Créer un blog Présentation

Nom du blog :
classebacasable
Description du blog :
/
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
16.03.2007
Dernière mise à jour :
24.04.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Argumentation (13)
· Autobiographie (5)
· bac à sable (10)
· écritures d'invention (2)
· Epistolaire (2)
· Fiches auteurs (8)
· Histoire (4)
· Lumières (12)
· Philosophie (3)
· Poésie (7)
· Présentations de livres (5)
· Théâtre (8)

Navigation

Accueil
Livre d'or classebacasable
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Candide Chapitre 6
· Candide, Chapitre 17
· La Promesse de l'aube de Romain Gary
· Le Mondain, Voltaire
· Illuminations - Aube - Rimbaud
· L'apologue
· Candide, Chapitre 1
· De l'esclavage des Nègres - Montesquieu
· Lettres Persanes, Lettre XXIV
· L'Illusion comique de Pierre Corneille

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

Cimeeer albert (=
12.05.2008
EVE ANGELI
09.05.2008
(...)
07.05.2008
Aahh
07.05.2008
Aahh
07.05.2008
merci
04.05.2008
ouaaaaaaaaaaaaaa
04.05.2008
kikou
28.04.2008
eh bah
24.04.2008
alex
22.04.2008
hum...
21.04.2008
Solange
21.04.2008
Vincent
21.04.2008
pour information..
21.04.2008
Je viens te faire une invitation
17.04.2008
mdr
16.04.2008
pacte autobiographique
13.04.2008
bonjour
11.04.2008
Bac à sable...
04.04.2008
bien sur..
04.04.2008
RSS

Blogs 18 à découvrir :

· leshistoiresderemi
· gillabulle
· imaginaire
· mangakids
· kamehmehaaa
· etoilange
· lemondedappossai
· ata
· travaillernuitgravealasante
· litetratures

Poesie

Impromptu

Posté le 23.06.2007 par Camille
Impromptu, Musset.

Poésies nouvelles, Alfred de Musset


Intro : Alfred de Musset était un dramaturge et poète qui appartenait au courant romantique et accordait donc une grande importance à la sensibilité et aux sentiments. « Impromptu » est un texte très court qui présente une définition de l’art poétique. Ecrit en 1839, il parait en 1852 dans un recueil intitulé Poésies nouvelles. Ce poème a une forme brève de 11 alexandrins et un octosyllabe et donne une définition de la poésie dans laquelle le terme impromptu dénote une particularité, en effet ce texte pose le problème de l’inspiration mais aussi de la difficulté du travail poétique.

----------------------------------------------------------
1) Un impromptu
a) Composition du texte
b) Construction des vers

2) Les différents domaines d’inspiration
a) Le domaine intellectuel
b) Le domaine du temps
c) Le domaine de l’émotion et des sentiments

3) Les différentes démarches et leurs difficultés
a) Les différentes démarches poétiques
b) L’idée de difficulté
------------------------------------------------------------
1) Un impromptu
a) Composition du texte

Si l’on s’en tient à la définition, un impromptu est une petite pièce en vers improvisée, pas travaillée, courte. Le texte de Musset est bref, mais il y’a des caractéristiques poétiques qui laissent à penser que le texte a été travaillé.
En effet, les rimes sont suivies et font alterner rimes féminines et rimes masculines, tous les vers sont des alexandrins sauf le 10 qui est un octosyllabe. « Faire une perle d’une larme », de plus, on peut remarques une alternance entre les vers sans ponctuations internes et les vers séparés par une virgule. Cette rythmique du poème n’est pas un hasard.


b) Construction des vers.

- Les vers sont construits (v.3, 5, 8, 9) sur des accumulations. « Aimer le vrai, le beau ».
- Dans les vers, il y’a des accumulations de sonorités identiques au début des mots «incertaine, inquiète, immobile » C’est une Paronomase.
- Il y’a un rapprochement de mots antinomiques « rire »+« pleurer » (vers 7) ; « sourire »+ «soupir » (vers 8) ; « éterniser » + « instant » (vers 5) ; « perle » + « larme » etc.
- Anaphore aux vers 9 et 10 « faire »
- Il y’a aussi des recherches sur le plan de la structure des vers, par exemple le vers 4 qui commence par le verbe « éterniser » et le substantif « instant ».
- Enfin, la structure même du poème, avec ses énumérations d’infinitifs ne semble pas relever de l’improvisation totale.
- Impromptu dans son titre, ce poème a une forme qui laisse à penser que ce n’est pas le hasard qui a présidé à sa composition.

2) Les différents domaines d’inspiration.

- Les différents verbes à l’infinitif indiquent les différentes actions que le poète doit faire pour créer poétiquement. Il définit au travers de ces infinitifs l’art poétique puisque ces verbes indiquent des domaines dans lesquels Musset trouve son inspiration.

a) Le domaine intellectuel

-Vers 1 : La pensée « fixer la pensée », cela semble être une priorité pour lui, il lui consacre trois vers, ce qui la met en valeur, accentuée par la personnification et la métaphore « sur un bel axe d’or la tenir balancée »
L’image est intéressante car c’est celle du fil de l’équilibriste sur lequel on écrit la poésie. Le complément « d’or » ajoute une unité de richesse, de préciosité, de beau.
 Tout ce qui relève de la vie de l’esprit, de l’intellect, n’est pas exclu du domaine poétique.
-Le terme « génie » de par sa définition, insiste aussi sur l’importance du domaine intellectuel.

b) Les domaine du temps.

-La notion de temps est présente dans ce poème à deux reprises. « Souvenir » est utilisé dès le vers 1 qui est associé au verbe « chasser » (dans le sens « guetter » « courir après »).
-On peut affirmer que pour Alfred de Musset, le contenu de la mémoire se révèle comme un domaine privilégié de la poésie. Il lui consacre le premier émistiche du premier vers, ainsi qu’au vers 4 où il souligne le pouvoir de la mémoire par l’antithèse « éterniser » + « un instant » qui dit que la poésie peut vaincre le temps.

c) Le domaine des émotions et des sentiments.

La poésie est étroitement liée au domaine des sentiments.
-Lexique de l’affectivité, qu’il s’agisse des sources de l’affectivité ou de ses manifestations. « cœur » « chanter » « rire » « pleurer » « sourire » « soupir » « larme » « passion »…
=> C’est les émotion qui inspirent tout ce qui vient du cœur, qu’il s’agisse de ce qui est heureux ou de ce qui est malheureux.
- Pour Musset la poésie est une forme d’introspection qui va favoriser les épanchements sentimentaux « écouter dans son cœur ».
-Pour Musset la poésie est aussi complètement indissociable du vrai et du beau.
-Pour Musset toute poésie est recherche de vérité et de quête esthétique.
-Les actions exprimées à l’infinitif ont pour objet des domaines de la vie des hommes : vie de l’esprit, vie affective et émotion, la recherche du vrai correspondant plutôt à l’esprit, la recherche du beau à la sensibilité et aux émotions.



3) Les différentes démarches et leurs difficultés.


a) Les différentes démarches poétiques.

Les différentes démarches sont associées à différents domaines. La recherche poétique présentant donc differentes démarches qui ont en commun d’une part de chercher et de rassembler et d’autre part de transformer.
-L’idée de chercher est présente dans les verbes « chasser » « chercher » et « écouter », et l’idée de transformation vient d’« éterniser » et des deux emplois du verbe « faire », montrant la transmission d’un élément à un autre de façon « magique ».
- Le passage de ce qui est l’expression matérielle d’une émotion, exprimée par l’énumération (sourire, soupir etc.) a une production caractérisée par les mots « crainte » et « charme » traduit par le transfert d’un mode d’expression à un autre.
-C’est aussi ce qu’exprimer le vers 10, mis en relief par sa brièveté, en rapprochant deux mots, l’un exprimant le point de départ « la larme », et l’autre le point d’aboutissement « une perle ».
-Ce dernier mot insiste particulièrement sur la notion de bijou et de production humaine, ce qui est à la fois naturel et précieux.

« La perle de la pensée ; un diamant sans rival »
Alfred de Vigny

=> Il ressort de l’étude des verbes et de leurs compléments que la poésie suit plusieurs démarches dont la plus importante est de métamorphoser ce qui est du domaine affectif et de la pensée en production précieuse et raffinée, lumineuse et fragile.

b) L’idée de difficulté


Si le thème essentiel de ce texte est celui de la transformation, le poème laisse transparaître l’idée que les démarches qui caractérisent la poésie ne sont pas toujours faciles.
On peut remarquer en particulier certains modalisateurs.
-Ainsi au vers 4, le mot « peut-être » laisse planer un doute sur la possibilité de la transformation de l’instant en éternité.
-Au vers 3, les adjectifs « incertaine » et « inquiète » soulignent un état qui contredit le verbe « fixer » au vers 1.
-Ces différents termes expriment des oppositions et certaines antithèses laissent penser que la création poétique comporte des éléments contradictoires.
-Parmi ceux-ci on peut citer l’opposition « rire » et « pleurer » « sourire » et « soupir » « crainte » et « charme ».

La poésie qui se nourrit des émotions et des sentiments de ce qui fait la vie des êtres humains corps et esprit, affectivité et pensée, n’échappe pas aux contradictions de cet univers.

Conclusion :
L’aspect définition/art poétique sous forme d’impromptu est intéressant par divers points. L’emploi récurrent de l’infinitif amène un ensemble d’action qui conduisent à considérer que la réponse n’est pas la définition de la poésie mais l’énumération de ce en quoi elle consiste ou de ce que souhaite faire le poète lorsqu’il compose de la poésie. Ce n’est pas vraiment une recette pour faire de la poésie, les verbes ne disant pas comment il faut faire mais ils cherchent plutôt à définir ce qu’est l’action de la création poétique.
Pour ce qui était de Musset, ses idées se rattachent à la période du romantisme qui se caractérise entre autres par l’importance accordée aux émotions dans la littérature. (cf. : les nuits)

"Strophes pour se souvenir", L. ARAGON

Posté le 14.06.2007 par nono
[b] I) Typographie du texte
II) Epoque+circonstances = texte informatif
III) L'expression de l'éloge[/b]

Intro :
"Strophes pour se souvenir"= poème issu du recueil le Roman inachevé de Louis Aragon (poète et romancier français du XXème siècle 1897-1982, auteur du Fou d'Elsa et du Roman inachevé).
Ce texte écrit en 1955, au moment ou une rue parisienne prend le nom du groupe Manouchian.
Permet de réfléchir sur le rôle de témoin engagé du poète; poésie au service de la dénonciation et de la célébration.
En effet, à travers ce poème Aragon dénonce la xénophobie, collaboration etc... et rend hommage au groupe Manouchian, résistants français fusillé par allemands 21février1944.
Titre définie objectif précis = maintenir mémoire.

I) Typographie du texte
- 7stophes de 5vers
- répétition de même rime ABBAB abscence de ponctuation
- vers libres malgré une certaine régularité
- 3em § "MORTS POUR LA FRANCE"
inscription en majuscules = visualisation de l'affiche = monuments au morts = titre
- passage en italique = extrait de dernière lettre de Manouchian à sa femme Mélinée
changement de ton par "l'un de vous dit calmement"
- à partir de 7em § retour à la graphie moderne
- anaphore de "vingt et trois" au début de 4vers consécutifs

II) Un texte informatif:
- info implicite affiche "tache de sang"
-alusion à la difficulté de prononciation des noms
- 2symboliques fortes avec "vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps"
- partisans = résistance
- absence de termes historiques, la forme poétique le demande
- morts exécutions + sentiments mis en évidence(lettre à Mélinée)+ espor que les résitants ont laiisé derrière eux

III) L'expression de l'éloge
- notion d'humilité "vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes"
-célébration "gloire" "larmes" "prières"
- côté humain pacifique des Manouchians " je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand"
- insistance sur "vingt et trois"

Conclusion :
- dénonciation de la xénophobie de l'affiche + propagande allemande
- hommage au groupe Manouchian
- // Châtiments de Hugo = prise de position + appel à la prise de conscience

Impromptu d'Alfred de Musset

Posté le 27.05.2007 par Vincent
«Un souvenir heureux est peut-être sur terre Plus vrai que le bonheur.» (Extrait des Poésies nouvelles)

---------------------------------------------------------------------
Informations sur l'auteur:

Alfred Louis Charles de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 à Paris, est un poète, auteur dramatique et romancier français.
En 1852, il rentre à l'Académie française.

Plus que tout autre romantique, Musset a incarné l'effronterie et la fantaisie de la jeunesse. Exemple -> A vingt ans, il composait des pièces telle Venise ou Ballade à la lune dont on ne savait pas s'il s'agissait d'une œuvre du romantisme le plus pur ou, au contraire, d'une simple parodie.

En ce qui concerne l'amour, influencé par sa vision romantique, Musset avait tendance à être optimiste et cela se reflétait dans ses poèmes (il s'opposait à Baudelaire dans ce domaine).

Ses principales oeuvres:
- Contes d'Espagne et d'Italie, son premier recueil (1829)
- Les Caprices de Marianne (1833)
- On ne badine pas avec l'amour (1834)
- Les Confessions d'un enfant du siècle (1836)
---------------------------------------------------------------------
Informations sur le recueil dans lequel paru "Impromptu":

Dans Poésies nouvelles, Musset renonce à l'ironie présente dans ses Premières poésies. En effet, dans ce recueil au lyrisme maîtrisé, l'auteur traite des thèmes les plus variés.

Impromptu
(En réponse à la question : Qu'est-ce que la Poésie ? )

Chasser tout souvenir et fixer sa pensée,
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant,
Peut-être éterniser le rêve d'un instant ;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;
Écouter dans son coeur l'écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme
Faire une perle d'une larme :
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.
---------------------------------------------------------------------
Plan de commentaire:
I) Un impromptu
a. composition du texte
b. construction des vers

II) Les différents domaines d'inspiration
a. le domaine intellectuel
b. le domaine du temps
c. le domaine de l'émotion et des sentiments

III) Les différentes démarches et leurs difficultés
a. les différentes démarches poétiques
b. l'idée de difficulté
---------------------------------------------------------------------
Introduction:
- Alfred de Musset était un dramaturge et poète qui appartenait au courant romantique et accordait donc une grande importance à la sensibilité et aux sentiments.
- "Impromptu" est un texte très court qui présente une définition de l'art poétique. Ecrit en 1839, il parait en 1852 dans un recueil intitulé Poésies nouvelles.
- Ce poème a une forme brêve, 12 vers (alexandrins & octosyllabes) et donne une définition de la poésie dans laquelle le terme "impromptu" dénote une particularité.
- En effet, ce texte pose le problème de l'inspiration, mais aussi de la difficulté du travail poétique.

I) Un impromptu
a. composition du texte:
- Si l'on s'en tient à la définition, un impromptu est une petite pièce en vers, réalisée rapidement. Le texte de Musset est bref mais certaines caractéristiques poétiques semblent avoir été travaillées:
-> 1er travail sur la versification: 1 octosyllabe mis en avant. -> les rimes sont suivies et font alterner rimes masculines et rimes féminines.
-> il y a une recherche dans le rythme: alternance de vers sans ponctuation interne (exemple: vers 1, 2 et 9) et de vers séparés par des virgules: CE N'EST DONC PAS DU AU HASARD.

b. construction des vers:
- Les vers sont construits sur des énumérations longues (exemple: vers 7 et 9): il y a donc un travail de recherche.
- Présence d'une paronomase* au vers 3: succession de trois mots "inquiète, incertaine, immobile".
- On peut remarquer que l'auteur rapproche de nombreux mots: exemple -> "rire et pleurer" vers 7, "éterniser" et "un instant" vers 4, "sourire" et "soupir" vers 8, "crainte" et "charme" vers 9, "perle" et "larme" vers 10.
- A noter l'anaphore du versbe "Faire".
- L'allitérartion au vers 6 montre bien qu'il y a eu une recherche de l'auteur.
- Recherche sur le plan de la structure du vers: par exemple, au vers 4, il commence par le verbe "éterniser" et finit par le substantif "instant".
- On peut remarquer aussi beaucoup d'infinitifs.
- Enfin, la structure même du poème, avec ses infinitifs, ne semble pas relever de l'improvisation totale. Impromptu dans son titre, le poème a une forme qui laisse penser que ce n'est pas le hasard qui a présidé à sa composition.

* Une paronomase consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités semblables mais qui ont des sens différents. On appelle "paronymes" des mots qui se ressemblent par leurs sons.

II) Les différents domaine d'inspiration

Les verbes à l'infinitif indiquent les différentes actions auquel le poète pense quand il écrit. Ils énumèrent les différentes actions de l'art poétique, ce que définit Musset. Ils vont indiquer les domaines dans lesquels Musset trouve son inspiration.

a. d'abord, le domaine intellectuel:
- Dans un premier temps, "Fixer" au vers 1 nous indique que c'est en quelquesorte la priorité du poète. Il lui consacre trois vers donc il est mis en valeur, accentué par la personnification et sur la métaphore au vers 2.
- L'image est intéressante, puisque c'est celle du fil de l'équilibriste sur lequel on écrit la poésie.
- Il y a aussi le complément d'or, le domaine intellectuel est donc précieux -> cela ajoute de la richesse et une unité de beau.
- Le terme de génie, de par sa définition, au vers 6, insiste et accorde une grande importance au domaine intellectuel.
-> Tout ce qui relève de l'esprit et de l'intellecte n'est pas exclu du domaine poétique.

b. le domaine du temps:
- Tout d'abord, on peut dire que la notion de temps est évoquée à deux reprises dans ce poème.
- Le mot "souvenir" est utilisé dès le vers 1. Il est associé au mot "chasser" auquel on ne sait quel sens donner (guetter ou évoquer). Il semblerait que le 1er terme soit plus approprié.
- On peut affirmer que le contenu de la mémoire se révèle comme le domaine privilégié de la poésie. Le poète lui consacre le premier hémistiche au 1er vers. L'idée est prolongée au vers 4, en soulignant par l'antithèse "éterniser (...) un instant" la façon dont la poésie peut vaincre le temps.

c. le domaine des émotions et des sentiments:
- Il ne faut pas oublier que la poésie est étroitement liée à l'émotion et aux sentiments.
- Dans ce texte, on peut relever le lexique de l'affectivité (source de manifestation): "coeur", "chanter", "rire", "pleurer", "sourire", "soupir", "larme" et "passion". D'après Musset, les émotions et l'affectivité inspire le poète.
- La poésie est une forme d'introspection favorisant les épenchements sentimentaux comme le rappelle le vers 6: "écouter dans son coeur".
- La poésie est indisociable du vrai et du beau pour Musset -> Toute poésie est recherche de vérité et de quête esthétique.
- Les actions exprimées à l'infinitif ont pour objet des domaines différents montrant à travers plusieurs énumérations que la poésie trouve sa matière dans des domaines de la vie des hommes: vie de l'esprit, vie affective et émotive. La recherche du vrai correspond plûtot à l'esprit et la recherche du beau à la sensibilité et aux émotions.

III) Les différentes démarches et leurs difficultés

a. les démarches:
- Elle sont associées à différents domaines. La poésie présente plusieurs démarches qui ont en commun, d'une part de chercher et de rassembler, d'autre part de transformer.
- L'idée de chercher est présente dans les verbes "chasser", "chercher" et "écoute".
- L'idée de transformer est présente dans "éterniser" et dans deux emplois de "Faire" qui montrent la transmutation d'un élément en un autre par une sorte de magie.
- Le passage de ce qui est l'expression materielle d'un émotion s'exprime par énumérations à une production, caractérisée par "crainte et charme", traduit le transfert d'un mode d'expression à un autre (vers 10, "Faire une perle d'une larme", mis en relief par sa brièveté en rapprochant deux mots: l'un exprimant le point de départ -> une larme, l'autre le point d'arrivée -> la perle. Ce dernier mot insiste particulièrement sur la notion de bijou, de précieux).
- De Vigny disait de la poésie: "La perle de la pensée, un diament sans rival".
- Il ressort de l'étude des verbes et de ses compléments que la poésie suit plusieurs démarches, dont la plus importante est de métamorphoser le domaine affectif, pensée en production précieuse et raffinée, lumineuse et fragile.

b. l'idée de difficulté
Si le thème essentiel du texte est celui de la transformation, le poème laisse transparaitre l'idée que les démarches qui caractérisent la poésie ne sont pas très facile.
- On peut en particulier remarquer plusieurs modalisateurs -> ainsi, au vers 4, "peut-être" laisse planer un doute sur la possibilité de transformation de l'instant en éternité.
- Au vers 3, les adjectifs "incertaine" et "inquiète" soulignent un état qui contredit le verbe "fixer" au vers 1.
-> Ces différents termes expriment l'opposition et les antithèses laissent penser que la poésie comporte des éléments contradictoires.
- Parmi ceux-ci, on peut noter les oppositions "rire et pleurer", "crainte et charme".
- La poésie qui se nourrit des émotions et des sentiments de ce qui fait la vie des êtres humains, corps et esprit, affectivité et pensée, n'échappent pas aux contradictions et cet univers.

Conclusion:
- L'aspect définition art/poétique sous forme d'impromptu est intéressant par divers points.
- L'emploie récurrent de l'infinitif amène un ensemble d'actions qui conduisent à considérer que la réponse est non pas la définiton de la poésie, mais l'énumération de ce en quoi elle consiste ou de ce que souhaite faire la poète lorsqu'il compose de la poésie -> Ce n'est pas vraiment une recette pour faire de la cuisine.
- Les verbes ne disent pas comment il faut faire, mais ils cherchent plûtot à définir ce qui est l'action de la création poétique.
- Pour ce qui est de Musset, ses idées se rattachent à la période du romantisme qui se caractérise entre autre par l'importance accordée aux émotions en littérature.

Ouverture: Les Nuits de Musset.

Fonction du poète, Victor Hugo

Posté le 27.05.2007 par Morgane
"Fonction du poète", Victor Hugo


(D'après Mr Bai, ce n'est pas le vrai titre du poème, à vrai dire je n'en sais rien..)

LYRISME ET ENGAGEMENT DANS LE POEME

Dans son poème, Hugo définit la fonction du poète.
Tout d'abord, le poème parait lyrique, mais c'est en fait un poème que l'on peut qualifier d'engagé.

I. Lyrisme

Le lyrisme est l'expression d'une émotion personnelle intense. La poésie lyrique traite des sentiments du poète (thèmes récurrents : l'amour, la mort, la communion avec la nature, le destin, etc.).

Poésie : octosyllabes, rimes (suivies/croisées/embrassées)
Victor Hugo : qualifié de Romantique (XIXème siècle)

Sentiments :
- voc dépréciatif des sentiments : anaphore de 'malheur', "haines", "tourmentent le ciel agité", "plaint", "mutile"
- voc mélioratif des sentiments : "ses rêves toujours plein d'amour" -> insistance avec l'adverbe "toujours"

Religion :
- "Dieu le veut", "je retourne dans le désert", "pareil aux prophètes"

-> Le poète a des inspirations dues à la religion, les sentiments. Par cela on peut qualifier ce poème de lyrique.
Cependant, ce n'est pas qu'une simple poésie lyrique, elle contient aussi un engagement.

II. Engagement

Le texte est argumentatif, même si on peut remarquer une absence de connecteurs logiques.
Habile construction : 3 strophes qui expriment 3 idées différentes
- 1ère strophe : idée de "mauvaise solitude" du poète, qui ne remplit pas ses fonctions
-2ème strophe : description des actes et des objectifs du poète
3ème strophe : défense du poète contre les attaques qu'il subit

Engagement soutenu par Hugo : l'engagement que doit avoir le poète

- le poète "vient préparer des jours meilleurs" -> sans lui, les jours ne sont pas "bons" ; c'est ce qu'exprime le superlatif "meilleur". Cela ne peut pas être mieux, alors que ça pourrait être mieux si "meilleur" avait était remplacé par "bons jours". Le poète est "le changement".

- "l'homme des utopies" -> ce n'est pas UN des hommes, mais le SEUL homme qui peut réaliser TOUTES les utopies.. (jeu singulier/pluriel qui nuance)

- comparaison à la religion "pareil au prophète"
(Le mot prophète au féminin prophétesse (grec : προφήτης [profétès], interprète des paroles d'un dieu ou d'un oracle; devin), désigne une personne considérée comme l'envoyé, le messager d'une divinité, venue pour prévenir, mettre en garde ou révéler la « vérité » à un groupe humain ou à tous les humains.)
-> le poète est donc supérieur aux autres hommes

- "il voit, quand les peuples végètent" -> le verbe "voir" n'a pas de complément d'objet, cela veut donc dire que le poète est en train de voir, pendant que les peuples, eux, végètent, et non qu'il voit les peuples végeter.
-> le poète est "mieux" que les autres, car iic le verbe "voir" prend une connotation méliorative, alors que "végeter" est dépréciatif.

- "comme une torche qu'il secoue, faire flamboyer l'avenir !" -> idée de la lumière qu'est le poète, pour que le peuple "sorte de sa minorité" (Kant), c'est-à-dire de leur ignorance.
-> le poète est un guide spirituel pour le peuple

- "On le raille, qu'importe; il pense" -> le poète est le seul à penser, et passe au-dessus des railleries.

Critique des poètes qui ne suivent pas leur engagement :

- "Honte au penseur qui se mutile, et s'en va, chanteur inutile, par la porte de la cité !" -> référence aux poètes; qui n'assument pas leurs fonctions de guide, de prophète, de modèle pour le peuple
- "Malheur à qui" -> malédiction lancée au poète qui ne respecte pas ses engagemetns

En conclusion :

Le poème de Victor Hugo, qui apparait comme lyrique, présente en fait un double engagement :
l'engagement d'Hugo dans son métier de "poète"
et l'engagement du poète à être un guide spirituel, une aide pour le peuple.
Il a concilité lyrisme et engagement, car la poésie est un bon moyen pour exprimer l'engagement de la poésie, étant donné que Victor Hugo est lui-même un poète est qu'il se représente dans ses vers. Il peut donc défendre ce qu'il connaît de façon subjective, dans un poème qui est lyrique.
Cependant, l'engagement d'Hugo n'est pas politique (dans ce poeme), même s'il avait ses propres convictions.
(Conclusion confuse, je sais, mais bon ^^)

NB :
- Mr Bai trouve qu'il ne faut pas dire "guide", car ça peut aussi être péjoratif, est que le mot "modèle" convient mieux.
- Mr Bai trouve qu'il ne faut pas dire "objectif" dans le cas d'une poésie, mais "impartial"
- Mr Bai a dit "je n'ai pas très bien compris ce texte"
- Mr Bai trouve que ce texte est ambigu, et m'a posé 15 fois la question "mais ce texte, il est ambigu non ?"
- Mr Bai pense que ce texte montre les deux faces de la solitude : la "bonne" solitude qui permet de réfléchir sur le monde et l'analyser, et la "mauvaise" solitude, qui est le résultat d'une fuite, de lacheté, et de refus de ses obligations.
- Mr Bai trouve qu'il y a une référence à Platon au début du texte

Et euh voilà, je critique pas du tout les remarques de Mr Bai, ça peut être bon à savoir :D
Pour la référence à Platon, j'ai un peu oublié, mais je crois qu'il m'a dit que c'est parce que Platon ne voulait pas de poètes dans la cité ou je ne sais quoi..



La poésie doit avoir pour but la vérité pratique

Posté le 04.04.2007 par Morgane
Mon analyse, que j'ai refaite, parce que j'avais rien capté à celle de Mme Cottron.
(en fait c'est mon devoir revu et corrigé)

Le titre du poème est emprunté au poète Lautréamont (1846-1870). Eluard répond à ceux de ses amis qui lui reprochent de s’être engagé politiquement.

I. Typographie du poème ; une visée argumentative

a. Construction de la première partie du poème, vers 1 à 12

- quatre strophes à la typographie identique
- qui débutent par une hypothèse en « si je vous dis », avec une réponse de l’auteur
- dialogue fictif entre l’auteur et ses interlocuteurs
- Ceci pour discréditer la thèse adverse, de ses amis, qui pensent que la poésie doit être seulement lyrique et non engagée.

b. Construction de la deuxième partie du poème, vers 13 à 18

- Marquée par la conjonction de coordination « mais » exprimant l’opposition
- Dernier vers du 5ème tercet qui reprend la même forme que les précédents en négation : « vous ne me croyez plus »
- Dans la 2ème strophe de la 2ème partie du poème, « car » qui exprime la cause, afin d’exprimer les causes de ses pensées sur la poésie, différentes de celles de ses amis
Cette deuxième partie est à l’opposée de la première, son but est d’exprimer la thèse de l’auteur : qu’un poète peut être engagé politiquement, et qu’il peut même mêler lyrisme et engagement dans ses poésie, et non plus de discréditer directement les pensées de ses amis contraires aux siennes.

c. Construction de la troisième partie du poème, vers 19 à 24

- un sizain qui tient lieu de conclusion
- seule ponctuation du poème à la fin de cette partie
- écrite à la 1ère personne, mais construction hypothèse/réponse qui n’est plus, la dernière strophe exprime la rupture avec les autres
- actions au futur et au conditionnel « je vous entraînerai », « je voudrais vous libérer », qui expriment les désirs du poème de faire changer les choses
Cette dernière strophe est donc une conclusion du poème où l’auteur cherche à appuyer sa thèse en parlant des actions qu’il va accomplir pour me but qu’il cherche.
Ce poème est argumentatif et très bien construit, afin que le lecteur adhère à la thèse d’Eluard, qu’un poète peut être à la fois lyrique et engagé, et ait le sentiment que la thèse des amis d’Eluard soit discréditée.

II. Fonction du poète discréditée par l’auteur

a. Dénonciation d’un poète seulement amoureux de la nature
b. Dénonciation d’un poète qui ne fait qu’exalter des sentiments
c. Dénonciation d’un poète uniquement lyrique

III. Fonction du poète approuvée par Eluard

a. Un poète qu explique le monde aux autres
b. Un poète qui transforme le monde
c. Un poète qui mêle sentiments et raison

En conclusion, ce poème de Paul Eluard très bien argumenté dénonce l’avis de ses amis qui pensent que la poésie se résume aux poètes lyriques, proche des romantiques du XIXème siècle, et proclame qu’on poète peut aussi apporter la connaissance et être engagé politiquement en plus d’exalter des sentiments, comme Victor Hugo le faisait remarquer dans « Fonction du poète », poème de son recueil Les rayons et les ombres.

La poésie doit avoir pour but la vérité pratique

Posté le 04.04.2007 par Mme Cottron
« La poésie doit avoir pour but la vérité pratique »
Deux poètes d’aujourd’hui, Paul Eluard, 1947

PAR MME COTTRON

Poème de Paul Eluard dont le titre « la poésie doit avoir pour but la vérité pratique » extrait du recueil Deux poètes d’aujoudhui est un texte écrit à la 1ère personne du singulier qui donne différentes orientations de l’expression poétique, et donc, différents rôles du poète. Ce poème est une réponse à des reproches concernant un engagement trop politique de Paul Eluard. Mais celui qui parle fait la preuve que l’inspiration des grands poèmes lyriques traditionnels n’occulte pas le souci d’une poésie esthétique qui rassemblerait les hommes pour les conduire vers un avenir plus lumineux.

I. Les relations entre le poète et ses amis

a. structure du poème

1ère personne = engagé
Réponse à des reproches adressés à ses amis. Il fait preuve que la politique peut être esthétique.
- Articulation logiques > rapport cause à effet -> rapport de confiance entre celui qui parle et ceux qui l’écoutent
- Anaphore
- Modification au vers 13 « mais » -> opposition > rupture entre la relation du poète et celui qui l’écoute
- un sizain termine le poème pour faire une sorte de conclusion, définition des souhaits du poète, et de ces ambitions poétiques

b. La communication du poète avec ceux qui l’écoutent
- les paroles du poète qui ont un effet sur les actions de ceux qui l’écoutent
- le lecteur croit le poète
- métaphores, comparaisons qui renvoient à l’esthétisme de la poésie romantique, de la nature, du mystère, de l’amour…

c. sens des 4 premiers tercets

Lorsque celui qui parle le poète évoque dans son texte des images inattendues associant les termes par des comparaisons, des métaphores, faisant surgir des analogies insolites, parlant à ses amis de sentiments, d’affectivité, de nature, de relations humaines, il obtient d’eux une confiance qui les conduit à l’adhésion, ou partage des sentiments, à la compréhension même lorsque les images deviennent difficiles à comprendre ; une sorte d’alchimie se met en place entre les thèmes traités qui relèvent du lyrisme amoureux et de la sensibilité de ceux qui les reçoivent, ce que traduit l’anaphore « vous me croyez ». AH, ENFIN LA FIN DE LA PHRASE.
On peut dire que les amis exigeants font confiance au poète dès lors qu’il les charme en leur parlant de leurs propres sentiments à travers des images qui les dépaysent et les déroutent et qui ne font aucunement référence aux problèmes d’engagement politique, social ou moral.

II. La rupture de la communication

a. Rupture structurelle : la strophe 5

Dans les 4 premières strophes nous sont décrit les pouvoirs quasi divins du poète en matière de déchiffrement du monde mystérieux, de la nature et des hommes, mais au vers 13 nous observons un brusque changement dans le constant que fait celui qui parle. La relation entre le « je » et le « vous » est tjrs marquée mais sa nature n’est plus la même. La conjonction de coordination « mais » au vers 13 renforce l’idée de différence, d’opposition, d’idée qui se manifeste avec force dans les 3 derniers tercets. Il est à noter aussi que l’on passe de « je dis » à « je chante », première modification qui souligne un changement de modalité de parole : à l’affirmation succède la célébration, au lyrisme succède le refus des détours.

b. Un thème nouveau : l’univers urbain

On voit aussi apparaître un thème nouveau : l’univers urbain avec l’évocation du pays, au sens large du terme. On passe alors du familier individuel au collectif, et de l’affectif au social. La modification dans les modalités de parole entraîne une modification du thème traité dont la conséquence est la modification des relations entre le poète et ses amis.

c. perte de confiance

La rupture exprimée au vers 15 avec « vous ne me croyez plus » marque très fortement la disparition de ce qui existait probablement entre le poète et ses amis ; à savoir la confiance. « Vous allez au désert » (v.15) est une métaphore biblique qui traduit l’indifférence, la recherche de solitude, le refus de la solidarité et consiste aussi le refus d’engagement social. Cette strophe, en rupture de ton et de thème, mais en continuité de forme et de suivie d’une explication. Le poète s’adressant à ses amis pour leur expliquer les raisons de leur attitude non confiante. L’explication est donnée à la strophe 6 qui commence par « car » ; elle définit le comportement de ceux à qui s’adresse le poème ; vous. Elle met en évidence une attitude d’errance et d’ignorance, le refus d’un engagement social et politique, la méconnaissance de ce qui fait la force de la communauté, c’est-à-dire un idéal commun de lutte.
Les strophes 5 et 6 marquent une charnière dans le poème, la rupture met en évidence que la poésie crédible est celle qui traite des sujets personnels, affectifs sur le mode lyrique et métaphorique, tandis que les appels poétiques à la solidarité et la poésie comme explication du monde social et réaliste, ne rencontre qu’indifférence et refus, par ignorance des enjeux de la lutte et du regroupement.

III. Sens et importance de la dernière strophe

a. différences par rapport aux strophes précédentes
b. le lexique
c. la thèse dégagée


Je n'ai pas le développement du III.. Je ne sais pas si elle l'a fait ou pas (ou si je l'ai perdu.. ou pas). Si qqun l'a, qu'il le mette ici ce serait sympa !
(PS: je n'ai rien compris à son analyse :(, enfin pas grand chose!)

Illuminations - Aube - Rimbaud

Posté le 23.03.2007 par Camille




ILLUMINATIONS :

Illuminations est un recueil de poèmes en prose écrits entre 1873 et 1875 par Arthur Rimbaud.

=>Rimbaud est un poète français né en 1854 à Charleville.
=>Elève brillant, remportait de nombreux prix lors de concours.
=> A écrit la majorité de ses poèmes entre 16 et 19 ans.
=> Il eut une longue relation avec Paul Verlaine.
=> Puis s’engagea dans l’armée, fit du trafic d’armes en Afrique.
=> Ses poèmes les plus connus son sans doute « Le bateau ivre » et « le dormeur du val ».

=> Les illuminations ont été écrites pendant des voyages de Rimbaud avec Verlaine en Allemagne, Belgique, Angleterre.
=> Publiées pour la première fois dans La Vogue en 1886 par Verlaine, sans que Rimbaud soit au courant.
=> Composé de 43 poèmes ainsi que des fragments sans titres.
=> Les poèmes n’ont pas forcément de lien entre eux.



Etude d’Aube :

Aube est un poème en prose composé de 7 paragraphes. Le premier et le dernier sont en réalité deux octosyllabes qui ouvrent et ferment le poème.

Dans ce poème le narrateur marche dans un bois au lever du soleil, éveillant la nature après la nuit, chassant et pourchassant l’aube.

Ce texte peut être lu comme le récit d’un enfant réveillant la nature à l’aube, ainsi que comme une quête amoureuse ou encore le récit d’un rêve.



AUBE

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.



Etude du poème :

1) Le poète éveillant la nature.

Avant le passage du poète :
=> La nature est morte : chp.lex. de l’inertie, de la mort : « rien ne bougeait », « morts », « ombres ». Ce chp.lex. est ici utilisé par R. pour montrer à quel point la nature est immobile, sans vie.

=> Les ombres de la nuit son ici assimilées à l’inertie, par extension à la mort, de plus les phrases sont négatives « rien ne bougeait » , « ne quittait pas ». Le poète insiste ainsi encore sur l’immobilité, l’absence de vie.


Mais R. écrit « j’ai marché ». Ce passé composé montre un action brève. Elle n’en est pas moins efficace, elle stoppe l’inertie, rejette la mort, et donne l’impulsion à la nature qui s’active à son tour, ce qui est traduit par :

- Le chp.lex. de la vie qui remplace celui de la mort « réveillant », « vives », « haleines », « tièdes ».
=> R. montre ainsi le chgmt d’état de la nature qui passe de morte à vivante.

-L’oxymore « frais et blêmes éclats » qui oppose le chp.lex. de la mort et du froid « frais » « blêmes » à celui du feu « éclats » qui représente la vie.
=>R. montre que la nature n’est pas encore totalement éveillée.

- L’expression « sans bruit » est utilisée, ce qui montre que ce réveil est calme, silencieux.

Ccl : avant le passage du poète à travers la forêt, la nature est donc morte, puis s’éveille peu à peu silencieusement.



II) Quête amoureuse.

Tout en étant un texte narratif narrant l’éveil de la nature, Aube peut être lu comme le récit d’une quête amoureuse. Rimbaud poursuivant une femme, personnifiée par l’aube.

- Personnification : « son immense corps » « déesse » => Le poète ne cours plus après l’aube mais après une femme.

- « la première entreprise fut une fleur qui me dit son nom » fleur = jeune fille. Et si elle lui dit son nom c’est qu’il a réussit à la connaître un peu mieux ( à la déflorer ? xD)

- « Le wasserfall blond » est une personnification de la chute d’eau en femme à la chevelure blonde qui s’échevelle.

- « Je levai un à un les voiles » = métaphore. R. déshabille en réalité la déesse, la femme.

- « Je la chassai » = La femme est son gibier

- « Je courais comme un mendiant » antithétique, un mendiant ne court pas, mais attend. C’est donc qu’il est à sa poursuite pour mendier sa présence.

- « En haut de la route, près d’un bois de laurier, je l’ai entourée » a une forte symbolique
laurier = victoire
haut de la route = dur à gravir.
=> Il l’a attrapée, c’est une victoire mais elle a été difficile à obtenir.

[u]III) Récit de rêve.[/u]- à l’intérieur du poème le rêve est remarquable par l’utilisation d’oxymore tels que le mendiant qui court sur des quais de marbre => Pas réaliste, un mendiant ne court pas, encore moins sur des quais de marbre, c’est un rêve.

- Personnifications de fleurs, cascades etc. ne sont pas possibles => rêve.

- les différents lieux défilent à grande vitesse : « dans l’allée, en agitant les bras, par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq, à la grand’ville elle fuyait »

- la dernière strophe « au réveil il était midi » coupe avec toutes les autres puisque c’est un octosyllabes contrairement à la prose du reste du poème, et par l’utilisation du pp. « je » => brusque retour à la réalité.
- Il est midi, moment le plus ensoleillé de la journée, le moins propice au sommeil.

Ccl : ce txt peut donc être lu comme un récit de rêve, qui cesse brusquement au réveil du rêveur.


Ccl générale : Ce poème est un txt narrant l’éveil de la nature, la poursuite d’une femme par le poète, ou tout simplement un rêve.
Elargissement : Genèse de la Bible. Le poète a marché et la nature s’est éveillée, Dieu l’a ordonné et la lumière fut.

Bande Annonce de Rimbaud/Verlaine, un film très ahahah où on peut voir Leonardo dicaprio tout nu : http://www.youtube.com/watch?v=UAXFpRO3yKs
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus