En ccl, les lettres persanes permet une critique féroce de la monarchie, société, religion, avec la naïveté des perso. C’est pourquoi Montesquieu a pris des précautions.
On peut rapprocher ce texte de Candide, de Voltaire, qui usait des mêmes méthode de crédulité pour critiquer.
Posté le 23.03.2007 par Camille
ILLUMINATIONS :
Illuminations est un recueil de poèmes en prose écrits entre 1873 et 1875 par Arthur Rimbaud.
=>Rimbaud est un poète français né en 1854 à Charleville.
=>Elève brillant, remportait de nombreux prix lors de concours.
=> A écrit la majorité de ses poèmes entre 16 et 19 ans.
=> Il eut une longue relation avec Paul Verlaine.
=> Puis s’engagea dans l’armée, fit du trafic d’armes en Afrique.
=> Ses poèmes les plus connus son sans doute « Le bateau ivre » et « le dormeur du val ».
=> Les
illuminations ont été écrites pendant des voyages de Rimbaud avec Verlaine en Allemagne, Belgique, Angleterre.
=> Publiées pour la première fois dans La Vogue en 1886 par Verlaine, sans que Rimbaud soit au courant.
=> Composé de 43 poèmes ainsi que des fragments sans titres.
=> Les poèmes n’ont pas forcément de lien entre eux.
Etude d’Aube :
Aube est un poème en prose composé de 7 paragraphes. Le premier et le dernier sont en réalité deux octosyllabes qui ouvrent et ferment le poème.
Dans ce poème le narrateur marche dans un bois au lever du soleil, éveillant la nature après la nuit, chassant et pourchassant l’aube.
Ce texte peut être lu comme le récit d’un enfant réveillant la nature à l’aube, ainsi que comme une quête amoureuse ou encore le récit d’un rêve.
AUBE
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Etude du poème :
1) Le poète éveillant la nature.
Avant le passage du poète :
=> La nature est morte : chp.lex. de l’inertie, de la mort : « rien ne bougeait », « morts », « ombres ». Ce chp.lex. est ici utilisé par R. pour montrer à quel point la nature est immobile, sans vie.
=> Les ombres de la nuit son ici assimilées à l’inertie, par extension à la mort, de plus les phrases sont négatives « rien ne bougeait » , « ne quittait pas ». Le poète insiste ainsi encore sur l’immobilité, l’absence de vie.
Mais R. écrit « j’ai marché ». Ce passé composé montre un action brève. Elle n’en est pas moins efficace, elle stoppe l’inertie, rejette la mort, et donne l’impulsion à la nature qui s’active à son tour, ce qui est traduit par :
- Le chp.lex. de la vie qui remplace celui de la mort « réveillant », « vives », « haleines », « tièdes ».
=> R. montre ainsi le chgmt d’état de la nature qui passe de morte à vivante.
-L’oxymore « frais et blêmes éclats » qui oppose le chp.lex. de la mort et du froid « frais » « blêmes » à celui du feu « éclats » qui représente la vie.
=>R. montre que la nature n’est pas encore totalement éveillée.
- L’expression « sans bruit » est utilisée, ce qui montre que ce réveil est calme, silencieux.
Ccl : avant le passage du poète à travers la forêt, la nature est donc morte, puis s’éveille peu à peu silencieusement.
II) Quête amoureuse.
Tout en étant un texte narratif narrant l’éveil de la nature, Aube peut être lu comme le récit d’une quête amoureuse. Rimbaud poursuivant une femme, personnifiée par l’aube.
- Personnification : « son immense corps » « déesse » => Le poète ne cours plus après l’aube mais après une femme.
- « la première entreprise fut une fleur qui me dit son nom » fleur = jeune fille. Et si elle lui dit son nom c’est qu’il a réussit à la connaître un peu mieux ( à la déflorer ? xD)
- « Le wasserfall blond » est une personnification de la chute d’eau en femme à la chevelure blonde qui s’échevelle.
- « Je levai un à un les voiles » = métaphore. R. déshabille en réalité la déesse, la femme.
- « Je la chassai » = La femme est son gibier
- « Je courais comme un mendiant » antithétique, un mendiant ne court pas, mais attend. C’est donc qu’il est à sa poursuite pour mendier sa présence.
- « En haut de la route, près d’un bois de laurier, je l’ai entourée » a une forte symbolique
laurier = victoire
haut de la route = dur à gravir.
=> Il l’a attrapée, c’est une victoire mais elle a été difficile à obtenir.
[u]
III) Récit de rêve.[/u]- à l’intérieur du poème le rêve est remarquable par l’utilisation d’oxymore tels que le mendiant qui court sur des quais de marbre => Pas réaliste, un mendiant ne court pas, encore moins sur des quais de marbre, c’est un rêve.
- Personnifications de fleurs, cascades etc. ne sont pas possibles => rêve.
- les différents lieux défilent à grande vitesse : « dans l’allée, en agitant les bras, par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq, à la grand’ville elle fuyait »
- la dernière strophe « au réveil il était midi » coupe avec toutes les autres puisque c’est un octosyllabes contrairement à la prose du reste du poème, et par l’utilisation du pp. « je » => brusque retour à la réalité.
- Il est midi, moment le plus ensoleillé de la journée, le moins propice au sommeil.
Ccl : ce txt peut donc être lu comme un récit de rêve, qui cesse brusquement au réveil du rêveur.
Ccl générale : Ce poème est un txt narrant l’éveil de la nature, la poursuite d’une femme par le poète, ou tout simplement un rêve.
Elargissement : Genèse de la Bible. Le poète a marché et la nature s’est éveillée, Dieu l’a ordonné et la lumière fut.
Bande Annonce de Rimbaud/Verlaine, un film très ahahah où on peut voir Leonardo dicaprio tout nu : http://www.youtube.com/watch?v=UAXFpRO3yKs
Posté le 23.03.2007 par ben... les profs ;p
Mr D. V. :
- "Triple et triple ça fait six. Mais en fait; ça fait huit."
- "Un boum ça augmente"
- "Le juif, symbole du rat !"
- "Les lois fascistissimes... Donc vous connaissez peut-être les Schtroumpfs et le Schtroumpfissime ?"
- "Avant que ça sonne, on termine sa vie et on l'exécute (En parlant de Mussolini..)"
- "Mussolini meurt avec sa maîtresse Clara Petacci... Ca fait peu un pétasse en français" (Et en plus; il était fier)
- "Y'a des gens qui vont pleurer en France, les communistes ça existe encore"
- "Le plus important c'est la dernière phrase de la première phrase"
- " Aujourd'hui on va attaquer Staline, vous êtes prêts ?"
- "Staline il est tranquille là, y'a plus d'ennemis !"
- "Tout ce qu'on a fait sur Staline va être jeté à la poubelle" (et moi qui prend consciencieusement tous les cours ...)
- " On commence l'année de terminale le 2 septembre 1945"
- " Là c'est PFruiiiit ! On execute !"
- "Dans les goulags, ils creusent comme les Daltons"
- "Le rideau de fer et la guerre froide ça a duré deux minutes !"
- "Qui veut lire ? Une fois... deux fois... trois fois...
- "J'ai deux minutes pour faire chuter la gauche, c'est terrible !"
- "Bon, crise financière et chute de la gauche... NON ! du CARTEL. Pour mettre trois "C", c'est plus drôle !"
- "Ils se baladaient pas comme ça peace and love hein, ils avaient des sabres et tout !"
- "Donc Hop ! Y's'fait bouffer !"
- "Aahh il est énorme et ventripotent le communiste !"
- "Ca leur rappelle quel pays ? Quel pays qu'est pas Français ?"
- "C'est la montée de l'inflation."
- "Aujourd'hui on va tuer le front populaire et remettre la France au travail !"
- "Allez, on tue le front populaire ensemble !"
- "Pour pouvoir prendre des notes il faut une feuille Maxime !"
- "Histoire ! On est en cours d'Histoire !"
- "Hé il est beau Staline en blanc, non ?"
Melle Hai. :
-"Qui veut me lire la photo 3 page 41 ?"
-"La mer, c'est trop vaste"
Mme H. :
- "Je suis bien embêtée parce que ça ne fait pas du tout ce que ça fait prévu que ça fasse"
- "Oh et puis je fais des conneries !"
- "Nan mais même chez moi j'y arrive pas quand je veux faire des trucs"
- "Ah c'est chiant quand on a ça dans une petite boîte" (en parlant d'un ordinateur...)
- "Aujourd'hui j'avais prévu de travailler sur la dureté de l'eau...[...]
C'est tombé à l'eau !"
- "Oh bah de toute façon ma séance elle est fichue,
On donne quand même une conclusion là-dessus."
- "Le savon pourra pas travailler, il pourra pas faire son boulot,
j'dirais grosso-modo" (Notez toutes ces rimes x) )
- "J'ai l'impression d'être toute seule devant le tableau" aux 1èreS2..
Mr Bo. :
"La trad', c'est un exercice de français. Si c'est de la littérature anglaise, il faut respecter ça dans votre trad' française"
Plus tard :
- "Pour traduire ça ? Baah, là, les personnages de Shakespeare sont comme.. pris dans un tourbillon d'emmerdes"
- "Filthy ? Ah non ça veut pas dire "sale", mais plutôt euh.. "cradingue""
Mr K.
- "Ca fait longtemps que je n'ai pas mis le nez dans vos an(n)ales.." (suivie d'une expression de dégoût de certains de la classe)
- "Mais vous n'avez pas compris la philosophie de l'ordinateur !"
- "Sur le DVD on voit pleins de taches, c'est la faute de Mr D.V." (à propos d'un dvd sur lequel on voyait... des élèves xD)
- "Je crois que je l'ai sauté" (et il s'est laissé faire ?)
- "Ce que vous écrivez, c'est ce que vous avez pensé."
- "Donc vous pensez avec l'eprit d'un autre."
- "Eh oui ! J'ai réponse à tout !"
Mme Cot. :
- "Un coeur qui s'arrête de battre, c'est la mort."
- "Peut être que les implicites sont plus explicites que les explicites"
- "J'ai jamais fait la guerre"
- " Constance tu danses ? Euuh... tu passes ?
Mme Dom :
- "On en arrivait à ce que l'horloge avait des traits"
Mr Bai :
- "Enée a été à Carthage pour toi ? euh.. pourquoi ? pardon"