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classebacasable
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Date de création :
16.03.2007
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24.04.2008
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Argumentation

Petite Digression, Voltaire

Posté le 27.03.2007 par Morgane
"Petit digression"
Voltaire, 1766

« Petite digression » est un extrait du Philosophe ignorant, écrit par Voltaire en 1766.

Ce texte est un apologue, plus particulièrement un conte philosophique.

I. Conte Philosophique

a. Conte

- Situation utopique : les non-voyants sont dans un monde de bonheur (voc heureux)
- Schéma narratif du conte
Début naïf, situation initiale
Evénement perturbateur, l’arrivée du dictateur, on passe de l’imparfait au passé simple
Péripéties
Evénement de résolution
Situation finale, une morale

b. Texte philosophique

- Le texte se rattache à la réalité, les Quinze-Vingts existent réellement
- Les personnages n’ont pas d’existence individuelle, ils sont symboliques, représentent une masse, et ont un aveuglement symbolique
- Vocabulaire connoté : « juge », « souverainement »
- Pessimisme sur l’avenir de l’homme

II. Conte philosophique qui dénonce l’ignorance et qui permet une réflexion politique

a. Dénonciation de l’ignorance

- description des Quinze-Vingts, désignés par « ils » -> ils sont donc une masse
- ils se dirigeaient eux-mêmes au début du texte
- arrivée du dictateur qui a changé la politique des Quinze-Vingtsn ils sont dépassés par les événements, naifs, désemparés
- le dictateur perd ses moyens, gradation ascendante exprimant cela
- les aveugles réagissent, ils gagnent leurs droits (champ lexical du savoir)

Tout au long du texte, opposition savoir/aveuglement

b. Reflexion politique

- Champ lexical du malheur, suivi du champ lexical du pouvoir
- Les Quinze-Vings sont moins heureux avec le dictateur
- Le dictateur perd de sa crédibilité, voc dépréciatif le concernant
- Fin quand le dictateur arrête son jugement

CCl : la dictature est inutile et faillible, ainsi que l’ignorance du peuple par rapport à cette dictature



--

Les Animaux malades de la peste (1669-1994),

Posté le 17.03.2007 par Morgane
Faut cliquer sur l'image pour lire ce qu'il y a écrit :D
Les Animaux malades de la peste (1669-1694), Jean de la Fontaine (1621-1695)

Ce texte est une fable narrative, qui comporte une morale à la fin. Le registre est satirique.

Intro :
-> Mise en contexte, 17ème siècle, la Peste..
-> Présentation du texte
-> Evocation du plan, des idées directives du texte.

I. Une cour de justice

A. L’évocation du crime (ton épique, tragique, mention de la peste par peur, multiplication des négations, hyperboles, chiasme)
B. Les aveux : le roi en scène
C. Un plaidé coupable bien argumenté (connecteurs logiques + argument d’autorité)

II. Une justice de cour

A. Coupable, mais pas responsable (dilution de la responsabilité dans le discours du roi)
B. L’avocat du diable (flatterie des courtisans, construction du discours à décharge)
C. Une dénonciation critique du pouvoir et de la justice

Ccl. Ouverture sur la 2nd partie du texte.


-----------------

Infos supplémentaires pour le commentaire :

- Interrogation sur la justice, est elle assimilable à la morale religieuse ?
- Le lion a pour objectif, dans son discours, de faire comprendre aux animaux que la peste est arrivée sur eux à cause des crimes commis : « inventa pour punir les crimes de la Terre, la peste, puisqu’il faut l’appeler par son nom ».
- Mais le lion explique que chacun doit expliquer ses crimes, et que le coupable soit sacrifié pour le bien-être de son peuple, et de la disparition de la peste : « que le plus coupable de nous se sacrifie aux traits du céleste courroux, peut-être obtiendra-t-il la guérison commune ».
- Le renard soutient le roi dans ce qu’il dit en lui disant que ce n’est pas lui le pire coupable : « Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ».
- Mais les objectifs du renard sont de sauver sa peau ; et il devient plus rusé que les autres en prenant parti pour le roi, il le défend. : « Vous leur fîtes, Seigneur, en les croquant beaucoup d’honneur » ( registre pathétique, apitoiement, pour que les autres croient qu’ils s’excusent.
Renard : « Est-ce un pêché ? »
- Voc mélioratif sur le lion, énumération « manger moutons canailles, sotte espèces » (gradation.)
Lion : -> appel à l’émotion
-> conscience morale
-> sacrifice

Discours de la servitude volontaire, La Boétie

Posté le 16.03.2007 par Morgane
- Texte écrit quand La Boétie avait 18 ans (1574)
- Edité à titre posthume
- Problème d'interprétation : dissertation théorique sur le peuple et sa servitude ou texte anti-monarchique ?




- Plan du cours :

I. Jeux des pronoms personnels :

- Enonciation présente avec des appels aux destinataires du texte, avec « vous ».
- Possessifs « vous », « ils » : opposition récurrente. Le singulier désigne le « maître » que l’on peut assimiler au monarque.
- Dans les premières lignes 1 à 8, les « vous » sont sujets. A partir de l’évocation de l’ennemi ligne 9 le « vous » passe complément, et donc est relégué en objet.

Ils sont victimes du maître :
- Accentuation des actes du maître par cette accumulation. Ligne 21 à 31n le « vous » revient sujet mais les actions sont au profit du maître :
- Anaphore syntaxique avec une proposition + une proposition subordonné de but (action du peuple + profit du prince.)
Il y a un conflit d’intérêts entre le peuple et celui qui le gouverne.

II. La construction du discours

- Passage exclamatif au départ, ce qui démontre la lâcheté du peuple.
-Apostrophe indignée se poursuit jusqu’à la ligne 7.
-Enonciation de l'infortune du peuple.
Il y a un effet de surprise, car la faute vient d’un seul ennemi. C’est le peuple qui est lui-même cause de son malheur.

- Insistance sur les limites de cet esclavage à la ligne 11 avec une tournure restrictive + exemples simples de l’égalité, avec insistance sur le corps. (Sujets aux maladies, dégradations..)
Si le peuple est victime de cet homme, c’est lui qui le choisit.
Lignes 1 à ligne 21 :
- Succession d’interrogations oratoires par lesquelles il prend le peuple à parti. Ce questionnaire rhétorique permet de faire durement comprendre au peuple sa complicité avec le tyran.
Lignes 21 à 31 :
- Enumération des aspects concrets de la complicité du peuple à se dépouiller volontairement de ses biens.
- Parallélisme syntaxique + construction antithétique des phrases + structure énumérative : « vous semez vos champs pour qu’ils les dévaste »
Lignes 31 à fin :
- Exhortation, avec l’impératif « Soyez », l’injonction : « Ne le soutenez plus ». La présence du futur implique l’espoir, une issue de la fin de la servitude.

III. La tonalité du passage

Le texte est polémique et pathétique.
- Indices lexicaux dépréciatifs virulents, champ lexical de l’aveuglement, qui entraîne l’asservissement, puis la violence, puis la débauche.
Cette condamnation vise le maître et le peuple.
C’est un réquisitoire plus ou moins véhément. Le roi est un brigand.
-Accusations « mignarder », « sales plaisirs »
- Accusations homosexuelles.
- Indices stylistiques : début sur une apostrophe pour faire réagir le peuple ce qui trahit l’indignation de la Boétie.
- Nombreux paradoxes « ils sont esclaves parce qu’ils le veulent ».
- Phrases et faits inacceptables par la raison.
- Incompatibilité entre les actions du peuple et le roi. - Enumérations multiples et interrogations rhétoriques très appuyées qui incitent le destinataire à se rendre à l’évidence de sa complicité.
- Hyperboles : « boucherie », « pille », « tue » // « tant de mains », « colosses » : Opposition entre les moyens qu’il a réellement et les moyens qu’on lui a donné.

En conclusion :
Ce texte est une exhortation à la liberté, contre la tyrannie. Ce texte est aussi très moderne, ce qui fait de la Boétie un écrivain majeur. Le peuple est un esclave volontaire, et le roi est puissant, par le pouvoir que le peuple lui donne.


Autres plans possibles :

I. Construction du texte
II. Dénonciation de la servitude du peuple
III. Cibles de l'auteur
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