Argumentation
Posté le 23.06.2007 par Mme Mly ;p
I) Origines + Définition :
-L’apologue remonte à la transmission orale des vérités sacrées. (Mythes, histoires religieuses…
-C’est très ancien.
Étymologie : Apo : détournement
Logos : discours
-Du point de vue étymologique, il indique un discours qui a été détourné.
-Il permet à l’auteur de transmettre ses idées, une vérité.
-L’apologue tient à la fois du genre narratif, et du genre argumentatif.
-Mais c’est une argumentation indirecte, suggérée, qui repose plus sur l’art de persuader plutôt que de convaincre.
-Le récit fonctionne comme l’illustration d’une thèse, il sert une morale implicite ou explicite.
« L’apologue est formé de deux parties dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable, l’âme est la moralité. »
La Fontaine
II) Caractéristiques :
a) un récit court et plaisant
-Pour susciter l’intérêt du lecteur, l’apologue de présente comme un récit, court.
-Il repose sur une structure simple, qui met en jeu peu de personnages. Ils ont des intentions, des caractères qui sont immédiatement identifiables par le lecteur.
-L’apologue élimine tous les détails superflus.
« Deux coqs vivaient en paix ; une poule survint, et voila la guerre allumée »
Les deux coqs, La Fontaine.
b) une argumentation indirecte.
-L’apologue se développe sous la forme d’un récit imagé qui met en scène des personnages symboliques (animaux, hommes, dieux), dans des situations à travers lesquelles le lecteur est amené à réfléchir sur sa propre condition.
-Le recours à la fiction permet de mettre en place des critiques qui ne seraient pas admises dans un registre plus sérieux.
-Les apologues sont en général beaucoup plus ironiques et satyriques que leur morale finale ne le laisse entendre.
« Si la vérité vous offense, au moins la fable peut se souffrir »
La Fontaine.
c) Un enseignement moral et didactique.
-Il s’agit avant tout d’instruire, de transmettre une morale, une idée, de dénoncer ou critiquer, mais de façon plaisante. Car l’apologue s’adresse à un public large et populaire, désireux de se divertir.
« Une morale nue apporte l’ennui
Le conte fait passer le précepte avec lui
En ces sortes de feintes, il faut s’instruire et plaire. »
La Fontaine, Le pâtre et le Lion.
III) les differents types d’apologues :
a) le mythe
Issu de la tradition orale, le mythe n’est pas argumentatif à l’origine. Bien qu’il soit porteur d’une signification symbolique très forte. Toutefois certains philosophes donnent une portée argumentative au mythe (Platon, le Mythe de la caverne)
b) La fable
Dès l’antiquité, ces courts récits mettent en scène des animaux pour représenter les humains. Les recueils de fables représentent une véritable comédie humaine, peignant avec humour les caractères, donnant des leçons aux puissants, amenant le lecteur à réfléchir, et à tirer une morale de la fable. (Esope a été copié par La Fontaine)
c) Le conte philosophique.
Il est souvent riche d’un enseignement implicite ou explicite qui s’exprime à travers les mésaventures du héros. Le conte philosophique raconte la formation d’un personnage, souvent naïf et innocent qui est confronté à la découverte d’un monde brutal et dur, ce qui permet à l’auteur de dénoncer les abus, l’oppression l’injustice, etc.
-Voltaire : Zadig, Candide, L’ingénu.
-Perrault Le chat botté
Aymé : Les contes du chat perché
d) L’utopie
Etymologie : u => préfixe privatif
Topos => Lieu
L’Utopie présente un lieu qui n’existe pas découvert le plus souvent par hasard. Dans lesquels l’auteur met en place des organisations sociales et politiques différentes de celles du monde dans lequel il vit.
L’auteur renverse notre perception du monde, provoque la rêverie, et suscite la réflexion sur ce que notre société pourrait être. C’est un idéal qui n’a aucune chance de s’incarner, mais il invite à réfléchir.
-Rabelais, Gargantua, « l’abbaye de Thélème »
- Montesquieu, les lettres persanes, « les troglodytes »
- Borges « fictions »
e) La parabole
C’est un récit allégorique, qui permet de dispenser un enseignement religieux et moral, ce n’est pas à proprement parler un Apologue, car l’interprétation de l’apologue se fait de façon globale, tandis que celle de la parabole se fait termes à termes.
-Evangiles, le fils prodigue.
-Fontenelle, Le récit de la dent d’or.
Posté le 23.06.2007 par Camille
Candide, Chapitre 17
Ce texte est un extrait de Candide, de Voltaire : c'est un conte philosophique ; Candide, héros éponyme du conte, a été chassé du château dans lequel il a passé son enfance et parcourt le monde pour retrouver Cunégonde, dont il a été séparé.
Il vient de fuir les jésuites au Paraguay, et est accompagné de Cacambo qu'il a rencontré là-bas. Poursuivis, ils ne savent plus où se rendre : ils n'en peuvent plus et, épuisés, se laissent porter par le courant d'un fleuve à bord d'un canot.
Ils arrivent par hasard à L'Eldorado : ils ont failli mourir dans les remous du fleuve.
C’est une Utopie, mais celle-ci est caricaturée par l’ironie.
I- Les caractéristiques de l'utopie
II-La satyre : ironie de Voltaire
I) Les caractéristiques de l’Utopie
1- Le luxe et la richesse
-Eldorado = Endroit où il y’a de l’or, recherché par les conquistadores mais jamais atteint.
-Champ lexical de la richesse : « or » « rubis » « émeraudes » etc.
* les maisons sont excessivement luxueuses : elles sont "bâties comme des palais d'Europe "
* les vêtements indiquent la richesse du peuple, même ceux des enfants : ils sont "vêtus de draps d'or"
* l'abondance :
Le repas est pantagruélique : les plats sont nombreux, et tous exotiques : pour Candide, l'exotisme représente une luxe. Les récipients même indiquent la richesse du village : ils sont faits dans "un espèce de cristal de roche"
=> Accumulation « 4 potages, 2 singes, 300 colibris etc. »
L’accumulation est utilisée pour amplifier l’abondance.
* les larges pièces d'or que Candide et Cacambo ont ramassés sont "des cailloux de grands chemins" aux yeux des habitants : les conquistadors cherchaient de l'or, mais cet or n'a dans cet endroit aucune valeur.
* cette impression de grande richesse est encore accentuée par la gratuité : le gouvernement offre la nourriture aux habitants et aux étrangers, et il leur offre le luxe aussi : le gouvernement lui aussi est riche (par opposition à la France : misère est grande, et le gouvernement est pauvre lui aussi)
2- Un monde de plaisir et de bonheur
* Plaisir des sens : "musique très agréable" => plaisir de l'ouïe, écoute est agréable
"odeur délicieuse" => plaisir de l'odorat également
"ragoûts exquis, pâtisseries délicieuses" => plaisir du goût
les enfants qui les servent sont beaux et bien vêtus => plaisir de la vue
Les sens sont ravis, pleinement satisfaits, accentuant le bonheur et le plaisir des habitants et des voyageurs.
* Les habitants sont heureux et montrent leur bonheur : ils rient ("éclatérent de rire"). Il y a un équilibre : on compte autant de filles que de garçons (" deux garçons et deux filles") : la population est stable, équilibrée.
* Les habitants sont généreux : après avoir servi un repas pantagruélique, ils s'excusent de la mauvaise chère qu'ils ont présentés aux voyageurs.
3- Politesse et savoir-vivre
* Extrême politesse et discrétion de la part des commerçants et des voituriers présents dans l'auberge (dans le monde de Candide, les voituriers sont les moins polis de tous)
* Les habitants sont honnêtes : aubergistes auraient pu profiter de l'ignorance de Candide et Cacambo et leur réclamer un dû pour le repas, mais ils les informent.
Conclusion partielle : Voltaire fournit absolument tout ce qui constitue un monde idéal : les gens sont heureux, riches et tout le monde s'entend bien. Ce monde idéal émerveille Candide et Cacambo qui ne croient pas ce qu'ils voient. Mais cette incrédulité est aussi celle du lecteur, car Voltaire force les traits de l'utopie à dessein.
II- La satyre : l'ironie de Voltaire
1- Il force les traits de l'utopie et l'aspect merveilleux
* C'est un monde plein de sensations agréables : le ravissement de tous les sens montre que les deux voyageurs évoluent dans un rêve.
* L'abondance du repas montre elle aussi que ce n'est qu'un rêve : tout y est trop abondant pour être réel : le morceau de viande qu'ils mangent "pesait deux cent livres" ; jamais, dans un monde réel, l'abondance est aussi extrême.
* La gratuité du repas provoque l'incrédulité de Candide, mais, en même temps que Candide, les lecteurs n'y croient pas non plus.
Voltaire, en exagérant, se moque de ce monde idéal, il le caricature.
2- La morale de Voltaire
* Voltaire caricature ce monde pour montrer qu'il n'existe pas, qu'il est "trop parfait" pour être réel.
* Dans la dernière réplique de Candide, c'est Voltaire qui s'exprime : quand il parle de ce monde idéal, il dit qu'il "faut absolument qu'il y en ait de cette espèce". Par cette phrase, il explique que l'on veut absolument qu'un monde parfait existe, mais que ce n'est qu'un rêve.
* Voltaire insiste sur le fait qu'un monde parfait tel que l'Eldorado ne peut exister, ce n'est qu'un rêve.
CONCLUSION
Ce monde idéal nous est présenté avec ironie : ce pays est absolument merveilleux, tout le monde y est heureux, mais il n'existe pas. Voltaire nous rappelle en quoi consistent nos rêves. Il dénonce l'utopie, et avec l'utopie, il dénonce le rêve : il faut être réaliste, arrêter de rêver.
Mais cet extrait pose aussi une question : après avoir vu ce monde idéal, que faut-il faire? Le texte qui termine Candide répond à cette question : Candide et ses amis achètent une ferme et cultivent leur jardin. C'est la morale de Candide : Voltaire nous rappelle que le bonheur est le fruit du travail et non du rêve.
=> Rapprochement : Lettres Persanes, de Montesquieu : dans la lettre 12, il parle des troglodytes, et dénonce lui aussi l'utopie d'un monde idéal.
Posté le 23.06.2007 par Camille
La scène se passe au Portugal, à Lisbonne, après un tremblement de terre. Candide et
Pangloss vont être exécutés. Candide a déjà été confronté à un certain nombre de situations douloureuses comme l'enrôlement, la guerre, la cruauté humaine, les retrouvailles avec un Pangloss défiguré, la tempête, le tremblement de terre de Lisbonne. On le retrouve ici aux prises avec l'inquisition.
Le chapitre raconte avec une tonalité ironique une cérémonie, un autodafé dont Candide et Pangloss sont les involontaires victimes. Nous comprenons vite les objectifs de Voltaire qui sont la lutte contre l'intolérance, la dénonciation de la superstition et la dénonciation de l'optimisme.
Un autodafé est une cérémonie ou l'on brûlait les hérétiques.
L'inquisition est un tribunal religieux ou l'on proclamait les autodafés.
I. La tonalité ironique
II. Les cibles de la dénonciation
I. LA TONALITE IRONIQUE
- Ce qui touche à la décision d'organisation de la cérémonie est présentée de manière apparemment élogieuse, instance particulièrement admirative sur ce qui précisément ne mérite aucune admiration.
- insistance sur la sagesse et le savoir ("les sages", "moyen plus efficace", "université de Coïmbre", "il était décidé", "secret infaillible").
- Les quatre raisons données ne sont pas acceptables mais s'intègrent dans un système de relation de cause à effets : après avoir épousé sa commère, avoir arraché le lard d'un poulet, avoir parlé et avoir écouté, sont présentés comme des raisons suffisantes pour condamner à mort les 5 victimes.
- Décalage ironique propre à attirer l'attention du lecteur. L'autodafé qui est une exécution est présenté sur le mode du spectacle. Champ lexical d'esthétique : "bel autodafé", "spectacle", "grande cérémonie", "belle musique", "cadence".
- Bcp de détails esthétiques sur les habits des condamnés.
- précisions concernant les mitres (qui servent à orner) et les san-benito insistent sur des détails présentés comme importants sur le plan visuel alors que leur signification est autre. => Processus de détournement : consiste à valoriser ce qui est en réalité horrible en attirant l'attention sur ce qui n'est pas l'essentiel mais l'essentiel est également donné ("furent brûlés, fut pendus").
Enfin, l'ironie passe par la rupture des lignes. En effet, sur un ton très détaché, et comme en passant, avec beaucoup de désinvolture, Voltaire rappelle que tout le cérémonial n'a servi à rien ("le même jour, la terre trembla de nouveau"). L'ironie Voltairienne correspond tout à fait à la définition qui la présente comme l'affirmation du contraire de ce que l'on veut faire entendre. Il est donc utile de se demander ce que Voltaire veut faire ici comprendre.
II. LES CIBLES DE LA DENONCIATION
- Croyances irraisonnées et irrationnelles qui établissent des liens entre des éléments qui n'ont rien à voir entre eux.
- rapprochement entre le tremblement de terre, les sages, l'université, et la décision de condamner les gens au bûcher souligne un raisonnement faussement scientifique qui relève en réalité de la croyance magique.
=> Voltaire dénonce l'amalgame entre science et croyance, comme l'avait fait avant lui Bayle et Fontenelle.
- rapprochement entre les termes "spectacles", "brûler à petit feu", "secret infaillible" et "tremblé". Rien de logique, superstition.
=> La critique menée ici s'inscrit tout à fait dans le combat philosophique de la superstition et des préjugés.
- dénonciation de l'intolérance : relation incohérente établie entre la cérémonie et sa raison officielle (1er paragraphe et liaison "logique" de "en conséquence"). La raison donnée cache en fait la lutte contre l'hérésie.
- Dénonciation de l'arbitraire des raisons invoquées pour chaque condamnation : disproportion entre la châtiment (la mort) et le chef d'accusation (non respect d'une pratique imposée par le catholicisme, retour à des pratiques traditionnelles pour deux Portugais issus du Judaïsme, propos prétendument dangereux tenus par Pangloss, attitude simplement attentive du disciple)
- Dénonciation de l'horreur du châtiment et le caractère spectaculaire donné à la cérémonie. -=> Une condamnation à mort est transformée en sacrifice magique, lui-même organisé comme un spectacle.
L'optimisme est l'objectif essentiel du conte. Les aventures dans lesquelles Voltaire place son héros ont pour finalité de lui faire comprendre que tout n'est pas pour le mieux.
La découverte de l'arbitraire religieux et l'absurdité destructrice des superstitions doivent conduire Candide vers le doute. Candide s'interroge sur l'absence de relation de cause à effet dans ce qui lui arrive.
CONCLUSION
Chapitre 6 est important sur plusieurs plans :
- l'histoire elle-même, son contexte.
- Voltaire vs intolérance et superstition qui s'inscrivent dans le combat philosophique et prenne tout leur sens et leur poids dans la bataille du 18ème siècle, pour les Droits de l'Homme, pour la tolérance et la raison.
Posté le 23.06.2007 par Camille
*Auteur: Voltaire, philosophe des lumières (18éme)
*Genre: conte philosophique.
*Publié en 1759, de façon anonyme, Voltaire ne voulant pas être de nouveau embastillé (critique des aristocrates) ou censuré (Louis 16)
*Le chapitre 1 fait une présentation des personnages, du cadre et présente l’élément perturbateur (Candide est chassé du château)
*Son registre est entièrement satirique.
I) satire des aristocrates
II) satire des philosophes
I) Satire des aristocrates :
Le nom des lieux, des personnages :
=> le nom du château "thunder-ten-tronckh" (allitération en t) discrédite le baron car difficilement prononçable donc c'est une moquerie des aristocrates
=> Candide : Il est dit dans le texte que son nom n’a pas été choisi au hasard, c’est un personnage simplet et pourtant noble => critique de l’aristocratie. (on le voit avec le champ lexical "innocemment", "sensibilité"...)
Personnages superficiels :
=> Baronne décrite uniquement par son poids "elle pesait 350livres", seul élément que l'on a sur elle, c’est ironique, on ne l’admire que pour ça alors qu’il n’y a aucun mérite.
=>Cunégonde décrite comme une marchandise "elle était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante", rien dans la cervelle, capable de rien, juste à être mariée.
=>Candide est pitoyable, simple à l’extrême. Dans le dernier paragraphe « leurs genoux tremblèrent, leurs mains se rencontrèrent » => rapide, comique.
=> La mère de Candide ne se marie par avec son père parce qu’il a pas prouvé un nombre assez énorme de quartiers => critique des aristos qui ne se fient pas à l’amour, juste au pouvoir/fric.
=> Jugement des personnes par leur grade "n’a pu prouver que 71 quartiers" => dénonciation du rejet des sans grade par les aristocrates.
=> discrédite les biens des aristos : "son château avait une porte et des fenêtres" => descendu au rang de biens normaux, rien d'exceptionnel, finalement inutile d’avoir un grand château.
=> Province de Westphalie mise en égalité avec la terre avec l'hyperbole "le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre" => Voltaire se moque des aristocrates croyant qu'ils sont en quelque sorte le centre du monde, dénonciation de la prétention des aristocrates qui se croient supérieurs aux autres.
=>> Aristocrates discrédités par le personnage de Candide lui même car sa simplicité est poussée à l'extrême cela donne un aspect comique.
=> « ils l’appelaient tous monseigneur et ils riaient quand il faisait des contes » => Critique de la cour qui est juste là pour s’attirer les faveurs du baron.
=> Dernier paragraphe : scène un peu ridicule, naïveté excessive. Ce paragraphe donne un effet comique car les actions s'enchaînent rapidement, le rythme est rapide comme le montre les nombreux verbes au passé simple.
=> Les aristocrates sont ici critiqués via Candide qui est ridicule.
II/ Satire des philosophes
=> Satire des philosophes du XVIIe siècle.
- Le nom de la philosophie de Pangloss "methaphysico-théologo-cosmolo-nigologie" qui est un nom qui peut paraître savant, mais qui ne veut rien dire. => Philosophes se prennent pour des savants et en donnent l’image mais il n’y a pas de fond.
=> Critique de Leibniz :
- Voltaire se moque en particulier de Leibniz qui est un philosophe allemand du XVII et en fait la caricature à travers Pangloss avec des exemples inversés « pierres formées pour être taillées ». Il parle pour ne rien dire.
- "ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux" => Voltaire se moque de Leibniz en jouant sur les mots
- Satire de la théorie des causes et des effets
Leibniz prétend expliquer rationnellement tous les faits :
"Les nez ont été faits pour porter des lunettes"
"Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées"
"Les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des châteaux"
Ces exemples sont absurdes, car ils sont inversés
"Tout langage", parle de tout, mais superficiellement, ne connaît rien en profondeur.
=> Satire de l'optimisme
"Le meilleur des mondes possibles"
"Le plus beau des châteaux"
"La meilleure des baronnes"
Les descriptions montrent pourtant qu'ils n'ont rien de particulier, critique des optimistes.
Conclusion : Ce texte est une satire de l’aristocratie et des philosophes dans laquelle Voltaire expose ses idées qu’il approfondit au fil du texte.
Posté le 23.05.2007 par solène
Voilà le chapitre 30 de Candide ms j’ai vraiment pas bcp de trucs et je comprend rien alors si vs avez des choses à rajouter…
Candide Chapitre 30
Voltaire XVIIIe siècle = Les Lumières
I- Critique de la royauté
De la vie à Versailles
Critique de Louis XIV
Enumération des rois l.7 à 16
II- Critique de la philosophie
Morale→ mieux vaut vivre simplement
Champ lexical de la ruine
Ironie de Voltaire
Posté le 23.05.2007 par solène
Voilà le chapitre 17 de Candide ms j’ai vraiment pas bcp de trucs et je comprend rien alors si vs avez des choses à rajouter…
Candide Chapitre 17
Voltaire XVIIIe siècle = Les Lumières
I-L’utopie
Pays d’or= Eldorado
Pays légendaire
Champ lexical de la richesse « or » l.57
l’abondance et accumulation « émeraudes », « rubis » l.57-58 + paradoxe « larges pièces d’or » et « cailloux de nos chemins »
l’inconnu→ descript° des lieux et des personnages sans trop de détails
II- L’ironie
Eldorado→ ironie
Hyperboles
Exagérat°
Abondance
Gratuité
Aucun mot péjoratif
Surprise de Candide et Camcambo à leur arrivée dans ce pays
Conclus°
Dénonce l’utopie et le rêve
Le bonheur est le fruit du travail et non du rêv
Posté le 23.05.2007 par Solène & Vincent
COMMENT ON FIT UN BEL AUTO-DA-FE ET COMMENT CANDIDE FUT FESSE.
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Présentation du texte et de l'auteur:
- Voltaire, 1694-1778 = XVIII ème siècle: Les Lumières.
Autres oeuvres célèbres et connues de l'auteur: Oedipe, L'ingénu et Les Lettres philosophiques.
- Dans Candide, l'auteur met en évidence l'ignorance d'un jeune homme confrontré à de nombreux problèmes.
- Au chapitre 5, Voltaire s'inspire du tremblement de terre de Lisbonne qui s'était produit en 1755, et plus précisément le 1er Novembre (date de la toussaint): l'auteur a donc choisi ce jour pour faire revivre à Candide ce tragique évènement (qui avait par la suite crée un tsunami qui avait fait environ 25 000 victimes). Voltaire accentue le côté arbitraire de la mort.
(Il faut savoir que ce tremblement de terre eut une forte influence sur de nombreux penseurs européens de l’époque -des Lumières).
- Dans le chapitre 6, l'histoire se passe au Portugal, dans la capitale, Lisbonne, après le tremblement de terre. A ce moment, on retrouve le personnage principal, Candide, qui se trouve dans une situation délicate, puisque l'Inquisition a proclamé l'auto-da-fé contre lui et son ami Pangloss -> éxécution.
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Définition de quelques mots présents dans ce chapitre pour vous aider à mieux saisir le sens du texte:
- Auto-da-fé: Proclamation solenelle d'un jugement prononcé par l'Inquisition (éxécution du coupable par le feu).
- San-Benito: Casaque jaune dont on revêtait les condamnés au bûcher, sous l'Inquisition.
- Mitre: Haute coiffure triangulaire de cérémonie portée par les prélats et notamment par les évêques.
- Faux-bourdon: Chant accompagné d'un orgue avec une voie.
- Anabaptiste: Signifie "baptiser à nouveau": adhérer à l'un des mouvements religieux issue de la Réforme qui n'admettent pas le baptême des enfants et procèdent à un second baptême de leurs adeptes à l'âge de raison.
- Béni: Glorifier Dieu pour le remercier par des actions de grâce.
- Prêché: Faire un sermon (ici, il se fait la morale).
- Absous = condamné
- Interdit = très étonné.
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Introduction: C'est un conte philosophique, mais aussi un apologue. Le texte est satirique est pathétique, puisqu'il dénonce les principes de l'Inquisition et met en évidence le désespoire du héros après la perte de ses amis.
Plan proposé: (désolé du peu de clareté !)
I) Etude du conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
2) les figures de styles employées
OU
1) un évènement qui s'ancre dans la réalité (situation initiale)
2) le châtiment inquisitorial (péripéties)
3) le désespoire
II) La philosophie de l'auteur:
1) ???
2) ???
I) Le conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
- Temps dominant: l’imparfait = temps du récit.
- Plusieurs champs lexicaux sont présents dans ce texte (trois principaux):
La désolation avec "tremblement de terre", "détruit", "une ruine totale", "empêcher la terre de trembler", "la terre tremble de nouveau" et "un fracas épouvantable"= la menace du tremblement de terre.
La violence: "quelques personnes brûlées à petit feu, fessées, brûlées, pendues"= l'éxécution.
L'Auto-da-fé avec "la mitre", "le san-benito", "flammes renversées", "diables", "flammes droites", "procession", "sermon" et "coutume" = l'Inquisition.
2) les figures de style employées
- Ligne 3 = Oxymore: "un bel auto-da-fé" = l'auteur met l'accent sur l'importance du mot "auto-da-fé".
- Ligne 15 = "Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait" = situation burlesque, ambiance festive.
- Ligne 19 = 2 gradations descendantes
- Ligne 20 = 1 question rhétorique
- Ligne 21,22 et 23 = 3 apostrophes
Critique de l’inquisition, dénonce les méthodes de détention « appartement d’une extrême fraîcheur » ligne 14
II)
La philosophie - Critique de Leibniz = essai de Leibniz « Théodicée »
Ouvrage dans lequel il explique que le monde que Dieu a crée est le meilleur des mondes possibles
Conclusion: Cet extrait de Candide nous ramène aux principaux combats des philosophes des Lumières qui, en hommes de raison et de progrès luttent contre l'obscurantisme sous toutes ses formes.
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Autre plan possible:
I) L'art du conteur
1) la situation initiale
2) la situation finale
II) L'ironie au service de la dénonciation
1) dans le premier paragraphe
III) La dénonciation
1) le fanatisme et l'intolérance
2) la superstition
3) l'optimisme
Posté le 22.05.2007 par solène
I)
2 personnages opposés
a)Le loup
Cruel, tyrannique, supérieur
Champ lexical de la haine « plein de rage », « colère » …
Royauté « sire », « majesté » …
Loup= symbole de la force
Dédain envers le loup
b)L’agneau
Doux, innocent
A des réponses valables
Compassion, pitié envers l’agneau
c)Relation entre les 2 personnages
Loup supérieur à l’agneau au niveau physique et aussi au niveau « social »
L’agneau s’adresse au loup= 3e personne du singulier= respect
Le loup à l’agneau= 2e personne du singulier= manque de respect
II)
2 argumentations différentes
a)Argumentation du loup
Aucune raison valable pour manger l’agneau
Raisons au hasard, finit par « on me l’a dit il faut que je me venge » vers 26= mensonge
Ne laisse pas répondre l’agneau
b)Argumentation de l’agneau
Répond à chaque fois au loup
Vers 20 question rhétorique= pour pousser le loup à reconnaître qu’il a tort
Conclusion
Dénonciation du pouvoir et de la justice sous Louis XIV
Posté le 06.04.2007 par claire
auteur: Voltaire, philosophe des lumière, 18ème siècle
genre: conte philosophique, publié en 1759 anonymement pour éviter la censure de Louis XVI et pour éviter d'être embastillé une 3ème fois à cause da la critique de la société d'ordre, notamment les aristocrates
chapitre 1= présentation des personnages, du cadre + l'élément perturbateur car Candide est chassé du château.
registre: satirique
I/ satire des aristocrates
II/ satire des philosophes
I/ -> le nom de "thunder-ten-tronckh" (alitération en t) discrédite le baron car difficilement prononçable dc c'est une moquerie des aristos
-> description superficielle:
-jugement des personnes par leur grade "prouver que 71 quartiers" => dénonciation du rejet des sans grade par les aristos
- baronne décrite uniquement par son poids "elle pesait 350livres", seul élément que l'on a sur elle
- Cunégonde décrite comme une marchandise "elle était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante"
-> discrédite les biens des aristos : "son château avait une porte et des fenêtres" => descendu au rang de biens normaux, rien d'exceptionnel
-> Province de Westphalie mise en égalité avec la terre ac l'hyperbole "le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de tte la terre". Voltaire se moque des aristos croyant qu'ils sont en qq sorte le centre du monde, dénonciation de la prétention des aristos
-> aristos discrédités par le personnage de Candide lui mm car sa simplicité est poussée à l'extrême (on le voit ac le champ lex "innocemment", "sensibilité"...) cela donne un aspect comique.
-> aristos discrédités ds le dernier paragraphe car scène un peu ridicule, naïveté excessive. ce paragraphe donne un effet théâtrale (comique) car les actions s'enchaînent rapidement, le rythme est rapide comme le montre les nombreux vrb au passé simple. cette "scène" est l'élément perturbateur, Candide est chassé.
II/ Satire des philosophes
-> satire des philosophes du XVII°s
avec "methaphysico-théologo-cosmolo-nigologie" qui est un nom qui peut paraître savant, mais qui ne veut rien dire.
Voltaire se moque en particulier de Leibniz qui est un philosophe allemand du XVII et en fait la caricature à travers Pangloss.
"tt langage", parle de tout, mais superficiellement, ne connait rien en profondeur.
-> satire de l'optimisme
"le meilleur des mondes possibles"
"le plus beau des chateaux"
"la meilleure des baronnes"
les descriptions montrent pourtant qu'ils n'ont rien de particulier.
->"ceux qui ont avancé que tt est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tt est au mieux", Voltaire se moque de Leibniz en jouant sur les mots
-> satire de la théorie des causes et des effets
Leibniz prétend expliquer rationnellement ts les faits :
"les nez ont été faits pour porter des lunettes"
"les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées"
"les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des chateaux"
ces exemples sont absurdes, car ils sont inversés
ps: dsl pour le retard et sûrement pour toutes les fautes
Posté le 02.04.2007 par MikL
Auteur:Francois Rabelais--->écriv1 et poete francais
->mena une vie monastique
->defend l'évangélisme
->étudia oteur grec ki inspireront son umanisme
XVIe siecle->Humanisme
->importance éducation
->Retour texte antique
date publication->1534
Txt narratif
Axe->Abbaye utopique
I-La vie a Theleme
1/Rythme de vie->liberté "sortent du lit qan bon leur semblent"l2
->habitude->imparfait
2/Regle fondamental->"FAIS CE QUE TU VOUDRAS"
->impératif + mise en valeur majuskul milieu ligne.
II-Personne y résidant
1/L'élite->Noblesse "bien née"l6
2/Personne de klité->comparé a des gens parfait
->l15-l16-->hyperbole
3/solidaire entre eux->Tout monde accepte désir de chacun
->L10-13-->verbe impératif
->pas de supérieur
III->Abbaye moderne(utopie)
1/Mixité->mélange homme et femme(l18-17->''femmes" "celles")
2/Droit au mariage->sortie de l'abbaye L20.
---->>>Txt présente endroit utopique car abbaye n'est pas seulement lieu de plaisir mais aussi de travail.
Ouverture->Candide de Voltaire
->Chap Eldorado(utopie)