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Theatre

Acte 4, scène 7

Posté le 23.06.2007 par Camille
Clindor est en prison, il va être exécuté pour le meurtre de Adraste. On sait que Lyse et Isabelle ont comploté pour le sauver.

On s’attend à ce type de scènes dans la tragi-comédie car la situation est tragique (champ lexical de la mort, de la supériorité d’un être suprême…) mais on sait qu’il va être sauvé.

Axe : un conflit intérieur.
1) La peur de la mort
2) L’amour sincère


1) La peur de la mort
- Champ lexical de la peur : « effroi » « horreur » « frémis » « peur » « terreurs »

- Champ lexical de la mort : « mortel » « trépas » « mort » « châtiment » « meurs » « meurs » « meurtrier » « succomba » … Champ lexical très important.

- Hypotypose : Description très évocatrice (au théâtre, en poésie) qui permet au lecteur de se représenter la scène comme si il y était. Celle-ci décrit l’exécution que Clindor imagine vivre dans quelques heures.

- Clindor est très troublé :
o Paradoxe : « il succomba vivant et mort il m’assassine »
o Il interpelle de nombreux interlocuteurs : Les souvenirs de ses délices, Isabelle, et enfin son geôlier. => Cela montre un grand trouble.
o Il parle du passé (ses souvenirs), de son futur (exécution), de la mort, de l’amour qu’il porte à Isabelle. => Grand trouble
o Imaginaire (l’exécution qu’il imagine) vs. Réel.
o Hyperbole : La peur de la mort me fait déjà mourir » => Très angoissé.
o Parallélisme : « Mon esprit se trouble, ma raison s’égare » => il perd l’esprit.
o Abolition de la distance spatio-temporelle (passé/futur geôle/place publique)
- Il parle d’artifice qui lui servent à camoufler la vérité : « la honte et l’horreur d’un supplice »

Tout ceci montre un grand trouble de la part de Clindor, traduit son côté très angoissé, il semblerait qu’il a des hallucinations, il fait bcp d’oppositions, s’embrouille.

2) L’amour sincère
- Champ lexical de l’amour : « flamme » « amant » « beaux yeux » « amour » « passions » «
L’intérêt de cette scène dans l’économie de la pièce est qu’elle permet à Clindor de dévoiler ses regrets, ses vrais sentiments, celui-ci croit qu’il va mourir et il se livre.
- Sentiments envers Isabelle. « Je me meurs pour vous »
- il s’adresse à Isabelle avec un vocabulaire sincère « servie
- Il est très effrayé mais quand il pense à elle, il voit « évanouir ces infâmes portraits »
- « je croirai revivre » alors qu’il va mourir.

Ccl : Multiples visages, se rapproche bcp de l’esthétique baroque.

Acte 1, scène 1

Posté le 23.06.2007 par Camille
Scène 1
- La scène se passe quelque part en Touraine, où se trouve Alcandre, devant, puis dans une grotte sombre et obscure, assimilable à un cinéma. Probablement au 17éme siècle aussi.

Rôle de Dorante :
La seule utilité de Dorante dans ce passage est qu’il présente Pridamant à Alcandre après l’avoir rassuré à propos du magicien. Il permet à Pridamant d’approcher Alcandre.

Présentation d’Alcandre par Dorante :
- Dorante considère Dorante comme tout puissant, il utilise du vocabulaire mélioratif « grand mage » « palais »
- Il dit qu’il n’est pas un homme du commun, qu’il a des pouvoirs, qu’il est supérieur => Il est assimilé à un Dieu.
- Alcandre est Omniscient, puissant
- Hyperboles : « pour lui nos destins sont des livres ouverts » « ce qu’il sait en son art n’est connu de pas un »
- Il a cent an mais il a des forces robustes => Il résiste même à la nature et au temps alors que personne ne lui résiste.
- Description avec beaucoup d’hyperboles, de superlatif et d’images, c’est une description élogieuse mais qui fait peur, Alcandre semble pouvoir être dangereux, et c’est pour ça que Dorante accompagne Pridamant.
- Cette description apporte une curiosité de lecteur, une attente et une interrogation sur le genre de la pièce qui va suivre.

Pridamant à la recherche de son fils :
- Le lien entre Pridamant et la religion chrétienne est que celui-ci correspond au type même du père présente dans la parabole du fils Prodigue. On connaît cette parabole et on sait que la fin en est heureuse, on peut donc imaginer que la fin de cette pièce le sera elle aussi.
- Dorante, ami de Pridamant, veut présenter à ce dernier le grand mage Alcandre qui l’aiderait à retrouver son fils (inversion du schéma actanciel de la parabole du fils prodigue, c’est le père qui est en faute : vers 29 : Mon âme vit l’erreur dont elle était séduite, et c’est lui qui parcourt le monde à sa recherche)


Le Mythe de la Caverne de Platon.
« Palais » « grotte obscure » « affreux séjour » « n’ouvrant son voile » « rayon d’un faux jour » « lieux sombre »
 allusion implicite, quoique évidente à la caverne de Platon dans République VII, la caverne de Platon est un dispositif scénique utilisant une technique comparable à celle des ombres chinoises.

 Dans République VII, c’est la caverne qui est le monde de l’erreur pour les prisonniers qui y séjournent, seul le philosophe, conduit au jour par les gardiens, connaît la lumière de la vérité qui est à l’extérieur. Alors que là l’erreur est commise à l’extérieur et c’est la caverne qui va dévoiler la réalité.
 Pour Platon l’illusion est toujours source d’erreurs, c’est ce qui le conduit à condamner le théâtre.


Dans toutes ces notations il s’agit d’une présentation allégorique du lieu théâtral qui devient un lieu à mystère où d’obscures forces agissent : « dont l’art commande à la nature »


Le sujet de la pièce : l’illusion théâtrale, est donc présente dès le premier vers de la scène d’ouverture (lever de rideau)
On pourra relever le champ lexical de l’obscurité : obscure v.2, la nuit v.3, voile épais v.4, sombres v.5, ombre v.6.
Le champ lexical de la lumière : rayons d’un faux jour v.4, éclat douteux v.5.
Lumière et obscurité semblent réunies dans une forme d’oxymore.

Pridamant : v.19 à v.46
- J’en attends peu de choses et brûle de le voir => Antithèse.
- J’ai de l’impatience et je manque d’espoir ; impatience : sentiment exacerbé de l’attente, manque d’espoir : caractérise un état d’esprit où l’on attend plus.
=> Pridamant est dans un état paradoxal. « Je l’outrageais présent et je pleurai sa fuite ».

- Il mêle le champ lexical de la paternité à celui des châtiments : « fils » « ma puissance » « de punir » « ma sévérité » « amour paternel » « injuste rigueur » « traitements trop rudes »« à force de punir » « bannir » « je l’outrageais »
Ce récit dans le discours de Pridamant est donc une exposition des actions qui précèdent l’argument de la pièce : Pridamant a un fils Clindor qu’il a banni parce qu’il prenait trop de liberté. Il regrette sa dureté et cherche en vain à retrouver ce fils, ignorant s’il est mort ou vivant
.
Dorante : v.47 à v.64
Prétérition : « Je ne vous dirai point qu’il commande au tonnerre, Vous n’avez pas besoin de miracle pareil » (figure de style consiste en déclarer qu’on ne veut pas parler d’une chose pour mieux enchaîner dessus juste après)
La prétérition est destinée à rendre crédible l’omniscience d’Alcandre. En fait, Alcandre est une parodie de l’omniscience de l’auteur dramatique en tant que narrateur de l’action de sa pièce : « Et connaît l’avenir et les choses passées » jusqu’à l’amplification hyperbolique : « Rien n’est secret pour lui dans tout cet univers »

Fontions du théâtre à travers la tirade d'alcandre

Posté le 15.06.2007 par Camille
Dernière scène de l’illusion comique

Les fonctions du théâtre à travers la tirade d’Alcandre.

Intro : Cette scène est la dernière de l’illusion comique. Raconter l’histoire vite fait. Dans cette scène Pridamant découvre la vérité grâce au théâtre, tout comme le spectateur. (C’est le contraire du mythe de la caverne de Platon). + parler de la mise en abyme, du baroque, du classicisme…


1) Divertissement
=> champ lex : « divertissement » « délices » « plaisir » « passe-temps » « spectacle » « délasser »
=> Aussi bien le peuple que les grands : ceux-ci sont nommés dans le même vers « Les délices du peuple et le plaisir des grands »

2) Fonction sociale
=> Petits à égalité avec les grands en tant que spectateurs (seulement). En plus cela permet aux acteurs de gagner de l’argent, la fonction pécuniaire est exprimée très clairement « S’il faut par la richesse estimer les personnes, Le théâtre est un fief dont les rentes sont bonnes »
=> Pet apporter de la reconnaissance même aux acteurs, gens du peuple « plus de biens et d’honneurs qu’il n’eut trouvé chez vous »

3) Fonction culturelle (Didactique)
Culture pour tous puisque le peuple a autant accès que les grands
Champ lexical de la culture : « rares esprits » « doctes travaux »

4) Fonction encomiastique (ce mot existe)
=> Argument d’autorité : les grands s’intéressent au théâtre « le divertissement le plus doux de nos princes » « plaisir des grands ». Et même le roi qualifié de « grand » et de « foudre de guerre » selon Corneille « daigne bien qqufois prêter l’œil et l’oreille au théâtre François »
La force du roi est d’ailleurs montré hyperboliquement « notre grand roi de foudre de guerre dont le nom se fait craindre aux deux bouts de la terre ». Le pb c’est que Louis 13 n’était pas un foudre de guerre au contraire de Louis 14 qui arrêtait pas de se battre (et de ruiner l’Etat au passage), et qu’il n’était pas non plus adepte du théâtre au contraire du cardinal de richelieu qui a la même époque a fait construire des théâtres.
=> Cet argument d’autorité n’est donc pas valable, mais vu que c’est un argument d’autorité, Pridamant ne peut que s’y plier.

L’argument d’autorité continue, avec une référence à Apollon.

=> En plus de l’utilisation importante et omniprésente d’arguments d’autorité, Corneille utilise un vocabulaire mélioratif au sujet du théâtre « douceurs d’un spectacle si beau » « métier si doux »

Ccl : éloge du théâtre à travers le théâtre. Corneille fait découvrir la vérité grâce au théâtre, c’est carrément surpuissant quoi. (hum)

Acte I, scène III, Illusion comique

Posté le 15.06.2007 par Morgane
Les caractéristiques du théâtre cornélien dans l'acte I, scène III

I. Personnages à double personnalité

Clindor a plusieurs visages, notamment visible par ses métiers et activités
Escroquerie :
- "il vous prit quelque argent", "Il vendit par la plaine des brevets à chasser la fièvre et la migraine", "dit la bonne aventure", "joua de la main", "trafiqua", "solliciteur", "maître Opérateur" ..

Métiers de l'écriture :
- "Secrétaire", "ennuyé de la plume", "enrichit les chanteurs de la Samaritaine", "il se hasarda même à faire des romans, des chansons"

Métiers demandant une grande éloquence :
- "dit la bonne aventure", "maître Opérateur", "Clerc de Notaire"

--> Clindor apparaît comme un comédien : il joue plusieurs rôles, dans ces différents métiers. Il apparaît aussi comme un comédien, dans le deuxième sens du terme, car ses métiers demandent les qualités d'un comédien de scène : l'éloquence.
Ceci est une caractéristique du théâtre cornélien car Corneille emploie d'autres personnages à double personnalité dans son oeuvre, notamment Lyse qui, au départ a voulu se venger de Clindor en aidant Adraste, et qui finalement a aidé à faire sortir Clindor de prison.
Matamore a aussi plusieurs personnalités dans l"oeuvre : à l'acte II, scène II, il se vante de ses exploits amoureux devant Clindor, or, quand il voit Isabelle dont il est amoureux, il se cache, et fuit à plusieurs reprises dans l'oeuvre. Il fait preuve à la fois de la lacheté et de vantardise.

II. Le mélange des genres

L'esthétique de la tragédie classique
- les vers sont des alexandrins
- accumulation de malheurs pour Clindor : "votre fils tout d'un coup ne fut pas grand Seigneur", "à peine lui dura jusqu'au matin", "las de tant de métiers", Clindor paraît soumis à la fatalité de ne jamais trouver le bonheur au travers de ses métiers.
Cependant il trouve aussi son bonheur à la fin..

L'esthétique comique :
- Fin heureuse : "je veux vous le montrer plein d'éclat et de gloire"
- Références à Gros-Guillaume et Gaultier-Garguille, farceurs parisiens très connus au XVIIème siècle : "des chansons pour Gautier, des pointes pour Guillaume"

L'inspiration espagnole :
- La référence aux héros picaresques : "enfin jamais Buscon, Lazarille de Tormes, Sayavèdre et Gusman ne prirent tant de formes" (en comparaison avec Clindor), de plus Clindor paraît lui-même comme un héros picaresque, car il est décrit comme un anti-héros, un aventurier qui brille par ses exploits d'escroquerie et de charlatanisme.
- "pistole" -> pièce de monnaie espagnole

--> Cette scène est donc un mélange total de genres différents, comme c'est le cas pour le reste de la pièce, avec la présence de Matamore, un capitan gascon, ou encore dans l'acte I, scène I, qui a des inspirations de la pastorale, avec Alcandre et la grotte.

CCl: pièce baroque -> caratéristique principale du théâtre cornélien
On remarque aussi que Corneille fait allusion au théâtre à plusieurs reprises, comme avec Clindor qui est comédien (et ses métiers d'écriture peuvent se rapporter à la dramartugie) , c'est encore une des principales caractéristique du théâtre cornélien, le thème du théâtre dans le théâtre (comme à la dernière scène où il fait un éloge du théâtre)


L'Illusion comique de Pierre Corneille

Posté le 14.06.2007 par Vincent
L'Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par Pierre Corneille en 1635, crée à l'Hôtel de Bourgogne en 1636 et publiée en 1639. Cette oeuvre marque un tournant dans la carrière de l'auteur, puisqu'après l'Illusion comique, Corneille n'écrira plus que des tragédies.


Analyse de l'acte III, scènes 1 et 2 de l'Illusion comique.

1) Un conflit de génération
2) Un conflit de dialogue

Questions/réponses:

I) Classez et commentez les marques d'autoritarisme de Géronte.
-> Emploi de l'impératif: 1ère réplique, "Apaisez, tarrisez" - 7ème réplique, "Cédez" - 9ème réplique, "ne me répliquez plus, rentrez".
-> Géronte: ses phrases exclamatives traduisent sa colère et ses courtes phrases soulignent sa panique qui le gagne (en opposition avec Isabelle qui use de phrases déclaratives).
-> Champ lexical de la force, du pouvoir et de l'autorité.
-> Argument d'autorité: "ne me répliquez plus quand je le veux."

II) En quoi peut-on dire que Géronte veut montrer son autorité parce qu'il n'en a plus?
-> Géronte sait que sa fille restera sur ces positions et ne changera pas d'avis. Il domine juste la parole et fait sortir Isabelle. Il est conscient qu'il n'a pas le dessus sur elle.
-> Il est donc dépassé par les évènements car il ne comprend pas sa propre fille.

III) Expliquez les différences de valeurs entre les deux personnages.
-> Géronte (ce prénom signifie "vieux"): valeur traditionelle, il veut choisir le mari de sa fille car il est attaché aux liens du mariage (favorable au mariage de raison). Il est assez attachant et on peut dire que c'est un bon père car il pense faire le mieux pour sa fille ("riche", "beau"...): c'est donc le père autoritaire traditionnel.

IV) Montrez que l'argumentation d'Isabelle est habile et efficace.
-> Lors de sa seconde réplique, Isabelle fait appel à un argument consésif.
-> Réplique 4: apostrophe.
-> La fille de Géronte privilégie l'amour et les sentiments. Elle fait aussi référence au ciel (donc à Dieu).
-> Ses arguments d'autorités sont supérieurs à ceux de son père.

V) Quel est l'interêt de ces deux scènes dans l'économie de la pièce?
-> Tout d'abord, il faut se rappeler que l'intrigue née lorsque que Lise et Adraste s'associent pour se venger de Clindor et d'Isabelle à la fin de l'acte II.
-> Ici, on a affaire à un obstacle intérieur: la volonté du héros se heurte à celle de son adversaire.
-> Ce sont des scènes qui servent à creer des noeuds, ce qui est typique d'une comédie (notamment lorsque le père s'oppose à sa fille). Dans la première scène, le caractère fort d'Isabelle est clairement mis en évidence.

*Pour bien analyser ce passage, ne pas oublier d'évoquer:
- ou on en est dans la pièce (situation initiale, finale...)
- celui qui domine dans ce dialogue
- les procédés stylistiques et la ponctuation (apostrophes, questions, connecteurs logiques, longueur des répliques et des tirades etc...)
- le rythme (long, rapide...) et les silences
- le fonction du dialogue: si elle est dialectique (en général, les personnages restent sur leur point de vue, ce qui amène à une tragédie), persuasive (qui pousse à agir) ou fédérative (qui réunit les personnages autour d'un projet commun, ce qui permet de faire avancer l'action).

**Pour analyser le sens du dialogue dans l'économie théâtrale, pensez à remarquer:
- le type de conversation: en général, elle est sincère dans les dialogues (comme ici), et cela nous permet de connaître le vrai caractère des personnages.
- si la conversation n'est pas sincère, on peut se demander quels visages ont-ils dans les autres dialogues?
(Par exemple, Clindor est très malhonnête avec Lise, mais après les scènes 1 et 2 de l'acte III, notre point de vue sur lui change).
- les personnages qui se révèlent
- enfin, ne pas hésiter à mettre en avant les liens familiaux, mais aussi les oppositions.

Que se passe t-il après les scènes 1 et 2 de l'acte III?
- Scène 3-> Géronte met dehors Matamore venu fanfaronner devant lui.
- Scène 4-> De loin, Matamore menace le vieil homme puis il se laisse aller à sa mauvaise foi, changeant en honneur ce qui est lachêté, avant de s'enfuir en croyant entendre les valets de Géronte.
- Scène 5-> En fin de compte, c'est Lyse qui paraît et Clindor lui fait la cour en prétendant qu'il ne lui préfère Isabelle que pour sa fortune.
- Scène 6-> Lyse, restée seule, hésite puis se laisse aller à sa haine.

Acte IV sène 7, Illusion Comique de Corneille

Posté le 02.06.2007 par nono
Axe : la construction du personnage de clindor

I) Un personnage tragique
II) Un personnage sincère
III) Un personnage comique

Intro :
- Illusion comique = tragi-comédie du XVIIème siècle écrite par Pierre Corneille (auteur du Cid et oncle de Fontenelle) en 1636.
- mouvement baroque de l'italien "baroco" qui signifie perle irrégulière, se manifeste en littérature par la mise en abyme, le jeu des illusions, le surnaturel et le désir de rompre avec le classique.
- situation du texte: Pridammant cherche son fils et consulte alors un mage Alcandre. Clindor est au service du capitaine Matamore et est amoureux d'Isabelle et de sa servante Lyse. Dans l'extrait étudié, Clindor est en prison pour avoir tué Adraste le prétendant d'Isabelle.

I) Un personnage tragique:
- situation rendant le personnage tragique : incarcération
- lexique de la mort "ma mort" v16 ""je meurs" v20 "il faut mourir"v23 "il m'assassine"v24
- lexique de la douleur "infames suplices"v2 ""je suis à la torture"v42
- lexique de la justice, du coupable "je fus criminel"v15 " "châtiment" v16 " "meurtrier"v25
- insistance sur "je meurs"v20
- personnage qui subit son destin, c'est la fatilité
=D thème mort+fatalité = caractéristiques de la tragédie

II) Un personnage sincère:
- "ma fortune incapable"v13 "flamme injuste"v14 "espoir coupable"v14 termes péjoratifs
- aveu "ma mort en est le juste châtiment"v16 "je vois mon trépas le honteux appareil"v44
- "Isablle toi seule en réveillant ma flamme" "Isabelle je meurs pour vous avoir servie"v18 "que je fus criminel quand je devins amant"v15 alors que Clindor trompait Isabelle, il prend concsience de son amour pour Isabelle.
=D Clindor par ces aveux et la révélation de son amour montre un autre visage : celui d'un homme sincère

III) Un personnage comique :
- hyperbole "lorsque du trépas les plus noires couleurs"v7
"excès de ma témérité" "de mon courage" personnage orgueilleux
- "fatal amour" paradoxe alors que Clindor avouait ses sentiments pour Isabelle, on a l'impression qu'il se plaint et rend son amour responsable de sa situation
- personnage peu téméraire, alors qu'il se prétendait courageux Clindor montre sa peur "esprit se trouble et ma raison s'égare"50 " la peur de la mort"v52
=D personnage comique par ses exagérations sa peur et le paradoxe

Conclusion :
- personnage constuit sous 3 formes: tragique, comique, sincère.
- situations parfois paradoxales
- Mélange du registre comique et tragique = tragi-comédie= esthétique baroque
- dénouement: mise en abyme, Clindor est en réalité un comédien, importance de l'illusion au travers de la pièce.

Ps: si vous avez des remarques à faire n'hésitez pas
PPs: conseil : si jamais vous tombez sur un extrait de l'illusion comique à l'oral n'oubliez pas à la lecture qu'il s'agit d'une pièce en vers(alexandrins)

L'Illusion comique de Pierre Corneille

Posté le 20.05.2007 par Vincent
ACTE V, scène 6:

Résumé des épisodes précédents...
A la fin de l'acte IV: Clindor fuit avec Isabelle.
Au début de l'acte V: Isabelle se sent trompée et par dessus tout malheureuse alors que de son côté, Clindor est volage et même cynique !

Dans l'acte V, on a affaire à trois nouveaux personnages: Rosine, le prince Florilame et Eraste (l'écuyer de Florilame).
Clindor fait une déclarartion d'amour à Rosine.
Le prince Florilame tue Clindor et Rosine, et emmène Isabelle avec lui.
A la fin de la scène 5, c'est l'imcompréhension totale car Pridamant voit son fils mourir sous ses yeux.

La scène 6 est la scène du dénouement: Pridamant pleure Clindor qui est mort.
On a affaire à un triple noeud:
- Pridamant crois que son fils est mort
- La vie d'Isabelle et de Clindor tourne au drame
- Clindor meurt

Mais ce ne sont que des illusions = RENVERSEMENT TOTAL !

Plan pour la scène 6 de l'acte V:
I) Une éloge du théâtre (vers 1833 à 1907)
II) Un renversement de situation (pour cela, il faudra bien entendu retracer tous les éléments de l'intrigue)

Autre plan possible (d'après mon livre):
I) Un dénouement heureux
II) Un magicien psychologue
III) Les bienfaites du théâtre

Introduction:

Tout d'abord, on peut dire que le début de la scène 6 est conforme à la tragédie (surtout dans les premières répliques). Alcandre continu à manipuler Pridamant en lui faisant croire que le suicide de son fils est juste.
Le lecteur est avantagé par rapport au spectateur lors de la didascalie. Après, la vérité est révélée: c'est un coup de théâtre car Pridamant s'aperçoit que ce n'est qu'une simple comédie !

I) L'éloge du théâtre: Rappel de la fonction du théâtre à l'époque: fonction sociale qui réunit toutes les classes ("tout le monde, le peuple, les sages et les savants...").Il y a donc une volonté de globaliser.

Le théâtre est unificateur ("Paris et sa province...")
Une fonction ludique: champ lexical du plaisir.
Un fonction esthétique: champ lexical de la beauté avec "les merveilles, si beau, se parer"
Une fonction économique: le théâtre est un milieu ou l'on gagne bien sa vie: référence à l'argent. Par exemple, on peut distinguer le champ sémantique de la fortune.
L'évocation de la notion de finance qui permet de réconcilier l'aristocratie avec les rois. Elle permet aussi d'attirer les bourgeois.

Dans la scène 6, Alcandre fait appel à des arguments d'autorités. Au vers 1877, le connecteur "même" renforce l'éloge que fait Corneille du roi: il y a ici une point d'ironie: celle-ci fait -elle référence à Matamore? Mystère...
On peut remarquer aussi que Corneille n'aborde pas la notion de religion car il faut savoir qu'à l'époque, le Clergé était contre le théâtre!!!
Ici, on a affaire à un modèle de modernité: il y a donc un fort contraste entre autrefois et aujourd'hui avec des termes très forts.
"Paris crée la mode": ici, on a affaire à un vocabulaire mélioratif important avec aussi des mots comme "honneur, bonheur, douceur, richesse, bonne, doux etc..."
De plus, il y a de nombreuses hyperboles et des superlatifs.

Enfin, Alcandre fait une éloge des métiers du théâtre: c'est un lieux de paix et de concorde. Il représente le peuple, donc l'opinion commune.
En ce qui concerne l'état d'esprit de Pridamant: volonté de la part de l'auteur de mettre en scène un changement de vision sur le théâtre (c'est le spectateur).
Pridamant est totalement transformé: en effet, il est très heureux à la fin: reconnaissance de joie avec "quelle grâce dois-je vous rendre" etc...
Alcandre prend les traits du dramaturge en rendant son public heureux. Il y a donc une mise en abîme du début à la fin de la pièce car on a affaire à des personnages qui sont en réalité des comédiens. On en déduit donc que Clindor faisait des métiers lui permettant de devenir par la suite comédien.

En conclusion: On peut donc dire que le théâtre est un genre réel car la fiction nous permet de voir la réalité. Il y a donc ici les caractéristiques de l'esthétique baroque, ou l'on est tous manipulé. Ici, le théâtre nous trompe car la vie est trompeuse !

La fin de la pièce est heureuse, puisque les amoureux sont réunis et les morts sont en quelquesorte "réssucités" !

PS : Je n'ai pas mis le titre du II) car je ne sais pas trop quelles informations sont succeptibles de figurer dans cette partie. A vous de voir avec les éléments que j'ai écris au dessus...Bonnes révisions à toutes et à tous !!!

Acte I, scène I, Illusion Comique

Posté le 14.04.2007 par Morgane
Illusion Comique, Corneille, 17ème siècle

Acte I, Scene I : Dorante tente de convaincre Primadant d'aller voir le mage Alcandre pour retrouver son fils

Axe :
Une atmosphère mystérieuse et surnaturelle/fantastique dans l'acte I, Scene I

I. Une atmosphère mystérieuse

Mystère : ce qui est caché, incompréhensible, inconnu ou obscur

- Champ lexical de l'obscurité : "grotte obscure", "nuit", "sombre", "n'ouvrant son voile épais qu'aux rayons d'un faux jour". L'obscurité est un facteur qui empêche un humain ed voir, et donc qui lui laisse le mystère pour ce qui se passe visuellement
- De la même façon, l'expression "un éclat douteux", exprime aussi la non voyance des objets et un mystère pour ce qui se passe
- Champ lexical de la mort aussi emplyé : "le commerce des ombres", "funestes bords", "mille morts". Cela créé aussi une atmosphère inquiétante, un mystère
- De plus; on parle de 2 autres personnages, alors que seuls Primadant et Dorante sont présents sur scène, cela fait un mystère car on ne sait pas qui sont ls autres persos
- Dorante parle d'Alcandre à l'aide d'expressions comme "Le grand Mage", son prénom n'apparait qu'au vers 16
- Dorante continue de faire un portrait d'Alcandre mélioratif, montrant qqun d'impressionant et d'hors du commun, comme le montrent les hyperboles : "il suffira pour vous qu'ils lise les pensées, et connait l'avenir et les choses passées", ou encore "Et pour lui nos destins sont des livres ouverts, rien n'est secret pour lui dans tout cet univers". Cela créé du du suspens, Alcandre est décrit comme spectaculaire, mais est-ce vrai ?
- Primadant témogne justement de son impatience de voir Alcandre : "j'en attends peu de choses et brûle de le voir, j'ai de l'impatience et je manque d'espoir"
- Mais, sa phrase, vers 65 "Vous m'en dites bcp", montre son doute pour les réelles capacités d'Alcandre, et il y a toujours le mystère de savoir ce qu'il est vraiment
- Primadant parle aussi de son fils mais il ne met pas son nom du vers 22 au vers 36. Cela a encore le mystère pour conséquence

En ccl, bcp d'éléments font une atmosphère mystérieuse, au niveau des personnages, et laisse un suspens pour ce qui se passera au delà de l'acte I, scène I.

II. Une atmosphère surnaturelle/fantastique

Développé par Blandine

III. La pastorale, un genre proche de l'Illusion Comique

Développé par Camille
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